vendredi 03 avril 2015

Temps

Semaine Sainte

Semaine

Vendredi saint

Complément

Mort du Christ

Une erreur s'est produite lors du chargement du psaume.

Lectures du jour

He 4,14 - 5,10


Évangile selon Marc, Chap. 15, v. 24-47

24
Ensuite, les soldats le clouent sur une croix. Ils tirent au sort pour savoir qui aura ses vêtements, puis ils les partagent entre eux.
25
Il est neuf heures du matin quand ils le clouent sur la croix.
26
Il y a une pancarte qui indique pourquoi Jésus est condamné. Dessus, on a écrit : « Le roi des Juifs ».
27
Les soldats clouent aussi deux bandits sur des croix, à côté de Jésus : l’un à sa droite et l’autre à sa gauche.
29
Les gens qui passent par-là secouent la tête et ils insultent Jésus en disant : « Eh ! Tu voulais détruire le temple et le reconstruire en trois jours !
30
Eh bien, sauve-toi toi-même en descendant de la croix ! »
31
De même, les chefs des prêtres et les maîtres de la loi se moquent de Jésus. Et ils se disent entre eux : « Il a sauvé les autres, mais il ne peut pas se sauver lui-même !
32
Maintenant, le Messie, le roi d’Israël, n’a qu’à descendre de la croix ! Si nous voyons cela, alors nous croirons en lui ! » Et ceux qu’on a cloués sur des croix à côté de Jésus l’insultent aussi.
33
À midi, il fait nuit dans tout le pays, jusqu’à trois heures de l’après-midi.
34
À trois heures, Jésus crie d’une voix forte : « Éloï, Éloï, lema sabaktani ? » Cela veut dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
35
Parmi ceux qui sont là, certains l’entendent et disent : « Il appelle Élie ! »
36
L’un d’eux part en courant. Il trempe une éponge dans du vinaigre. Il met l’éponge au bout d’un roseau et la présente à Jésus pour qu’il boive. Il dit : « Attendez ! Nous allons voir si Élie vient le descendre de la croix ! »
37
Mais Jésus pousse un grand cri et il meurt.
38
Le grand rideau qui est dans le temple se déchire en deux morceaux, depuis le haut jusqu’en bas.
39
L’officier romain qui est en face de Jésus voit comment il est mort et il dit : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »
40
Quelques femmes aussi sont là et elles regardent de loin. Parmi elles, il y a Marie de Magdala, Marie, la mère de Jacques le Jeune et de José, et Salomé.
41
Elles ont suivi Jésus et l’ont servi quand il était en Galilée. Il y a là aussi beaucoup d’autres femmes qui étaient montées avec lui à Jérusalem.
42
Le soir est déjà là. C’est le jour où on prépare la fête, c’est-à-dire le jour avant le sabbat.
43
Joseph, de la ville d’Arimathée, arrive. C’est un notable du Tribunal religieux. Il attend, lui aussi, le Royaume de Dieu. Courageusement, il va chez Pilate et il lui demande le corps de Jésus.
44
Pilate est étonné d’apprendre que Jésus est déjà mort. Il fait venir l’officier romain et lui pose cette question : « Est-ce qu’il est mort depuis longtemps ? »
45
L’officier romain le renseigne, puis Pilate permet à Joseph de prendre le corps de Jésus.
46
Joseph achète un drap. Il descend le corps de la croix, il l’enveloppe dans le drap et le met dans une tombe creusée dans le rocher. Ensuite, il roule une grosse pierre pour fermer l’entrée de la tombe.
47
Marie de Magdala et Marie, mère de José, regardent l’endroit où on met Jésus.

Commentaire

Presque rien... suffit!

Que de moqueries dans ce texte. D'abord, il y a l'écriteau mis par les soldats sur la croix: «Le roi des juifs» indiquant par là que Jésus n'est pas leur roi. Après interviennent les passants et les grands prêtres qui crient: "Sauve-toi toi-même" affirmant ainsi qu'ils ne croient pas que Jésus peut sauver qui que ce soit. Enfin, la moquerie ultime lancée par «quelqu'un» alors que Jésus dit sa souffrance, son doute. Ce «quelqu'un» nie la personne même de Jésus. La multitude se moque. En face, il y a un homme et quelques femmes. C'est-à-dire presque rien. Presque rien qui a tout changé. De même, Jésus n'était presque rien, juste un homme de Galilée et pourtant, il est Fils de Dieu.
On a souvent l'impression que la foi, ce n'est «presque rien». Et pourtant je crois que ce presque rien peut tout changer à l'image de ce conte:
Un père posa sur la table trois pièces de monnaie et demanda à ses fils d'acheter de quoi remplir sa maison. Le premier acheta de la paille, la maison fut remplie jusqu'à mi-hauteur. Le deuxième acheta des plumes, la maison fut remplie aux trois quarts. Le troisième n'avait acheté qu'une bougie, mais quand il l'alluma, la bougie remplit toute la maison de lumière. Il en est ainsi du témoignage du centurion, il illumine notre foi aujourd'hui encore.

Oraison

Seigneur notre Dieu,
nous savons que tu nous aimes sans mesure.
Tu n’as pas refusé de livrer ton Fils à la mort sur la croix,
mais l’as donné pour sauver le monde.
Aujourd’hui encore, montre‐nous ton amour
et accorde‐nous de suivre ton Fils Jésus Christ
dans le mystère de sa Pâque,
lui qui est béni pour les siècles des siècles.

Cantique 33-08 (du recueil Alléluia)

Nous voici devant ta croix