mercredi 09 mars 2016

Temps

Temps du carême

Semaine

Mercredi de la quatrième semaine

Complément

Psaume

Psaume 22 (21), 22-30

Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

 
22
sauve-moi de la gueule du lion
 
 
et de la corne des buffles.

 
          ~

 
 
Tu m’as répondu ! †
 
23
Et je proclame ton nom devant mes frères,
 
 
je te loue en pleine assemblée.

 
24
Vous qui le craignez, louez le Seigneur, †
 
 
glorifiez-le, vous tous, descendants de Jacob,
 
 
vous tous, redoutez-le, descendants d’Israël.

 
25
Car il n’a pas rejeté,
 
 
il n’a pas réprouvé le malheureux dans sa misère ;
 
 
il ne s’est pas voilé la face devant lui,
 
 
mais il entend sa plainte.

 
26
Tu seras ma louange dans la grande assemblée ;
 
 
devant ceux qui te craignent, je tiendrai mes promesses.
 
27
Les pauvres mangeront : ils seront rassasiés ;
 
 
ils loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent :
 
 
 « À vous, toujours, la vie et la joie ! »

 
28
La terre entière se souviendra
 
 
 et reviendra vers le Seigneur,
 
 
chaque famille de nations se prosternera devant lui :
 
29
« Oui, au Seigneur la royauté,
 
 
le pouvoir sur les nations ! »

 
30
Tous ceux qui festoyaient s’inclinent ;
 
 
promis à la mort, ils plient en sa présence.

Lectures du jour


Job, Chap. 2, v. 1-13

1
Un autre jour, les habitants du ciel sont venus en présence du Seigneur. L'Accusateur est venu avec eux, lui aussi.
2
Le Seigneur lui a demandé : " D'où viens-tu ? " L'Accusateur a répondu : " Je viens de me promener partout sur la terre. "
3
Le Seigneur lui a dit : " Tu as sûrement remarqué mon serviteur Job. Personne ne lui ressemble sur la terre. C'est un homme droit, on n'a rien à lui reprocher. Il me respecte et il évite le mal. Il continue à se conduire parfaitement, et c'est sans raison que tu m'as poussé à le détruire. "
4
Mais l'Accusateur a répondu au Seigneur : " C'est normal : chacun donne pour recevoir. Tout ce qu'un homme possède, il le donne pour sauver sa vie.
5
Mais touche un peu à sa personne, et il te maudira en face, j'en suis sûr ! "
6
Le Seigneur a dit à l'Accusateur : " D'accord ! Il est en ton pouvoir, mais ne le fais pas mourir. "
7
Alors l'Accusateur s'est éloigné de la présence du Seigneur. Il a frappé Job d'une grave maladie de peau, depuis les pieds jusqu'à la tête.
8
Job s'est installé au milieu des ordures et il a pris un morceau de poterie cassée pour se gratter.
9
Sa femme lui a dit : " Tu continues à te conduire parfaitement ? Tu ferais mieux de maudire Dieu et de mourir ensuite ! "
10
Mais Job lui a répondu : " Tu parles comme une folle ! Nous acceptons le bonheur comme un don de Dieu. Alors pourquoi refuser le malheur ? " Dans ce nouveau malheur, Job n'a dit aucune parole qui offense Dieu.
11
Trois amis de Job ont appris tous les malheurs qui sont tombés sur lui. Ce sont Élifaz de Téman, Bildad de Chouha et Sofar de Naama. Chacun est arrivé de son pays. Ils se sont mis d'accord pour partager sa peine et le consoler.
12
Ils l'ont vu de loin, mais ils ne l'ont pas reconnu. Alors ils se sont mis à pleurer à grands cris. En signe de tristesse, chacun a déchiré son vêtement et ils ont jeté en l'air de la poussière qui est retombée sur leur tête.
13
Puis ils se sont assis par terre avec lui pendant sept jours et sept nuits. Aucun ne lui a parlé. En effet, ils voyaient que sa souffrance était très grande.

Commentaire

Deuxième salve : perte de la santé

Jusqu’ici, le récit nous montre trois attitudes devant le malheur. Celle de Job, celle de sa femme, prête à maudire Dieu, et celle de ses amis. Ceux-ci, à la vue de ce qui est arrivé à Job, commencent par un long silence. Ce qui me paraît plutôt adéquat. Car pour entendre la moindre parole, il faut d’abord vider le cœur de la tristesse et de la souffrance qui l’encombrent.

En s’attaquant à Job, l’Adversaire semble en même temps vouloir tester Dieu, l’atteindre à travers ce qui le touche le plus, sa relation aux humains.
Dieu se laisserait-il provoquer à nos dépens ?

Cette question revient souvent : « Où est Dieu ? Qu’ai-je fait pour mériter cela ? » Or ce n’est pas ce que Job dit. Non, il ne se détourne pas de Dieu, qui pourtant reste silencieux – comme il l’a été lors de la Passion de son Fils.
Il se pourrait que Dieu ne veuille pas répondre à la place de son ami Job en qui il met son amour et sa confiance…

Parvenue à ce stade du conte, j’aimerais moi aussi faire un pari (pas stupide) : celui que Dieu ne se laisse pas atteindre, qu’il croit en l’humain qu’il a créé, qu’il l’aime ; et que « rien ne peut nous séparer de lui, ni la mort ni la vie »… Pas même notre foi ou notre doute les plus profonds.

Sujets de prière

Oraison

Dieu tout-puissant,
qui veux que tous les hommes soient sauvés
et parviennent à la connaissance de la vérité,
délivre-nous de toutes les ruses du Malin
et donne-nous de te connaître, toi le seul vrai Dieu,
et Celui que tu as envoyé, Jésus-Christ, notre Seigneur.

Cantique 44-11 (du recueil Alléluia)

Entre tes mains j'abandonne