lundi 27 août 2018

Temps

Temps ordinaire

Semaine

Lundi

Complément

Psaume

Psaume 81 (80)

Si mon peuple m’écoutait

 
2
Criez de joie pour Dieu, notre force,
 
 
acclamez le Dieu de Jacob.

 
3
Jouez, musiques, frappez le tambourin,
 
 
la harpe et la cithare mélodieuse.
 
4
Sonnez du cor pour le mois nouveau,
 
 
quand revient le jour de notre fête.

 
5
C’est là, pour Israël, une règle,
 
 
une ordonnance du Dieu de Jacob ;
 
6
Il en fit, pour Joseph, une loi
 
 
quand il marcha contre la terre d’Égypte.

 
 
J’entends des mots qui m’étaient inconnus : †
 
7
« J’ai ôté le poids qui chargeait ses épaules ;
 
 
ses mains ont déposé le fardeau.

 
8
« Quand tu criais sous l’oppression, je t’ai sauvé ; †
 
 
je répondais, caché dans l’orage,
 
 
je t’éprouvais près des eaux de Mériba.

 
9
« Écoute, je t’adjure, ô mon peuple ;
 
 
vas-tu m’écouter, Israël ?
 
10
Tu n’auras pas chez toi d’autres dieux,
 
 
tu ne serviras aucun dieu étranger.

 
11
« C’est moi, le Seigneur ton Dieu, †
 
 
qui t’ai fait monter de la terre d’Égypte !
 
 
Ouvre ta bouche, moi, je l’emplirai.

 
12
« Mais mon peuple n’a pas écouté ma voix,
 
 
Israël n’a pas voulu de moi.
 
13
Je l’ai livré à son cœur endurci :
 
 
qu’il aille et suive ses vues !

 
14
« Ah ! Si mon peuple m’écoutait,
 
 
Israël, s’il allait sur mes chemins !
 
15
Aussitôt j’humilierais ses ennemis,
 
 
contre ses oppresseurs je tournerais ma main.

 
16
« Mes adversaires s’abaisseraient devant lui ;
 
 
tel serait leur sort à jamais !
 
17
Je le nourrirais de la fleur du froment,
 
 
je le rassasierais avec le miel du rocher ! »

Lectures du jour


, Chap. 1, v. 1-18

1
 À Rama-de-Souf, dans la région montagneuse d'Éfraïm, il y a un homme qui s'appelle Elcana. C'est un Éfraïmite. Il est fils de Yeroam et petit-fils d'Élihou, lui-même fils de Tohou et petit-fils de Souf.
2
 Elcana a deux femmes: Anne et Peninna. Peninna a des enfants, mais Anne n'en a pas.
3
 Chaque année, Elcana quitte Rama pour aller à Silo. Là, il adore le Seigneur de l'univers et lui offre des sacrifices. Hofni et Pinhas, les deux fils d'Héli, sont prêtres du Seigneur à Silo. 04 Le jour où Elcana offre le sacrifice, il donne des morceaux de l'animal offert à sa femme Peninna. Il en donne aussi à tous ses fils et à toutes ses filles.
5
 Mais Elcana donne un morceau bien meilleur à Anne, parce qu'il l'aime beaucoup. Pourtant le Seigneur ne lui a pas donné d'enfant.
6
 Peninna, l'autre femme, n'arrête pas de blesser Anne par ses paroles. Elle se moque d'elle, parce que le Seigneur ne lui a pas donné d'enfant.
7
 Chaque année, c'est la même chose. Quand Anne va à la maison du Seigneur, Peninna lui dit des paroles blessantes. Un jour, Anne se met à pleurer et elle refuse de manger.
8
 Elcana, son mari, lui dit: "Anne, tu pleures, pourquoi donc? Pourquoi est-ce que tu ne veux rien manger? Est-ce que je ne vaux pas mieux pour toi que dix fils?"
9
 Après le repas à Silo, Anne se lève. Le prêtre Héli est assis sur son siège, à l'entrée du lieu saint.
10
 Anne est très triste. Elle prie le Seigneur en pleurant beaucoup. Voici la promesse qu'elle fait:
11
 "Seigneur de l'univers, je t'en prie, vois mon malheur! Souviens-toi de moi, ne m'oublie pas! Donne-moi un garçon. Je promets de le mettre à ton service pour toujours, et on ne lui coupera jamais les cheveux."
12
 Anne prie le Seigneur longtemps. Héli la regarde.
13
 Anne parle dans son cœur. Ses lèvres remuent, mais on n'entend pas sa voix. Héli croit qu'elle a trop bu.
14
 Il lui dit: "Est-ce que tu vas rester longtemps ainsi? Tu as trop bu, sors d'ici!"
15
 Anne répond: "Non, je ne suis pas ivre. Je suis une femme malheureuse, mais je n'ai pas bu. Je suis ici pour dire au Seigneur ce qui me fait mal.
16
 Ne me prends pas pour une femme qui ne vaut rien. Je suis trop malheureuse et trop triste. Voilà pourquoi j'ai prié si longtemps."
17
 Alors Héli répond: "Va en paix. Et que le Dieu d'Israël te donne ce que tu lui as demandé!"
18
 Anne lui dit: "Reste toujours bon avec moi!" Anne s'en va et elle accepte de manger. Son visage n'est plus triste.

