Samedi 3 Octobre 2026

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Complément

Psaume

Psaume 119 (118), 121-128

De quel amour j’aime ta loi !

121
J’ai agi selon le droit et la justice :
 
 ne me livre pas à mes bourreaux.
122
Assure le bonheur de ton serviteur :
 
 que les orgueilleux ne me tourmentent plus !
123
Mes yeux se sont usés à guetter le salut
 
 et les promesses de ta justice.
124
Agis pour ton serviteur selon ton amour,
 
 apprends-moi tes commandements.
125
Je suis ton serviteur, éclaire-moi :
 
 je connaîtrai tes exigences.
126
Seigneur, il est temps que tu agisses :
 
 on a violé ta loi.
127
Aussi j’aime tes volontés,
 
 plus que l’or le plus précieux.
128
Je me règle sur chacun de tes préceptes,
 
 je hais tout chemin de mensonge.

Lectures du jour


Exode, Chap. 15, v. 12-21

12
 Tu as levé ta main droite, et nos ennemis ont disparu sous la terre!
13
 Tu as libéré ton peuple! Tu le conduis avec amour. Ta force le guide vers ton pays, vers le lieu où tu habites.
14
 En entendant cette nouvelle, les pays voisins tremblent: les Philistins sont malades de peur,
15
 les chefs d'Édom sont effrayés. Les princes de Moab tremblent aussi, et les Cananéens sont complètement découragés.
16
 Ils ont vraiment très peur! Tu agis avec puissance. Alors ces gens-là sont comme des pierres. Ils ne peuvent plus rien dire pendant que ton peuple passe, ce peuple que tu as acquis.
17
 Maintenant, tu le conduis là-bas, sur la montagne qui t'appartient. C'est là que tu vas l'installer, Seigneur. C'est le lieu que tu as préparé pour y habiter, le lieu saint que tu as établi toi-même.
18
 Seigneur, tu es roi pour toujours!
19
 Quand les chevaux du roi d'Égypte, ses chars et ses cavaliers sont entrés dans la mer, le Seigneur a fait revenir sur eux l'eau de la mer. Au contraire, les Israélites ont avancé sur un chemin sec au milieu de la mer.
20
 Alors la prophétesse Miriam, sœur d'Aaron, prend son tambourin. Toutes les femmes d'Israël la suivent en dansant au son des tambourins.
21
 Miriam chante devant elles ce refrain: Chantez pour le Seigneur! Il a remporté une grande victoire. Il a jeté à la mer chevaux et cavaliers!

Commentaire

Texte miné, texte minant

«...à servir d'expiation...»
Depuis mon adolescence, j'ai toujours eu de la peine avec la lecture sacrificielle de la croix: ici, c’est comme si Jésus devait satisfaire par sa mort ignominieuse la colère d'un Dieu vindicatif, et mourir ainsi pour calmer le courroux du Père éternel devant la gravité du péché humain.
Or, cette dramatique du salut, déduite d'une lecture (trop) immédiate de l'Ecriture, disqualifie tellement l'Evangile que les tentatives de sauver l'apparente objectivité des textes semblent désespérées, au point que pourrait être gâchés des extraits comme celui du jour, pourtant tellement central dans le fil de l'épître.
On a parlé précédemment de fidélité, alors je m'interroge: quelle fidélité?
Sur ce sujet, c'est comme si elle rimait avec suivisme: c'est écrit, c'est comme ça! Etonnant littéralisme, étonnante crispation sur des mots peu pauliniens.
Et si ce n'étaient que des mots? Des mots choisis pour rendre Dieu compréhensible à ceux à qui l'on écrit? Des mots pour exprimer l'indicible, le Dieu obscur ou seulement différent, le Dieu impensé parce qu'impensable alors dans les catégories mentales et religieuses du temps? Or n'a-t-on pas fait de Dieu le boucher qu'il n'est pas?
Voilà ce que dévoile Dieu: en Christ, il couvre la faute (c'est le sens littéral de ces mots-là). On n'est plus dans des comptes en colonnes, une mort pour payer tel poids de colère. On n'est dans un don, un cadeau infini, un amour inconditionnel. Oui, Christ est mort parce que des humains ne l'ont pas compris, oui sa mort a emporté avec elle le mal et la mort, et oui sa résurrection nous donne vie à jamais. L'amour de Dieu en Christ vient couvrir nos fautes.
Et, du coup, la justification c'est aussi cela: pouvoir enfin recevoir Dieu, le Même, mais autrement, à la faveur d'une lecture un peu rebelle?

Sujets de prière

Oraison

O Seigneur,
toi notre seul refuge et notre unique espérance,
donne-nous la force
de nous consacrer infatigablement à ton service,
dans un grand amour pour toi et pour nos frères et sœurs,
jusqu’au jour où nous parviendrons
à la vision bienheureuse de ta face,
et où tu essuieras toutes larmes de nos yeux,
dans le Royaume éternel du Christ, notre Seigneur.

Cantique 45-03 (du recueil Alléluia)

Oh! quelle joie