Mercredi 8 Juin 2016

Temps

Temps ordinaire

Semaine

Mercredi

Complément

Psaume

Psaume 9a

Tu as jugé avec justice

 
2
De tout mon cœur, Seigneur, je rendrai grâce,
 
 
je dirai tes innombrables merveilles ;
 
3
pour toi, j’exulterai, je danserai,
 
 
je fêterai ton nom, Dieu Très-Haut.

 
4
Mes ennemis ont battu en retraite,
 
 
devant ta face, ils s’écroulent et périssent.
 
5
Tu as plaidé mon droit et ma cause,
 
 
tu as siégé, tu as jugé avec justice.

 
6
Tu menaces les nations, tu fais périr les méchants,
 
 
à tout jamais tu effaces leur nom.
 
7
L’ennemi est achevé, ruiné pour toujours,
 
 
tu as rasé des villes, leur souvenir a péri.

 
8
Mais il siège, le Seigneur, à jamais :
 
 
pour juger, il affermit son trône ;
 
9
il juge le monde avec justice
 
 
et gouverne les peuples avec droiture.

 
10
Qu’il soit la forteresse de l’opprimé,
 
 
sa forteresse aux heures d’angoisse :
 
11
ils s’appuieront sur toi, ceux qui connaissent ton nom ;
 
 
jamais tu n’abandonnes, Seigneur, ceux qui te cherchent.

 
12
Fêtez le Seigneur qui siège dans Sion,
 
 
annoncez parmi les peuples ses exploits !
 
13
Attentif au sang versé, il se rappelle,
 
 
il n’oublie pas le cri des malheureux.

 
14
Pitié pour moi, Seigneur,
 
 
 vois le mal que m’ont fait mes adversaires, *
 
 
toi qui m’arraches aux portes de la mort ;
 
15
et je dirai tes innombrables louanges
 
 
 aux portes de Sion, *
 
 
je danserai de joie pour ta victoire.

 
16
Ils sont tombés, les païens, dans la fosse qu’ils creusaient ;
 
 
aux filets qu’ils ont tendus, leurs pieds se sont pris.
 
17
Le Seigneur s’est fait connaître : il a rendu le jugement,
 
 
il prend les méchants à leur piège.

 
18
Que les méchants retournent chez les morts,
 
 
toutes les nations qui oublient le vrai Dieu !
 
19
Mais le pauvre n’est pas oublié pour toujours :
 
 
jamais ne périt l’espoir des malheureux.

 
20
Lève-toi, Seigneur : qu’un mortel ne soit pas le plus fort,
 
 
que les nations soient jugées devant ta face !
 
21
Frappe-les d’épouvante, Seigneur :
 
 
que les nations se reconnaissent mortelles !

Lectures du jour

Commentaire

Le passé et le présent de la Parole

Les Actes peuvent être compris comme le livre de l’expansion de la Parole. Les itinéraires sobres et fiables que nous trouvons ici et là sont au service de ce thème.
A Milet, avant son voyage décisif à Jérusalem, Paul prononce un discours où cette Parole est une nouvelle fois exposée. Il n’y mourra pas encore, mais ce voyage ne manque pas d’être similaire au dernier voyage de Jésus. Aussi Paul prononce-t-il ici un discours d’adieu, tout comme le Christ de l’évangile de Jean en prononce un (Jean 13-17), avant son arrestation et sa mort.
Dans ce discours, Paul est présenté comme un modèle de missionnaire et de responsable d’Eglise. Dans les premiers versets, nous avons l’évocation du passé. Jusqu’à maintenant, la prédication s’est adressée aux Juifs et aux Grecs. Selon les Actes, l’activité missionnaire de Paul s’est déployée d’abord dans la synagogue. Autrement dit, le cadre est celui de l’universalité du peuple saint. Néanmoins, cette prédication a retenti au milieu des épreuves provoquées par les Juifs.
Puis vient l’évocation du présent (v. 22-24). Deux certitudes se combinent pour décrire une seule réalité : celle de l’épreuve qu’il faudra endurer et celle de pouvoir malgré tout mener à bien l’annonce de l’Evangile de la Grâce. Le chemin de la Parole a beau passer par les difficultés, il est néanmoins irrésistible. Oui, elle fait son chemin, certainement pas comme un grand fleuve, mais comme un ruissellement souterrain qui jaillit en surface ici ou là.

Sujets de prière

Oraison

Dieu éternel et tout-puissant,
nous te rendons grâce pour ton serviteur Paul
que tu as appelé à prêcher l’Evangile
aux peuples de l’Antiquité
et à être une lumière qui brille dans le monde.
Nous t’en prions, illumine nos coeurs,
qu’à notre tour, nous proclamions ta louange,
toi qui nous as appelés des ténèbres
à ta merveilleuse lumière.
Par Jésus-Christ, notre Seigneur,
qui vit et règne avec toi et le Saint-Esprit,
un seul Dieu, maintenant et toujours.

Cantique 12-03 (du recueil Alléluia)

Le bon berger