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Pour toujours, ta parole, Seigneur,90
Ta fidélité demeure d’âge en âge,91
Jusqu’à ce jour, le monde tient par tes décisions :92
Si je n’avais mon plaisir dans ta loi,93
Jamais je n’oublierai tes préceptes :94
Je suis à toi : sauve-moi,95
Des impies escomptent ma perte :96
De toute perfection, j’ai vu la limite ;

Commentaire
Fête et célébration
A présent, Noémi, la «gracieuse», devenue un temps Mara l’«amère», est à nouveau, Noémi. Elle est dans la joie. Dans ses bras, Oved, le fils que Ruth lui a donné, le cadeau de la vie. Elle reçoit cet enfant, l’adopte avec reconnaissance et reconnaît combien précieuse a été la présence de Ruth à ses côtés, meilleure que sept fils!
Dans cette scène finale, le chœur des femmes, une tradition antique, est en train de chanter, de célébrer la vie, la naissance et la rédemption d’une famille, celle d’Elimelek, et au-delà la famille d’Abraham, le peuple juif qui a besoin de rédemption, et même encore au-delà, la rédemption de l’humanité tout entière.
Le salut universel s’est frayé un chemin, qui passe par la renaissance d’une famille pour parvenir au Christ, notre vie. C’est un chant de louange et de reconnaissance pour un mystère qui nous dépasse, que nous ne saisissons pas entièrement, mais devant lequel nous nous inclinons.
Nous aussi, à la suite de ce chœur de femmes, nous sommes invités à chanter, à célébrer la vie, la résurrection, la fidélité du Dieu d’amour, en remerciant le Seigneur pour toutes les personnes qui avancent dans la confiance, l’amour et l’espérance, permettant à notre Dieu d’agir dans le monde.