Commentaire

Avant que je sois formé dans le sein maternel, tu me connaissais…

Il y avait un homme, Elqana, époux attentif sachant manifester sa tendresse pour sa femme Anne – affligée de ne pouvoir lui donner de descendance. Sarah, Rachel, Elisabeth … la Bible nous parle d’une lignée d’épouses dont le sein était fermé.

Il y avait un homme … et voilà que commence l’histoire de la naissance du futur dernier « juge » d’Israël, Samuel. Une ascendance inconnue, aucun ancêtre notoire à invoquer, Samuel ne devra son rang et sa stature qu’à l’action miraculeuse de Dieu.

Anne n’est pas une femme banale. Dans la lignée des stériles – ces femmes que la société israélite regardait de travers (6) – elle seule a l’audace de prier le Seigneur, avec ses propres mots dépourvus d’accréditation liturgique, avec une telle ferveur que le prêtre Éli pense qu’elle est ivre de vin.
Sa prière de feu s’accompagne d’un vœu qui peut choquer par sa radicalité : elle dit sa résolution de céder l’enfant au Seigneur avant même de l’avoir conçu. C’est le même vœu de naziréat formé par la mère (stérile) de Gédéon, que nous évoquions dans le commentaire de vendredi passé sur Juges 13, 9-24.
Le destin ante-utero de Samuel marque son destin terrestre du sceau de la transcendance.

Dieu entend les prières. Anne y croit au point de se projeter immédiatement dans un avenir d’exaucement. Le texte hébreu nous dit avec réalisme : « son visage n’était plus le même » : elle quitte l’abstinence alimentaire de deuil – le deuil de maints espoirs si souvent caressés – et se remet à vivre à cause de cette grossesse qui va instamment commencer.
Prier, c’est ouvrir à Dieu son cœur indépendamment de la réponse espérée. Persévérer dans la présence de Dieu non pour qu’il donne, mais pour ce qu’il est : celui à qui je dois me consacrer.
Dans nos périodes de stérilité, la prière ouvrira d’une façon ou d’une autre la voie à l’action de Dieu.

Sujets de prière

Oraison

Donne à ceux qui te prient, Seigneur,
l’abondance de ta grâce.
Avec ton aide,
qu’ils suivent tes commandements
pour y trouver dès maintenant leur bonheur,
pour en recevoir, dans l’éternité, ta joie.

Cantique 44-12 (du recueil Alléluia)

Te ressembler, Jésus