mardi 05 mai 2015

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Mardi de la cinquième semaine

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Lectures du jour


Évangile selon Jean, Chap. 6, v. 16-27

16
Quand le soir arrive, les disciples de Jésus descendent au bord du lac.
17
Ils montent dans une barque et ils vont vers Capernaüm, de l'autre côté du lac. Il fait déjà nuit, Jésus ne les a pas encore rejoints.
18
Le vent souffle fort et il y a beaucoup de vagues.
19
Les disciples ont fait à peu près cinq kilomètres. À ce moment-là, ils voient Jésus marcher sur le lac et s'approcher de la barque. Alors ils ont peur.
20
Mais Jésus leur dit : " C'est moi, n'ayez pas peur. "
21
Ils veulent le prendre dans la barque, mais aussitôt, la barque arrive à l'endroit où ils allaient.
22
La foule est restée de l'autre côté du lac. Le jour suivant, les gens voient qu'une seule barque est partie. Ils le savent, Jésus n'est pas monté dans la barque avec ses disciples. Les disciples sont partis seuls.
23
Mais d'autres barques viennent de Tibériade. Elles arrivent près de l'endroit où les gens ont mangé le pain après la prière de remerciement du Seigneur.
24
La foule voit que Jésus et ses disciples ne sont pas là. Alors ils montent dans les barques et ils vont à Capernaüm pour chercher Jésus.
25
Les gens trouvent Jésus de l'autre côté du lac et ils lui demandent : " Maître, quand est-ce que tu es arrivé ici ? "
26
Jésus leur répond : " Oui, je vous le dis, c'est la vérité : vous me cherchez seulement parce que vous avez mangé autant de pain que vous avez voulu. Mais vous ne me cherchez pas parce que vous avez vu des signes étonnants.
27
Ne travaillez pas pour la nourriture qui s'abîme. Mais travaillez pour la nourriture qui dure et qui donne la vie avec Dieu pour toujours. Cette nourriture, le Fils de l'homme vous la donnera. En effet, le Père, qui est Dieu lui-même, a donné son pouvoir au Fils. "

Commentaire

A bon port

C'est un grand désarroi qui frappe les disciples. Après un tel geste suscitant l'enthousiasme des foules (v. 1-15), Jésus disparaît et les laisse seuls. C'est la nuit, la mer est mauvaise. Ils sont seuls dans cette barque pour entreprendre une traversée dont ils ne savent pas où elle les mènera. Lorsque Jésus les rejoint, c'est de manière tellement surprenante qu'ils sont incapables de le reconnaître. Leur seule réaction, c'est la peur. L'avantage de cette situation, c'est que les disciples ne sont pas enfermés dans une fausse compréhension de Jésus. Ils sont exposés à la peur, mais aussi à une reconnaissance renouvelée de leur maître. Il domine les eaux, symbole biblique des forces qui menacent la création et figure habituelle de la mort. Les voici avertis de la nature divine de Jésus. Peut-être en le découvrant se souviennent-ils du psaume 107, 30 : «Il les a conduits au port qu’ils voulaient atteindre».
Mais les voilà aussi engagés avec lui sur le chemin qu’il va être amené à parcourir. Il va vers sa mort. C'est de la domination de cette dernière que pourra surgir le pain du ciel.
Tout cet épisode prépare le lecteur aux discours et polémiques qui vont suivre. Dans la nuit du doute et les tempêtes de l'indécision, Jésus ne laisse pas ses disciples seuls.
Alors qu'il la fuyait précédemment, voici que Jésus accepte le dialogue avec la foule. Contradiction ? Non, Jésus prend en compte un fait important et raconté avec force détails : la foule s'est mise à sa recherche. Elle n'est plus tout à fait la masse statique avide de merveilleux. Elle accepte de se mettre en quête. Sa mise en mouvement l'a préparée à entrer en dialogue avec celui qu'elle prend pour un rabbi, un maître de la loi.

Oraison

De ton Esprit, Dieu de vérité,
nous avons reçu la grâce de savoir
que le Christ est ressuscité;
fortifie la foi et l’espérance de ton peuple;
ne laisse pas le doute entamer
notre confiance dans la promesse de résurrection
que toi-même nous as faite,
en Jésus, ton Fils, notre Seigneur.

Cantique 47-02 (du recueil Alléluia)

Notre barque est en danger