mercredi 28 mars 2018

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Semaine Sainte

Semaine

Mercredi saint

Complément

Psaume

Psaume 69 (68), 30-37

Dans l’abîme des eaux

 
30
Et moi, humilié, meurtri,
 
 
que ton salut, Dieu, me redresse.
 
31
Et je louerai le nom de Dieu par un cantique,
 
 
je vais le magnifier, lui rendre grâce.
 
32
Cela plaît au Seigneur plus qu’un taureau,
 
 
plus qu’une bête ayant cornes et sabots.

 
33
Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
 
 
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
 
34
Car le Seigneur écoute les humbles,
 
 
il n’oublie pas les siens emprisonnés.
 
35
Que le ciel et la terre le célèbrent,
 
 
les mers et tout leur peuplement !

 
36
Car Dieu viendra sauver Sion
 
 
et rebâtir les villes de Juda.
 
 
Il en fera une habitation, un héritage : *
 
37
patrimoine pour les descendants de ses serviteurs,
 
 
 demeure pour ceux qui aiment son nom.

Lectures du jour


Évangile selon Matthieu, Chap. 27, v. 11-56

11
On amène Jésus devant Pilate, le gouverneur. Le gouverneur l'interroge en lui disant: "Est-ce que tu es le roi des Juifs?" Jésus lui répond: "C'est toi qui le dis."
12
Ensuite, les chefs des prêtres et les anciens accusent Jésus, mais il ne répond rien.
13
Alors Pilate lui dit: "Tu n'entends pas tout ce qu'ils disent contre toi?"
14
Mais Jésus ne donne aucune réponse à ce qu'ils disent, et le gouverneur est très étonné.
15
À chaque fête de la Pâque, le gouverneur a l'habitude de libérer un prisonnier, celui que la foule veut.
16
À ce moment-là, il y a un prisonnier célèbre. Il s'appelle Jésus Barabbas.
17
Les gens se sont rassemblés, et Pilate leur demande: "Je vais vous libérer un prisonnier. Qui voulez-vous: Jésus Barabbas ou Jésus qu'on appelle Messie?"
18
En effet, Pilate sait bien qu'ils lui ont livré Jésus par jalousie.
19
Pendant que Pilate est assis au tribunal, sa femme envoie quelqu'un pour lui dire: "Ne t'occupe pas de l'affaire de cet homme innocent! Cette nuit, dans un rêve, j'ai beaucoup souffert à cause de lui."
20
Les chefs des prêtres et les anciens poussent la foule à demander Barabbas et à faire mourir Jésus.
21
Le gouverneur leur dit: "Je vais vous libérer un prisonnier. Lequel des deux voulez-vous?" Ils répondent: "Barabbas!"
22
Pilate leur demande: "Qu'est-ce que je vais donc faire de Jésus qu'on appelle Messie?" Tout le monde répond: "Cloue-le sur une croix!"
23
Pilate leur dit: "Qu'est-ce qu'il a donc fait de mal?" Mais ils se mettent à crier encore plus fort: "Cloue-le sur une croix!"
24
Pilate voit qu'il n'arrive à rien, et l'agitation est de plus en plus grande. Alors il prend de l'eau et il se lave les mains devant la foule en disant: "Je ne suis pas responsable de la mort de cet homme. C'est votre affaire!"
25
Tout le peuple lui répond: "Nous acceptons d'être responsables de la mort de cet homme, nous et nos enfants!"
26
Alors Pilate leur libère Barabbas. Il fait frapper Jésus à coups de fouet et il le livre aux soldats pour qu'ils le clouent sur une croix.
27
Alors les soldats romains emmènent Jésus dans le palais du gouverneur. Ils rassemblent toute la troupe autour de lui.
28
Pour se moquer de lui, ils lui enlèvent ses vêtements et lui mettent un habit rouge.
29
Ils tressent une couronne avec des branches épineuses et la posent sur sa tête. Ils lui placent un roseau dans la main droite. Ensuite, ils se mettent à genoux devant lui et ils se moquent de lui en disant: "Salut, roi des Juifs!"
30
Ils crachent sur lui et ils prennent le roseau pour le frapper sur la tête.
31
Quand ils ont fini de se moquer de Jésus, ils lui enlèvent l'habit rouge et lui remettent ses vêtements. Après cela, ils l'emmènent pour le clouer sur une croix.
32
Quand les soldats sortent de la ville, ils rencontrent un homme de Cyrène, appelé Simon. Ils l'obligent à porter la croix de Jésus.
33
Ils arrivent dans un endroit appelé Golgotha, ce qui veut dire "Le lieu du Crâne".
34
Ils donnent à boire à Jésus du vin mélangé avec un liquide amer. Jésus le goûte et il ne veut pas en boire.
35
Ensuite, les soldats le clouent sur une croix. Ils tirent au sort pour savoir qui aura ses vêtements. Puis ils les partagent entre eux,
36
et ils s'assoient là pour garder Jésus.
37
Au-dessus de sa tête, il y a une pancarte, elle indique pourquoi il est condamné. On a écrit: "C'est Jésus, le roi des Juifs."
38
Les soldats clouent aussi deux bandits sur des croix à côté de Jésus, l'un à sa droite et l'autre à sa gauche.
39
Les gens qui passent par là secouent la tête et ils insultent Jésus
40
en disant: "Tu voulais détruire le temple et le reconstruire en trois jours. Eh bien, si tu es le Fils de Dieu, sauve-toi toi-même et descends de la croix!"
41
Les chefs des prêtres avec les maîtres de la loi et les anciens se moquent de Jésus. Ils disent:
42
Il a sauvé les autres, mais il ne peut pas se sauver lui-même! C'est le roi d'Israël! Maintenant, il n'a qu'à descendre de la croix, alors nous croirons en lui. Mt;27;43 ;Il a fait confiance à Dieu. Eh bien, si Dieu l'aime, il n'a qu'à le sauver maintenant! En effet, cet homme a dit: Je suis Fils de Dieu.""
44
Même les bandits qu'on a cloués sur des croix à côté de Jésus l'insultent de la même façon.
45
À partir de midi, il fait nuit dans tout le pays jusqu'à trois heures de l'après-midi.
46
Vers trois heures, Jésus crie très fort: "Éli, Éli, lema sabaktani?" Cela veut dire: "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?"
47
Parmi ceux qui sont là, certains l'entendent et disent: "Il appelle Élie!"
48
Aussitôt, l'un d'eux part en courant. Il prend une éponge et la trempe dans du vinaigre. Il met l'éponge au bout d'un roseau et la présente à Jésus pour qu'il boive.
49
Mais les autres disent: "Attends! Nous allons voir si Élie vient le sauver!"
50
De nouveau, Jésus pousse un grand cri et il meurt.
51
À ce moment-là, le grand rideau qui est dans le temple se déchire en deux morceaux, depuis le haut jusqu'en bas. La terre tremble, les rochers se fendent.
52
Les tombes s'ouvrent, et les corps de beaucoup d'amis de Dieu, qui étaient morts, se réveillent.
53
Plus tard, quand Jésus se réveille de la mort, ils sortent des tombes. Ils entrent dans Jérusalem, la ville sainte, et ils se montrent à beaucoup de gens.
54
L'officier romain et les soldats qui gardent Jésus avec lui voient que la terre tremble. Ils voient aussi tout ce qui se passe. Alors ils ont très peur et ils disent: "Vraiment, cet homme était Fils de Dieu!"
55
Beaucoup de femmes sont là, elles regardent de loin. Elles ont suivi Jésus depuis la Galilée, pour le servir.
56
Parmi elles, il y a Marie de Magdala, Marie la mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.

