lundi 04 décembre 2017

Temps

Temps de l'Avent

Semaine

Lundi de la première semaine

Complément

Psaume

Psaume 120 (119)

Je dois vivre en exil

 
1
Dans ma détresse, j’ai crié vers le Seigneur,
 
 
   et lui m’a répondu. *
 
2
Seigneur, délivre-moi de la langue perfide,
 
 
   de la bouche qui ment.

 
3
Que t’infliger, ô langue perfide,
 
 
   et qu’ajouter encore ? *
 
4
La flèche meurtrière du guerrier,
 
 
   et la braise des genêts.

 
5
Malheur à moi : je dois vivre en exil *
 
 
   et camper dans un désert !

 
6
Trop longtemps, j’ai vécu parmi ces gens
 
 
   qui haïssent la paix. *
 
7
Je ne veux que la paix, mais quand je parle
 
 
   ils cherchent la guerre.

Lectures du jour


Livre d’Ésaïe, Chap. 1, v. 1-18

1
Voici la vision qu'Ésaïe, fils d'Amots, a reçue au sujet du royaume de Juda et de la ville de Jérusalem. Il a vu ces choses à l'époque où Ozias, Yotam, Akaz, puis Ézékias étaient rois de Juda.
2
Ciel, écoute! Et toi, la terre, tends l'oreille! C'est le Seigneur qui parle: "J'ai fait grandir des enfants, je les ai élevés, mais ils se sont révoltés contre moi.
3
Un bœuf connaît son propriétaire. Un âne connaît la mangeoire où son maître lui apporte à manger. Mais Israël ne connaît rien, mon peuple ne comprend rien."
4
Quel malheur, peuple coupable, peuple chargé de crimes! Vous êtes une race de bandits, des fils pourris! Vous avez abandonné le Seigneur, vous avez méprisé le Dieu saint d'Israël, vous lui avez tourné le dos.
5
Vous qui continuez à vous révolter contre moi, à quel endroit faut-il encore vous frapper? La tête est couverte de blessures, le cœur tout entier est malade.
6
Des pieds à la tête, plus rien n'est en bon état. Partout il n'y a que blessures, traces de coups, plaies ouvertes. Personne ne les a nettoyées, personne ne les a couvertes de bandages, personne ne les a soignées avec de l'huile.
7
Votre pays ressemble à un désert de tristesse. Vos villes sont détruites par le feu, des étrangers dévorent vos récoltes sous vos yeux. Vos champs sont détruits, bouleversés comme après le passage des ennemis.
8
Seule la ville de Sion est restée comme un abri dans une vigne, comme une hutte dans un champ de légumes, comme une ville entourée de soldats ennemis.
9
Si le Seigneur de l'univers n'avait pas laissé quelques personnes en vie chez nous, nous serions comme la ville de Sodome, nous ressemblerions à Gomorrhe.
10
Vous, les chefs et le peuple, vous ne valez pas mieux que les chefs corrompus et la population de Sodome et Gomorrhe. Écoutez donc la parole du Seigneur, ouvrez vos oreilles à l'enseignement de notre Dieu!
11
Le Seigneur dit: "À quoi me servent vos nombreux sacrifices? Vous brûlez entièrement des moutons pour moi, vous m'offrez la graisse des veaux. J'en ai assez de tout cela. Le sang des taureaux, des agneaux et des boucs, je n'en veux plus.
12
Quand vous venez vous présenter devant moi, vous occupez inutilement les cours de mon temple. Est-ce que je vous ai demandé cela?
13
Arrêtez de m'apporter des offrandes qui ne servent à rien! La fumée, je l'ai en horreur. Vous fêtez la nouvelle lune et le sabbat, vous organisez de grands rassemblements, et en même temps, vous commettez le mal. Je ne peux plus supporter cela.
14
Je déteste vos fêtes de nouvelle lune et vos cérémonies. Elles sont un poids pour moi, et je suis fatigué de les supporter.
15
Quand vous étendez les mains pour prier, je détourne mon regard. Même si vous faites beaucoup de prières, je n'écoute pas. Vos mains sont couvertes de sang.
16
Lavez-vous, rendez-vous purs. Éloignez de mes yeux vos actions mauvaises, arrêtez de faire le mal.
17
Apprenez à faire le bien. Cherchez à respecter le droit. Ramenez dans le bon chemin celui qui écrase les autres par l'injustice. Défendez les droits des orphelins, prenez en main la cause des veuves."
18
Le Seigneur dit: "Venez, nous allons discuter. Même si vos péchés ont la couleur du sang, ils prendront la couleur du lait. S'ils sont rouges comme le feu, ils deviendront aussi blancs que la neige.

Commentaire

Hélas ! …

Dans certaines rubriques de journaux, on distribue des cactus ou des roses, des ‘bravo’ ou des ‘hélas !’ pour qualifier ce qu’on aime ou pas.
Esaïe commence par attribuer un ‘hélas !’ au peuple et prend la création à témoin. Un ‘hélas !’ motivé par la manière dont sont vécues les relations humaines corrompues par la violence et l’hypocrisie. Par la manière dont est vécue la relation
à Dieu, dans l’abandon et le mépris. Un ‘hélas !’ qui est le cri des souffrances que traverse le peuple – il n’y a plus un endroit du corps social qui n’ait pas reçu son horion. L’âne et le bœuf sont reconnaissants envers leur détenteur des soins qu’ils reçoivent : pourquoi donc le peuple laisse-t-il son corps se couvrir des plaies de son ingratitude ?

Poursuivant son constat dès le v. 11, le prophète dresse maintenant un état de la situation religieuse. Ritualisme dépourvu de sens, automaticité des attitudes, importance posée sur les aspects formels et extérieurs. Rien de ces pratiques ne ‘relie’ à Dieu – serait-ce donc cela, la ‘religion’ ?
Ces rites et habitudes sont, malgré tout, en parfaite conformité avec les exigences cultuelles. Ce n’est pas leur existence comme telle que le prophète met en cause mais la manière de les vivre. Un manque total de cohérence, voilà ce qu’il pointe : l’obéissance à Dieu ne postule-t-elle pas aussi le respect, la prise en compte du prochain, de ses besoins, de ses attentes ?
Il est urgent de retrouver le chemin de la justice – alors la vie pourra triompher.

Sujets de prière

Oraison

Dieu de miséricorde, tu as envoyé tes messagers les prophètes prêcher le repentir et préparer le chemin du salut: Accorde-nous la grâce d’accueillir leurs appels en renonçant au péché; et nous pourrons saluer avec joie l’avènement de Jésus Christ, notre Rédempteur. Lui qui vit et règne avec toi et le Saint-Esprit, un seul Dieu, maintenant et toujours.

Cantique 44-06 (du recueil Alléluia)

C'est mon joyeux service