samedi 04 avril 2015

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Semaine Sainte

Semaine

Samedi saint

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Lectures du jour


Première épître de Pierre, Chap. 3, v. 13-21

13
Si vous cherchez à faire le bien de tout votre cœur, qui vous fera du mal ?
14
Et puis, si un jour vous souffrez parce que vous faites le bien, quel bonheur pour vous ! N'ayez pas peur des gens et ne vous laissez pas troubler !
15
Mais reconnaissez dans vos cœurs que le Christ seul est saint, il est votre Seigneur. Quand on vous demande pourquoi vous espérez, soyez toujours prêts à donner des explications.
16
Mais faites-le avec douceur et respect, avec une conscience pure. Alors, quand des gens vous accusent faussement sur un point, quand ils vous insultent parce que vous vous conduisez en chrétiens, ils seront couverts de honte.
17
Oui, il vaut mieux souffrir en faisant le bien, si Dieu veut cela, plutôt que de souffrir en faisant le mal.
18
En effet, le Christ lui-même est mort une fois pour toutes pour les péchés des êtres humains. Lui qui était innocent, il est mort pour des coupables, afin de vous conduire à Dieu. Lui, il a été tué dans son corps, mais l'Esprit Saint lui a rendu la vie.
19
Alors il est allé annoncer la Bonne Nouvelle aux morts qui étaient en prison.
20
Ces morts sont ceux qui ont désobéi à Dieu autrefois, quand Dieu faisait durer sa patience. C'était au moment où Noé construisait son bateau. Peu de personnes, huit en tout, sont entrées dans ce bateau et ont été sauvées à travers l'eau.
21
C'est une image du baptême qui vous sauve aujourd'hui, vous aussi. Le sens du baptême n'est pas d'enlever les saletés du corps, mais de répondre à l'appel de Dieu avec une conscience pure. Le baptême vous sauve, parce que Jésus-Christ s'est levé de la mort.

Commentaire

A la croisée des mondes

On peut lire ce passage avec un esprit comptable: quelle quantité de souffrances et quel type de sang fallait-il pour apaiser la colère de Dieu contre les péchés des humains?
D'un tel Dieu comptable, je suis 'athée'. Dans ces mots d'autrefois, j'entends que Jésus a été humain jusqu'au bout. Mortel, il est resté lucide sur les failles et les fragilités des humains; il est resté proche des victimes de toute exclusion et des gens emprisonnés dans leurs schémas de pensée; il est resté confiant en Dieu, donc capable d'espérer que tout être humain -en tout temps et en tout lieu - peut accéder à la vie.
De cette espérance, notre baptême est porteur. Non pas l'acte du baptême en lui­ même: aucun rite humain n'a de portée «magique». Mais le sens que nous lui donnons.
A la fois indispensable à la vie et capable de donner la mort, l'eau du baptême nous rappelle notre condition humaine. Fragiles, vulnérables, corruptibles, nous sommes mortels. Et pourtant appelés à la vie, devant Dieu et au milieu des autres, à la suite de Jésus.
Pour exprimer cette puissance de vie, l'apôtre explore les mondes du visible et de l'invisible, les mondes de l'histoire et des mythes, les mondes d'hier et de demain. Ces mondes se bousculent dans notre aujourd'hui: quoi qui nous trouble, nous sommes invités à vivre en Christ, avec confiance, et à sa manière.

Oraison

Seigneur couché dans un tombeau,
tu détruis le royaume des ténèbres;
par ta mort, tu fais mourir la mort,
et tu sauves les mortels de leur corruption.
Il est juste de te magnifier, toi qui donnes la vie:
tu as étendu les mains sur la croix
et tu as brisé la force de l’ennemi!
O Christ, nous célébrons comme divines ta mort en croix
et ta sépulture, nous tous qui,
par ta mise au tombeau, sommes délivrés de la mort
et te bénissons pour les siècles des siècles.

Cantique 33-11 (du recueil Alléluia)

Pour quel péché, Jésus