12
Venez, mes f
ils, écoutez-moi,
que je vous enseigne la cr
ainte du Seigneur.
13
Qui donc
aime la vie
et désire les jours où il verr
a le bonheur ?
14
Garde ta l
angue du mal
et tes lèvres des par
oles perfides.
15
Évite le mal, f
ais ce qui est bien,
poursuis la p
aix, recherche-la.
16
Le Seigneur reg
arde les justes,
il écoute, attent
if à leurs cris.
17
Le Seigneur affr
onte les méchants
pour effacer de la t
erre leur mémoire.
18
Le Seigneur ent
end ceux qui l’appellent :
de toutes leurs ang
oisses, il les délivre.
19
Il est proche du cœ
ur brisé,
il sauve l’espr
it abattu.
20
Malheur sur malhe
ur pour le juste,
mais le Seigneur chaque f
ois le délivre.
21
Il veille sur chac
un de ses os :
pas un ne ser
a brisé.
22
Le mal tuer
a les méchants ;
ils seront châtiés d’avoir ha
ï le juste.
23
Le Seigneur rachèter
a ses serviteurs :
pas de châtiment
pour qui trouve en lu
i son refuge.
Commentaire
Une foi qui lutte et qui insiste.
Jacob va à la rencontre d’Esaü, mais c’est Dieu qu’il rencontre.
Dans l’étroitesse d’un gué, au milieu du fleuve de sa vie (là où il y a le moins d’eau et le plus de boue), seul, il se bat avec le Seigneur et avec lui-même.
Dans un combat pour se pardonner et pour être restauré par Dieu. Pour être béni et libéré de ses angoisses qui resurgissent du passé et troublent sa vision de l’avenir.
« Je ne te laisserai pas partir que tu ne m’aies béni. »
Ce n’est pas un caprice religieux ni de la fierté spirituelle. C’est plutôt l’humble découverte : il ne sortira pas du gué, il ne parviendra pas à traverser son angoisse, il restera à la même place… si Dieu ne le bénit !
Jacob demande bénédiction à Dieu. Car le lien nouveau avec son frère en dépend. Pour se préparer à cette rencontre, il demande à Dieu de lui montrer sa face – et pourtant, dans la foi israélite, nul ne peut voir Dieu et rester en vie. Ce n’est pas lui qui doit mourir, mais certaines choses en lui …
Il repart humble, claudicant, parce qu’on ne sort pas toujours indemne de notre passé. Sa foi et ses luttes insistantes lui ont permis de recevoir la force pour traverser le fleuve de sa vie et pour être de l’autre côté au moment où le soleil se lève.