lundi 31 octobre 2016

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Lundi

Complément

Psaume

Psaume 110 (109)

Siège à ma droite

 
1
Oracle du Seigneur à mon seigneur :
 
 
   « Siège à ma droite, *
 
 
et je ferai de tes ennemis
 
 
   le marchepied de ton trône. »

 
2
De Sion, le Seigneur te présente
 
 
   le sceptre de ta force : *
 
 
« Domine jusqu’au cœur de l’ennemi. »

 
3
Le jour où paraît ta puissance,
 
 
   tu es prince, éblouissant de sainteté : *
 
 
« Comme la rosée qui naît de l’aurore,
 
 
   je t’ai engendré. »

 
4
Le Seigneur l’a juré
 
 
   dans un serment irrévocable : *
 
 
« Tu es prêtre à jamais
 
 
   selon l’ordre du roi Melkisédek. »

 
5
À ta droite se tient le Seigneur : *
 
 
il brise les rois au jour de sa colère.

 
7
Au torrent il s’abreuve en chemin, *
 
 
c’est pourquoi il redresse la tête.

Lectures du jour


Job, Chap. 19, v. 13-29

13
Mes parents, Dieu les a éloignés de moi. Ceux qui me connaissent font tout pour m'éviter.
14
Ceux qui sont proches de moi ont disparu, et mes amis m'ont oublié.
15
Mes invités et mes servantes me traitent comme un étranger. Pour eux, je suis quelqu'un de gênant.
16
J'appelle mon serviteur, il ne répond pas, même quand je le supplie.
17
Ma femme ne supporte plus mon odeur, et je dégoûte mes propres frères.
18
Même les petits enfants me méprisent. Quand je me mets à parler, ils se moquent de moi.
19
Tous mes meilleurs amis me détestent, tous ceux que j'aimais se tournent contre moi.
20
Je n'ai plus que la peau et les os et je suis presque mort.
21
Ayez pitié de moi, ayez pitié de moi, vous, mes amis. Oui, la main de Dieu m'a frappé !
22
Vous me faites souffrir comme Dieu. Pourquoi donc ? Est-ce que vous n'êtes pas fatigués de me démolir ?
23
Je voudrais qu'on mette mes paroles par écrit, qu'on les inscrive dans un livre.
24
Si seulement on pouvait les graver dans la pierre pour toujours, avec un ciseau en fer et une pointe de plomb !
25
Moi, je le sais : mon défenseur est vivant, et à la fin, il se dressera sur la terre.
26
Après que ma peau sera détruite, moi-même en personne, je verrai Dieu.
27
Oui, je le verrai moi-même de mes yeux, c'est moi qui le verrai et non un autre. Que ce moment arrive vite ! Je brûle d'impatience.
28
Vous vous demandez peut-être : "Comment poursuivre Job ? Qu'est-ce que nous allons bien trouver pour lui faire un procès ?"
29
Eh bien, tremblez de peur, vous mourrez par l'épée. En effet, vous méritez la mort en me poursuivant de cette manière. Vous devez le savoir : c'est Dieu qui vous jugera. "

Commentaire

Parce que je ne suis pas fou

« Arrêtez, je n’en peux plus, vous êtes trop nombreux et trop forts, Dieu et vous, contre moi. »
A ce stade, on pourrait croire que Job – comme une personne en situation de « syndrome post-traumatique » – aurait juste envie de se conformer à la pression de son entourage, se couler dans le moule du « tu as tort, c’est ta faute, de plus tu t’es trompé ». Juste pour essayer de souffrir un peu moins.

Mais non – sa protestation, qui est aussi le signe qu’il a perdu, le signe que les autres sont plus forts : qu’on l’écrive en encre indélébile, qu’on la taille dans le roc ! Pas pour prouver, plus tard, que ce qu’il a dit était vrai. Juste pour prouver qu’il l’a vraiment dit. Qu’il n’était pas fou.

Ecrire et faire durer ce cri et cette folie qui réclame le droit d’être reconnu comme raisonnable. C’est le pari de l’incroyable poète, ou des poètes qui ont ciselé le texte du livre de Job. C’est aussi fou, ou aussi raisonnable, que de dire : « Je sais que mon rédempteur est vivant. » Quelque part, quelqu’un me défendra, j’aurai un défenseur attitré, quoi que disent et que prouvent tous les autres.

Garder mémoire d’avoir tout perdu, et garder l’espoir qu’un jour il y aura une réponse, quelle qu’elle soit.

Sujets de prière

Oraison

Ta croix, Seigneur, est le signe de notre salut
et de notre réconciliation avec Dieu.
Elle l’était jadis, elle l’est encore.
Loué sois-tu Seigneur Jésus.
Par ta souffrance, nous avons l’assurance de notre salut.
Ton pardon effce notre passé,
remet de l’ordre dans notre présent
et assure notre avenir.
Pour tout cela nous t’adorons.

Cantique 34-15 (du recueil Alléluia)

Mon Rédempteur est vivant