jeudi 09 mai 2019

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Temps de Pâques

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Complément

Psaume

Psaume 128 (127)

Tu verras les fils de tes fils

 
1
Heureux qui craint le Seigneur
 
 
et marche selon ses voies !

 
2
Tu te nourriras du travail de tes mains :
 
 
Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !

 
3
Ta femme sera dans ta maison
 
 
 comme une vigne généreuse, *
 
 
et tes fils, autour de la table,
 
 
 comme des plants d’olivier.

 
4
Voilà comment sera béni
 
 
 l’homme qui craint le Seigneur. *
 
5
De Sion, que le Seigneur te bénisse !

 
 
Tu verras le bonheur de Jérusalem
 
 
 tous les jours de ta vie, *
 
6
et tu verras les fils de tes fils.

 
 
      Paix sur Israël !

Lectures du jour


Première épître de Pierre, Chap. 2, v. 19-25

19
 Vous supportez peut-être des souffrances que vous ne méritez pas, et cela, parce que vous voulez rester fidèles à Dieu. Eh bien, c'est une belle chose.
20
 En effet, si vous avez fait le mal, quel mérite avez-vous à supporter les coups? Mais si vous souffrez avec patience quand vous avez fait le bien, c'est une belle chose devant Dieu.
21
 Oui, c'est à cela que Dieu vous a appelés. Le Christ aussi a souffert pour vous, il vous a montré le chemin, pour que vous suiviez ses traces.
22
 Lui, il n'a pas fait le mal, il n'a jamais trompé personne.
23
 Lui, quand on l'a insulté, il n'a pas rendu l'insulte. Quand il a souffert, il n'a menacé personne, mais il a mis sa confiance en Dieu qui juge avec justice.
24
 Sur le bois de la croix, il a porté lui-même nos péchés dans son corps. C'est pourquoi nous avons cessé de vivre pour le péché et nous pouvons mener une vie qui plaît à Dieu. C'est par ses blessures qu'il vous a guéris.
25
 Oui, vous étiez comme des moutons perdus, mais maintenant, vous êtes revenus vers le berger qui protège vos vies. Paix à vous tous qui êtes unis dans le Christ!

Commentaire

Souffrir sans le mériter

Ce texte se garde de justifier la souffrance.
Il ne dit pas: «vous qui êtes fragiles, faillibles, pécheurs… au fond, il est normal que vous souffriez – et même : vous méritez de souffrir …» – Non ! La souffrance ne vient pas comme un juste retour, mais comme quelque chose d’aussi immérité que la souffrance du Christ.
A nouveau, la soumission, le respect poussé de plus en plus loin.

Le respect et la bonté recommandés par ces versets peuvent être à sens unique, sans réciproque, « à perte » vis-à-vis d’un autre qui ne pratique pas la même attention ni les mêmes égards.
Non, ce n’est pas « à perte », dit le texte.
Bien agir et refuser de mal agir même si on est maltraité, c’est une attitude juste. Une souffrance non méritée – celle des croyants, semblable à celle du Christ – tend vers la justice.
Elle refuse de se faire justice, elle refuse de se venger ou de renoncer au respect parce que l’autre ne respecte rien. Non, les croyants n’accorderont pas aux injustes le pouvoir de leur dicter leur conduite ! « Je ne vous donnerai pas le pouvoir de me rendre méchant ! »
La vraie justice venant de Dieu est attendue patiemment. Elle est pratiquée en attendant, même à sens unique.

Ce texte suit une ligne difficile et exigeante.
Il se garde de justifier la souffrance, soit. Et pourtant: que de souffrances injustes ont été cautionnées, permises, imposées en usant de tels arguments ! Que de victimes encouragées, voire obligées à subir sans se révolter, à cause des bons conseils de l’épître de Pierre ! …

Sujets de prière

Oraison

O notre Dieu,
qui nous as révélé par la passion de ton Fils
que l’obéissance peut mener à la croix,
que la récompense de la fidélité
peut être une couronne d’épines,
accorde-nous de comprendre ces grandes leçons.
Nous t’en prions au nom du Christ.

Cantique 47-11 (du recueil Alléluia)

Viens nous précéder