lundi 31 décembre 2018

Temps

Temps de Noël

Semaine

Lundi après l'octave de Noël

Complément

Psaume

Psaume 18 , 2-18

Il m’a libéré, car il m’aime

 
2
Je t’aime, Seigneur, ma force :
 
 
Seigneur, mon roc, ma forteresse,
 
3
Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite,
 
 
mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !

 
4
Louange à Dieu ! †
 
 
Quand je fais appel au Seigneur, *
 
 
je suis sauvé de tous mes ennemis.

 
          ~

 
5
Les liens de la mort m’entouraient,
 
 
le torrent fatal m’épouvantait ;
 
6
des liens infernaux m’étreignaient :
 
 
j’étais pris aux pièges de la mort.

 
7
Dans mon angoisse, j’appelai le Seigneur ;
 
 
vers mon Dieu, je lançai un cri ;
 
 
de son temple il entend ma voix :
 
 
mon cri parvient à ses oreilles.

 
8
La terre titube et tremble, †
 
 
les assises des montagnes frémissent,
 
 
secouées par l’explosion de sa colère.

 
9
Une fumée sort de ses narines, †
 
 
de sa bouche, un feu qui dévore,
 
 
une gerbe de charbons embrasés.

 
10
Il incline les cieux et descend,
 
 
une sombre nuée sous ses pieds :
 
11
d’un kéroub, il fait sa monture,
 
 
il vole sur les ailes du vent.

 
          ~

 
12
Il se cache au sein des ténèbres †
 
 
et dans leurs replis se dérobe :
 
 
nuées sur nuées, ténèbres diluviennes.

 
13
Une lueur le précède, †
 
 
ses nuages déferlent :
 
 
grêle et gerbes de feu.

 
14
Tonnerre du Seigneur dans le ciel, *
 
 
le Très-Haut fait entendre sa voix :
 
 
 grêle et gerbes de feu.
 
15
De tous côtés, il tire des flèches,
 
 
il décoche des éclairs, il répand la terreur.

 
16
Alors le fond des mers se découvrit,
 
 
les assises du monde apparurent,
 
 
sous ta voix menaçante, Seigneur,
 
 
au souffle qu’exhalait ta colère.

 
17
Des hauteurs il tend la main pour me saisir,
 
 
il me retire du gouffre des eaux ;
 
18
il me délivre d’un puissant ennemi,
 
 
d’adversaires plus forts que moi.

Lectures du jour


Livre d’Ésaïe, Chap. 57, v. 14-19

14
Le Seigneur a dit: "Réparez la route, vite, ouvrez un chemin, enlevez les obstacles sur le chemin de mon peuple."
15
Voici ce que dit le Dieu saint, lui qui est au-dessus de tout et qui a une habitation pour toujours: "Moi, le Dieu saint, j’habite là-haut. Mais je suis aussi avec les gens qu’on écrase et qui ont un cœur de pauvre. Je veux rendre la vie à ceux qui ont un cœur de pauvre, je veux rendre la vie à ceux qu’on écrase.
16
En effet, je ne veux pas faire des reproches sans fin ni être en colère pour toujours. Sinon, ceux que j’ai créés perdraient le souffle de la vie.
17
Israël s’est rendu coupable en désirant tout avec envie. Cela m’a mis en colère, et dans ma colère, je l’ai frappé. Je ne voulais plus le voir. Or, il est têtu et il a continué à suivre son propre chemin.
18
J’ai bien vu son comportement, mais je le guérirai. Je le guiderai, je lui rendrai courage. À ceux qui sont dans le deuil,
19
je mettrai dans la bouche des chants de louange." Le Seigneur dit: "Paix à celui qui est loin, paix à celui qui est proche! Oui, je guérirai mon peuple."

Commentaire

Guérir !

Le Seigneur d’Esaïe n’est pas dupe de la condition humaine, il la connaît de l’intérieur. Parfois, nous pensons que le Seigneur s’est éloigné, qu’il nous en veut, qu’il se cache (v. 17b).
Pourtant, il n’en reste pas à nos rebellions, il continue de vouloir inlassablement la vie du pécheur, et non sa mort : « je n’accuserai pas toujours, je ne serai pas irrité à jamais (v. 16) ! » Il voit bien à quelles misères nous conduisent nos errances. Encore et encore, il attend notre retournement intérieur, prêt à guérir notre cœur, si nous le demandons. Prêt à apaiser nos peurs, à soigner nos blessures intérieures. Prêt à recréer en nous un espace pour la paix, parce que, à ses yeux, nous le valons bien : du haut de sa demeure, le Seigneur se penche vers chacun de nous, « pour ranimer l’esprit abaissé et faire vivre le cœur écrasé » (v. 15b).
Il n’est donc aucun mal ni douleur, pour autant qu’ils soient sincèrement confessés, qu’il ne veuille toucher, cicatriser et finalement guérir : cette prophétie annonce déjà le « Fils de l’homme » des évangiles, portant jusqu’à nous la miséricorde du Créateur.
Saisis par le don suprême de ce serviteur souffrant, certains – moi aussi, peut-être … – peuvent s’exclamer comme l’officier de garde au Golgotha : « Celui-ci était vraiment le Fils de Dieu (voir Mt 27,54).

Sujets de prière

Oraison

Seigneur Dieu,
tu as tant aimé le monde
que tu as donné ton Fils unique et bien-aimé;
augmente et fortifie notre foi
en Celui qui est ta Parole faite chair,
et que par lui nous puissions triompher de tout mal.
Nous te le demandons pour l’amour de son nom.

Cantique 32-10 (du recueil Alléluia)

Sur tous les peuple dans la nuit