samedi 29 septembre 2018

Temps

Temps ordinaire

Semaine

Samedi

Complément

Psaume

Psaume 19a (18a), 2-7

Les cieux proclament la gloire de Dieu

 
2
Les cieux proclament la gloire de Dieu,
 
 
le firmament raconte l’ouvrage de ses mains.
 
3
Le jour au jour en livre le récit
 
 
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

 
4
Pas de paroles dans ce récit,
 
 
pas de voix qui s’entende ;
 
5
mais sur toute la terre en paraît le message
 
 
et la nouvelle, aux limites du monde.

 
 
Là, se trouve la demeure du soleil : †
 
6
tel un époux, il paraît hors de sa tente,
 
 
il s’élance en conquérant joyeux.

 
7
Il paraît où commence le ciel, †
 
 
il s’en va jusqu’où le ciel s’achève :
 
 
rien n’échappe à son ardeur.

Lectures du jour


Premier livre de Samuel, Chap. 25, v. 32-42

32
 David répond à Abigaïl: "Je remercie le Seigneur, Dieu d'Israël, qui t'a envoyée aujourd'hui à ma rencontre.
33
 Je te remercie aussi, parce que ton bon sens m'a empêché de tuer quelqu'un et de me faire justice moi-même.
34
 Le Dieu d'Israël m'a empêché de te faire du mal. Mais vraiment, je le jure, par le Seigneur vivant, si tu n'étais pas venue aussi vite à ma rencontre, demain matin, au lever du soleil, aucun homme ne serait resté en vie dans la famille de Nabal."
35
 David accepte les cadeaux qu'Abigaïl a apportés. Puis il lui dit: "Rentre en paix chez toi. Tu vois, j'ai écouté ta demande et je la reçois avec bonté."
36
 Quand Abigaïl revient chez Nabal, il est en train de faire un bon repas: c'est un vrai repas de roi. Nabal est très joyeux et complètement ivre. Abigaïl ne lui dit rien avant le lever du soleil.
37
 Le matin suivant, quand Nabal n'est plus ivre, sa femme lui raconte ce qui s'est passé. Il est tellement choqué qu'il reste paralysé.
38
 Environ dix jours plus tard, le Seigneur le frappe de nouveau, et il meurt.
39
 David apprend la mort de Nabal. Il dit: "Je remercie le Seigneur! Quand Nabal m'a insulté, le Seigneur a pris ma défense, il m'a empêché de faire le mal. Et la méchanceté de Nabal, il l'a fait retomber sur sa tête." suite, David envoie des messagers demander à Abigaïl de devenir sa femme.
40
 Les messagers arrivent chez elle, à Karmel, et ils lui disent: "David nous envoie ici, parce qu'il veut te prendre pour femme."
41
 Abigaïl s'incline jusqu'à terre devant eux. Puis elle répond: "J'accepte d'être son esclave. Je suis prête à laver les pieds de ses serviteurs."
42
 Elle se relève rapidement, elle monte sur son âne. Cinq servantes partent avec elle et elle suit les messagers de David. Puis elle devient sa femme.

Commentaire

Lucide, diplomate et prophétique : la belle Abigaïl !

Prompte et prudente, Abigaïl prend au sérieux la menace que représente un David éconduit et vexé.
Osée aussi ! Voici une femme… – et c’est fort, dans la mentalité biblique ! – qui enseigne David et l’encourage à se montrer à la hauteur de sa vocation. Elle parle en prophète (vv. 28 à 31) !

Dans le récit de la caverne (ch. 24), le « frein de sécurité éthique » de David tient à sa conscience religieuse, à son respect pour l’oint du Seigneur – terreur sacrée et tachycardie (24,6) !
Alors que dans notre récit, par la rencontre avec Abigaïl, c’est Dieu qui freine : la tentation d’en finir avec ce Nabal n’eût pas été circonvenue par les seules forces humaines.

Dans les récits bibliques, les rencontres ne sont jamais anodines : à travers elles, c’est Dieu qu’on rencontre, dans la simplicité de son action et malgré la complexité infinie de notre nature et de nos choix.
Cette politesse orientale, raffinée et diplomatique, garantit à chaque interlocuteur la reconnaissance de sa place et le respect de son rôle ; elle témoigne, dans le registre esthétique, du mystère divin de toute rencontre humaine, même difficile.

Sujets de prière

Oraison

O Seigneur,
toi notre seul refuge et notre unique espérance,
donne-nous la force
de nous consacrer infatigablement à ton service,
dans un grand amour pour toi et pour nos frères et sœurs,
jusqu’au jour où nous parviendrons
à la vision bienheureuse de ta face,
et où tu essuieras toutes larmes de nos yeux,
dans ton Royaume éternel du Christ, notre Seigneur.

Cantique 48-04 (du recueil Alléluia)

Seigneur, mon Dieu, je crie vers toi