Commentaire

Hurler avec les loups … Crucifie ! Crucifie ! (v. 22)

La pression d’une foule est considérable.
Beaucoup d’études se sont approchées de ces réalités. Jusqu’où, jusqu’à quand demeure-t-on un être singulier, capable de réfléchir par lui-même au milieu d’un grand nombre de personnes ? Au cœur du récit de la Passion, nous trouvons ces descriptions insupportables de la barbarie humaine.
Ne pensons pas être au-dessus de la mêlée. En chaque être humain et dans certains contextes terribles, peut surgir une part d’ombre, une face abyssale et noire. Cela fait réfléchir sur la nature réelle de notre humanité. L’histoire des conflits, des tensions géopolitiques et religieuses, nous le rappelle sans cesse.

Durant plusieurs décennies, dans le cadre de la justice militaire, cette question a été posée dans notre pays aux objecteurs de conscience : « Que feriez-vous si votre famille était menacée de mort devant vous ? »
Est-on réellement capable de répondre à une telle question ?

Il me semble important en temps de paix de laisser résonner l’Evangile avec force en nos cœurs. Le laisser nous travailler, nous modeler, nous malaxer. Travaillons nos « terrains intérieurs » en temps clément pour espérer ne pas sombrer lorsque la tempête fera rage.
Ne nous faisons pas des donneurs de leçons. Demeurons modestes sur ce genre de questionnements. Demandons à Dieu d’accompagner chacune et chacun.

Oraison

Dieu éternel et tout-puissant,
tu t’es sacrifié toi-même en ton Fils
pour le salut du monde,
lorsque tu l’as livré pour nous sur la croix,
et tu as mis ainsi le comble à l’amour
dont tu nous as aimés dès le commencement.
Accorde-nous de reconnaître et d’adorer
cet amour plus fort que la mort.
Donne-nous de mourir à tout ce qui nous sépare de toi
pour que nous t’appartenions tous les jours,
dans la communion de Jésus Christ, notre Seigneur.

Cantique 33-05 (du recueil Alléluia)

Agneau de Dieu...