vendredi 06 octobre 2017

Temps

Temps ordinaire

Semaine

Vendredi

Complément

Psaume

Psaume 39 (38)

L’homme n’est qu’un souffle

 
2
J’ai dit : « Je garderai mon chemin
 
 
sans laisser ma langue s’égarer ;
 
 
je garderai un bâillon sur ma bouche,
 
 
tant que l’impie se tiendra devant moi. »

 
3
Je suis resté muet, silencieux ;
 
 
 je me taisais, mais sans profit. *
 
 
Mon tourment s’exaspérait,
 
4
 mon cœur brûlait en moi.
 
 
Quand j’y pensais, je m’enflammais,
 
 
et j’ai laissé parler ma langue.

 
5
Seigneur, fais-moi connaître ma fin,
 
 
 quel est le nombre de mes jours :
 
 
je connaîtrai combien je suis fragile.
 
6
Vois le peu de jours que tu m’accordes :
 
 
ma durée n’est rien devant toi.

 
 
L’homme ici-bas n’est qu’un souffle ;
 
7
il va, il vient, il n’est qu’une image.
 
 
Rien qu’un souffle, tous ses tracas ;
 
 
il amasse, mais qui recueillera ?

 
          ~

 
8
Maintenant, que puis-je attendre, Seigneur ?
 
 
Elle est en toi, mon espérance.
 
9
Délivre-moi de tous mes péchés,
 
 
épargne-moi les injures des fous.

 
10
Je me suis tu, je n’ouvre pas la bouche,
 
 
car c’est toi qui es à l’œuvre.
 
11
Éloigne de moi tes coups :
 
 
je succombe sous ta main qui me frappe.

 
12
Tu redresses l’homme en corrigeant sa faute, †
 
 
tu ronges comme un ver son désir ; *
 
 
l’homme n’est qu’un souffle.

 
13
Entends ma prière, Seigneur, écoute mon cri ;
 
 
ne reste pas sourd à mes pleurs.
 
 
Je ne suis qu’un hôte chez toi,
 
 
un passant, comme tous mes pères.

 
14
Détourne de moi tes yeux, que je respire
 
 
avant que je m’en aille et ne sois plus.

Lectures du jour

Évangile selon Luc, Chap. 8,22-25......................................................................22Un jour, Jésus monte dans une barque avec ses disciples. Il leur dit : « Allons de l'autre côté du lac ! » Et ils partent. 23Pendant la traversée, Jésus s'endort. Soudain, un vent violent se met à souffler sur le lac, l'eau entre dans la barque, et ils sont en danger. 24Les disciples s'approchent de Jésus et ils le réveillent en disant : « Maître, maître, nous allons mourir ! » Jésus se réveille. Il menace le vent et les grosses vagues. Alors la tempête s'arrête, et tout devient calme. 25Jésus dit aux disciples : « Où est votre foi ? » Ils ont très peur et ils sont étonnés. Ils se disent entre eux : « Qui donc est cet homme ? Il commande même au vent et à l'eau, et ils lui obéissent ! »

Commentaire

La tempête apaisée

Ce qui est remarquable au début, c’est que Jésus emmène les disciples sur la barque avec lui, et pas le contraire. Souvent, nous désirons prendre Jésus avec nous sur notre «barque» : or la foi, c’est aller avec Jésus sur «sa» barque. C’est tout différent.
La deuxième chose, c’est que la tempête se lève. Etre avec Jésus dans la barque n’élimine pas les tempêtes, parfois c’est juste le contraire. Il y a de l’opposition. Ensuite, si Jésus dort, ce n’est pas par fatigue ou indifférence, c’est un signe de son calme, de sa supériorité par rapport aux éléments déchaînés, un signe de victoire. Ce qui étonne aussi, c’est que les disciples demandent l’aide de Jésus mais quand elle est là, ils sont effrayés et étonnés, comme s’ils n’avaient pas vraiment cru en son efficacité.
Jésus veut d’abord aider (calmer la tempête), et après il parle. Son but n’est pas de faire des reproches, mais d’apprendre quelque chose aux disciples par la manière dont ils ont vécu cette épreuve. La vraie question de la foi est posée en fin de récit : « Quel est-il celui-ci ? » Oui, qui est Jésus-Christ ? Un prophète, un guérisseur, un homme qui dit des choses intéressantes ? Ou le maître des éléments, de tout ; le maître du sabbat, maître dominant l’ennemi, maître de la mort, mais aussi le maître de nos vies de disciples ?

Sujets de prière

Oraison

Jésus, notre joie,
quand nous comprenons que tu nous aimes,
quelque chose de notre vie est apaisé
et même transformé.
Nous te demandons:
qu’attends-tu de moi?
Et, par l’Esprit Saint, tu réponds:
que rien ne te trouble,
je prie en toi, ose le don de ta vie.
Sois béni pour les siècles.

Cantique 47-02 (du recueil Alléluia)

Notre barque est en danger