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Mon âme est collée à la poussière ;26
J’énumère mes voies : tu me réponds ;27
Montre-moi la voie de tes préceptes,28
La tristesse m’arrache des larmes :29
Détourne-moi de la voie du mensonge,30
J’ai choisi la voie de la fidélité,31
Je me tiens collé à tes exigences ;32
Je cours dans la voie de tes volontés,

Commentaire
Sauve qui peut
Malgré l'annonce de sa destruction, Loth et les siens ne semblent pas particulièrement pressés de quitter Sodome, on doit même les prendre par la main pour les forcer à s'enfuir. Tout ce petit monde avait apparemment bien apprécié le style de vie de cette population que Dieu s'apprêtait à exterminer. S'ils ne sont pas à proprement parler les « justes » pour lesquels Abraham a prié, Dieu fait preuve de mansuétude à leur égard ; le Dieu implacable se montre aussi comme un Dieu qui pardonne en sauvant les proches d'Abraham.
L'image d'un Dieu rude et « rustique » fait déjà place à une autre image, celle de la grâce. Loth reconnaît que Dieu l'a épargné par pure grâce. Ce Dieu va même jusqu'à accepter la modification de l'itinéraire prescrit pour la fuite, sauvant ainsi une ville de la destruction.
Et c'est là que nous rejoignons Dieu tel qu'on le redécouvre aujourd'hui, à savoir : non le Dieu à la volonté coulée dans le béton, mais le Père qui nous accompagne dans notre fuite en avant, qui intervient dans nos impasses, qui intègre nos propres intuitions dans sa visée.
La requête d'un homme ni juste, ni sans défaut a sauvé une petite ville.
Comme si Dieu attendait notre initiative pour répondre par sa miséricorde !