lundi 03 octobre 2016

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Complément

Psaume

Psaume 105 (104), 1-15

Dieu fidèle à sa parole

 
1
Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
 
 
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
 
2
chantez et jouez pour lui,
 
 
redites sans fin ses merveilles ;
 
3
glorifiez-vous de son nom très saint :
 
 
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !

 
4
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
 
 
recherchez sans trêve sa face ;
 
5
souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
 
 
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,
 
6
vous, la race d’Abraham son serviteur,
 
 
les fils de Jacob, qu’il a choisis.

 
7
Le Seigneur, c’est lui notre Dieu :
 
 
ses jugements font loi pour l’univers.
 
8
Il s’est toujours souvenu de son alliance,
 
 
parole édictée pour mille générations :

 
9
promesse faite à Abraham,
 
 
garantie par serment à Isaac,
 
10
érigée en loi avec Jacob,
 
 
alliance éternelle pour Israël.
 
11
Il a dit : « Je vous donne le pays de Canaan,
 
 
ce sera votre part d’héritage. »

 
          ~

 
12
En ces temps-là, on pouvait les compter :
 
 
c’était une poignée d’immigrants ;
 
13
ils allaient de nation en nation,
 
 
d’un royaume vers un autre royaume.

 
14
Mais Dieu ne souffrait pas qu’on les opprime ;
 
 
à cause d’eux, il châtiait des rois :
 
15
« Ne touchez pas à qui m’est consacré,
 
 
ne maltraitez pas mes prophètes ! »

Lectures du jour


Épître aux Romains, Chap. 4, v. 13-25

13
 Dieu a promis à Abraham, et à ceux qui allaient naître de lui, qu'ils recevraient la terre. Mais cette promesse, Dieu ne l'a pas faite parce qu'Abraham a obéi à la loi. Il l'a faite parce qu'il a reconnu Abraham comme juste à cause de sa foi.
14
 Si les biens promis étaient seulement pour ceux qui obéissent à la loi, la foi ne servirait à rien, et la promesse de Dieu n'aurait plus de valeur.
15
 En effet, la loi produit la colère de Dieu, mais quand il n'y a pas de loi, on ne peut pas désobéir à la loi.
16
 Pour cette raison, c'est en croyant qu'on reçoit les biens promis, et c'est vraiment un don gratuit. Alors la promesse est valable pour tous ceux qui sont nés d'Abraham. Elle est valable, non seulement pour ceux qui sont soumis à la loi, mais également pour ceux qui croient comme Abraham, notre père à tous.
17
 Oui, les Livres Saints le disent: "J'ai fait de toi le père de beaucoup de peuples." Abraham est notre père devant Dieu en qui il a cru. C'est le Dieu qui donne la vie aux morts et qui appelle à exister ce qui n'existe pas encore.
18
 Il n'y avait plus d'espoir, et pourtant Abraham a espéré. Il a cru en Dieu et pour cela, il est devenu "le père de beaucoup de peuples". Les Livres Saints le disent: "Ceux qui vont naître de toi seront très nombreux."
19
 La foi d'Abraham est restée solide, pourtant il avait à peu près 100 ans. Et il le savait: son corps était déjà comme mort et Sara ne pouvait pas avoir d'enfant.
20
 Devant la promesse de Dieu, il n'a pas manqué de confiance. Au contraire, sa foi l'a rempli de force, et il a rendu gloire à Dieu.
21
 Il était sûr d'une chose: ce que Dieu a promis, il est assez puissant pour le faire.
22
 C'est pourquoi Dieu a reconnu Abraham comme juste.
23
 Quand les Livres Saints disent: "Dieu l'a reconnu comme juste", ces paroles ne sont pas pour Abraham seulement.
24
 Elles sont aussi pour nous, et Dieu tiendra compte de notre foi. En effet, nous croyons en lui, qui a réveillé Jésus notre Seigneur de la mort.
25
 Jésus a été livré à cause de nos fautes, mais Dieu l'a réveillé de la mort pour nous rendre justes.

Commentaire

Promesse originelle

Avant d'arriver au troisième point d'orgue du fil de sa lettre (le premier en 1,16-17, le second en 3,21-31), Paul rappelle qu'avec Abraham, c'est à la promesse originelle de Dieu que le lecteur croyant est renvoyé, avant toute torah. C'est parce que Abraham a été habité par une confiance indéfectible dans la parole du Seigneur qu'il a su faire droit à la promesse.
Nul doute que Paul, qui aime jouer avec les mots, a été séduit par le terme de « promesse »: à une lettre grecque et au genre près, c'est en effet le même mot qu'« évangile ». Ils ont donc partie liée, et se renvoient l'un à l'autre pour tout auditeur (grec) de la lettre: littéralement, on peut les rendre par « bonne nouvelle » et « nouvelle appuyée » – d'où « déclaration » ou « promesse ».
Avec tout cela, Paul ne saurait oublier que cet homme cité en exemple et père des croyants est bien, comme les autres patriarches, l'homme ambigu qu'il fut: une fois recourant au mensonge, une fois lâche, souvent roublard et opportuniste – en plus de ses qualités indéniables, évidemment –, et qu'à l'appel d'un dieu qu'il prenait pour Dieu (ambiguïté, là aussi), il leva la main sur son Fils pour le sacrifier.
Plus tard, en Christ, c'est d'ailleurs par un sacrifice non sacrificiel que sera dénoncé le sacrifice comme régulateur sociétal et religieux, et réaffirmée une compréhension pacifiée de Dieu. Oui, promesse et Evangile tissent indéniablement un destin commun dans la révélation du Dieu de Jésus et de Paul.

Sujets de prière

Oraison

Nous te rendons grâce, Dieu saint,
qui nous conduis de l’ombre de la nuit à la lumière du matin,
et nous te demandons le bonheur
de pouvoir passer chaque jour dans l’obéissance et la fidélité,
pour qu’au soir venu
nous puissions encore et toujours te rendre grâce,
par Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur.

Cantique 37-10 (du recueil Alléluia)

Nos cœurs te rendent grâces