jeudi 25 février 2016

Temps

Temps du carême

Semaine

Jeudi de la deuxième semaine

Complément

Psaume

Psaume 16 (15)

Seigneur, mon partage

 
1
Garde-moi, mon Dieu :
 
 
j’ai fait de toi mon refuge.
 
2
J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
 
 
Je n’ai pas d’autre bonheur que toi. »

 
3
Toutes les idoles du pays,
 
 
 ces dieux que j’aimais, †
 
 
ne cessent d’étendre leurs ravages, *
 
 
et l’on se rue à leur suite.
 
4
Je n’irai pas leur offrir le sang des sacrifices ; *
 
 
leur nom ne viendra pas sur mes lèvres !

 
5
Seigneur, mon partage et ma coupe :
 
 
de toi dépend mon sort.
 
6
La part qui me revient fait mes délices ;
 
 
j’ai même le plus bel héritage !

 
7
Je bénis le Seigneur qui me conseille :
 
 
même la nuit mon cœur m’avertit.
 
8
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
 
 
il est à ma droite : je suis inébranlable.

 
9
Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
 
 
ma chair elle-même repose en confiance :
 
10
tu ne peux m’abandonner à la mort
 
 
ni laisser ton ami voir la corruption.

 
11
Tu m’apprends le chemin de la vie : †
 
 
devant ta face, débordement de joie !
 
 
À ta droite, éternité de délices !

Lectures du jour


Évangile selon Matthieu, Chap. 20, v. 29-34

29
 Jésus et ses disciples sortent de Jéricho. Une foule nombreuse suit Jésus.
30
 Deux aveugles sont assis au bord du chemin. Ils apprennent que Jésus passe par là, alors ils se mettent à crier:" Seigneur, Fils de David, aie pitié de nous!"
31
 La foule leur fait des reproches et leur dit:" Taisez-vous!" Mais les aveugles crient encore plus fort:" Seigneur, Fils de David, aie pitié de nous!"
32
 Jésus s'arrête, il les appelle et leur demande:" Qu'est-ce que vous voulez? Qu'est-ce que je peux faire pour vous?"
33
 Ils lui disent:" Seigneur, ouvre nos yeux."
34
 Jésus est plein de pitié pour eux, il touche leurs yeux. Aussitôt, les aveugles voient clair et ils suivent Jésus.

Commentaire

Entre maturation et soudaineté

« Aussitôt les deux aveugles retrouvèrent la vue » (v. 34). Cette instantanéité m’étonne.
Je me rappelle avoir vu un film sur le taoïsme, une des grandes religions de la Chine : une spiritualité de la lenteur, du non-agir, de la maturation douce par laquelle l’être humain acquiert une grande longévité. Suivant cette piste, le taoïsme a développé une approche profonde de la médecine. Dans les spiritualités contemporaines aussi, l’idée d’une guérison et d’un bien-être procurés par une sagesse de vie est assez à la mode.
L’intervention de Jésus me semble pourtant se démarquer des approches modernes de guérison en lien avec la spiritualité.
Même s’il arrive parfois que certains sont guéris « au nom de Jésus », la grande majorité des malades qui invoquent le pouvoir guérissant du Christ restent malades. Jésus cependant accompagne leur malheur, les soutient, allège les souffrances humaines. C’est dans la confiance constante et fidèle que le croyant apprend à vivre malgré une grave maladie.
Alors voici tracé un chemin de guérison et de libération.
Jésus est un chemin et une sagesse de vie qui permet une meilleure santé mentale. Mais que faire des interventions soudaines, certes rares et pourtant réelles, de Jésus ? Pourquoi s’émeut-il seulement du sort de ces deux aveugles alors que, dans la foule qui le suit, d’autres personnes certainement auraient aimé être guéries d’une jambe raide, d’un dos usé, d’une ouïe diminuée, d’un poumon rétréci ?
Dans une présence aimable et pleine de grâce, une liberté souveraine et soudaine croise le chemin lent et long des guérisons que j’appelle dans la foi.

Sujets de prière

Oraison

Dieu tout-puissant,
toi qui connais nos besoins
avant même que nous les exprimions,
aide-nous à demander ce qui rejoint ta volonté.
Et ce que nous n’osons ou ne savons pas demander, daigne nous l’accorder pour l’amour de ton Fils,
Jésus le Christ, notre Seigneur.

Cantique 46-10 (du recueil Alléluia)

Ouvre mes yeux, Seigneur