lundi 04 mai 2015

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Lundi de la cinquième semaine

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Lectures du jour


Évangile selon Jean, Chap. 6, v. 1-15

1
Après cela, Jésus s'en va de l'autre côté du lac de Galilée, qu'on appelle aussi lac de Tibériade.
2
Une grande foule le suit. En effet, les gens ont vu les signes étonnants qu'il a faits en guérissant les malades.
3
Jésus monte sur une montagne et là, il s'assoit avec ses disciples.
4
C'est un peu avant la fête juive de la Pâque.
5
Jésus regarde et il voit une grande foule qui vient vers lui. Il demande à Philippe : " Où allons-nous acheter des pains pour qu'ils mangent ? "
6
Jésus dit cela pour voir ce que Philippe va répondre, mais il sait déjà ce qu'il va faire.
7
Philippe lui répond : " Même avec 200 pièces d'argent, cela ne suffit pas pour que chacun reçoive un petit morceau de pain. "
8
Un autre disciple, André, le frère de Simon-Pierre, dit à Jésus :
9
Il y a là un petit garçon qui a cinq pains d'orge et deux petits poissons. Mais qu'est-ce que c'est pour tant de gens ? "
10
Jésus dit : " Faites asseoir tout le monde. " Il y a beaucoup d'herbe à cet endroit et les gens s'assoient. Ils sont à peu près 5 000.
11
Alors Jésus prend les pains, il remercie Dieu et il les distribue aux gens qui sont là. Il fait la même chose avec les poissons. Il leur en donne autant qu'ils veulent.
12
Quand ils ont assez mangé, Jésus dit à ses disciples : " Ramassez les morceaux qui restent, il ne faut rien perdre. "
13
Les disciples les ramassent, ils remplissent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d'orge qui restent après le repas.
14
En voyant le signe étonnant que Jésus vient de faire, les gens disent : " C'est vraiment lui le Prophète, celui qui devait venir dans le monde. "
15
Mais Jésus le sait : ils vont venir le prendre pour le faire roi. Alors il s'éloigne de nouveau dans la montagne, tout seul.

Commentaire

Un signe de plus

La sobriété avec laquelle nous est raconté ce miracle convient bien à l'intention de l'évangéliste. Certes, Jésus a bien réalisé des prodiges, mais qu'importe comment ils ont eu lieu. L'essentiel est ailleurs. Il convient de rechercher et de confesser ce qu'ils nous disent à propos de Jésus. Pourtant, le récit ne minimise pas l'importance du signe accompli. Le dialogue entre Jésus, Philippe et André met en scène - ou en cène ! - l'impossibilité de nourrir une telle foule avec les moyens dérisoires disponibles.
L'attitude et l'autorité de Jésus est souveraine. La foule se met en place et chacun reçoit à manger. Il y a même des restes qui sont soigneusement conservés. Contrairement à la manne dans le désert qui ne peut se conserver, le pain est mis de côté. Il est placé en réserve de sens pour les générations à venir qui sont elles aussi invitées à partager le repas où Jésus donne et se donne. Ce qui a été proposé aux foules de Galilée n'est rien de moins qu'une anticipation du banquet messianique. Jésus est celui qui permet une telle fête et qui en ouvre largement la porte.
Comme chaque signe, celui-ci n'échappe pas à l'ambiguïté. Les foules reconnaissent en lui le Prophète annoncé par Moise. Jésus perçoit le danger de devenir la projection des attentes humaines. Il se retire, comme il se retirera de la vue des pèlerins d'Emmaüs.

Oraison

Tu as révélé, Seigneur,
que tu serais la vie de tes fidèles,
la gloire des humbles et le bonheur des justes ;
réponds à ceux qui te supplient :
ils ont soif des biens que tu promets,
ouvre-leur tes réserves de grâce.
Par Jésus Christ, notre Seigneur.

Cantique 49-52 (du recueil Alléluia)

Pour le pain de chaque jour