mercredi 25 février 2015

Temps

Temps du carême

Semaine

Mercredi de la première semaine

Complément

Psaume 9a

2 De tout mon cœur, Seigneur, je rendrai grâce,

je dirai tes innombrables merveilles ;

3 pour toi, j’exulterai, je danserai,

je fêterai ton nom, Dieu Très-Haut.

 

4 Mes ennemis ont battu en retraite,

devant ta face, ils s’écroulent et périssent.

5 Tu as plaidé mon droit et ma cause,

tu as siégé, tu as jugé avec justice.

 

6 Tu menaces les nations, tu fais périr les méchants,

à tout jamais tu effaces leur nom.

7 L’ennemi est achevé, ruiné pour toujours,

tu as rasé des villes, leur souvenir a péri.

 

8 Mais il siège, le Seigneur, à jamais :

pour juger, il affermit son trône ;

9 il juge le monde avec justice

et gouverne les peuples avec droiture.

 

10 Qu’il soit la forteresse de l’opprimé,

sa forteresse aux heures d’angoisse :

11 ils s’appuieront sur toi, ceux qui connaissent ton nom ;

jamais tu n’abandonnes, Seigneur, ceux qui te cherchent.

 

12 Fêtez le Seigneur qui siège dans Sion,

annoncez parmi les peuples ses exploits !

13 Attentif au sang versé, il se rappelle,

il n’oublie pas le cri des malheureux.

 

14 Pitié pour moi, Seigneur,

vois le mal que m’ont fait mes adversaires,?*

toi qui m’arraches aux portes de la mort ;

15 et je dirai tes innombrables louanges

aux portes de Sion,?*

je danserai de joie pour ta victoire.

 

16 Ils sont tombés, les païens, dans la fosse qu’ils creusaient ;

aux filets qu’ils ont tendus, leurs pieds se sont pris.

17 Le Seigneur s’est fait connaître : il a rendu le jugement,

il prend les méchants à leur piège.

 

18 Que les méchants retournent chez les morts,

toutes les nations qui oublient le vrai Dieu !

19 Mais le pauvre n’est pas oublié pour toujours :

jamais ne périt l’espoir des malheureux.

 

20 Lève-toi, Seigneur : qu’un mortel ne soit pas le plus fort,

que les nations soient jugées devant ta face !

21 Frappe-les d’épouvante, Seigneur :

que les nations se reconnaissent mortelles !

Lectures du jour


Livre de Jérémie, Chap. 2, v. 1-9

1
Le Seigneur m'a adressé sa parole.
2
Il m'a demandé d'annoncer ceci à la population de Jérusalem : " Voici le message du Seigneur : Je me souviens de ce que tu étais autrefois. Quand tu étais jeune, tu étais attachée à moi. Quand tu étais ma fiancée, tu m'aimais. Tu me suivais au désert, dans cette région où rien ne pousse.
3
Israël, tu étais à moi seul, tu m'appartenais, comme les premiers fruits de la récolte. Ceux qui osaient toucher à toi étaient coupables, et il leur arrivait malheur. Voilà ce que le Seigneur déclare.
4
Vous qui êtes de la famille de Jacob, tous les clans d'Israël, écoutez ce message du Seigneur !
5
Voici ce que le Seigneur dit : Est-ce que vos ancêtres ont une faute à me reprocher ? Ils se sont éloignés de moi pour suivre des dieux qui ne valent rien et devenir eux-mêmes des gens qui ne valent rien ! Pourquoi donc ?
6
Ils n'ont pas dit : "Où est le Seigneur qui nous a fait monter d'Égypte, qui nous a guidés à travers le désert, région sauvage, pleine de ravins, région sèche et sombre, où personne ne passe, où personne n'habite ?"
7
Je vous ai fait entrer dans un pays fertile, pour que vous profitiez de ses fruits et de ses richesses. Ce pays était à moi, mais à votre arrivée, vous l'avez rendu impur. C'était ma propriété, mais vous en avez fait quelque chose d'horrible.
8
Les prêtres ne demandent plus : "Où est le Seigneur ?" Les spécialistes de la loi ne me connaissent plus. Les chefs se sont révoltés contre moi. Les prophètes ont parlé au nom du dieu Baal et ils ont suivi des dieux totalement incapables.
9
C'est pourquoi je vais continuer à vous accuser, et j'accuserai aussi les enfants de vos enfants. Voilà ce que le Seigneur déclare.

Commentaire

Que s'est-il passé ?

Pourquoi avons-nous tant changé ? Que sont devenus nos enthousiasmes, nos idéaux de jeunesse ? Pourquoi avons-nous fait tant de compromis dans nos vies et par rapport au Dieu vivant ?
Notre existence est devenue une vie soi-disant raisonnable, rangée, que nous traversons en regardant à notre profit et à nos avantages personnels, des solutions de facilités, mais qu'avons-nous perdu ? N'avons-nous pas perdu la source, même pour des citernes fissurées ?
Le reproche que Dieu adresse à son peuple s'adresse peut-être aussi à nous aujourd'hui. Le monde semble avoir beaucoup changé, mais finalement, pas les humains. Nous avons reçu Dieu en cadeau, et nous faisons la fine bouche, comme les contemporains de Jérémie. Nous l'échangeons contre d'autres dieux, d'autres valeurs concrètes et immédiates, parfois sans même nous en rendre compte.
Les habitudes se prennent ou se perdent de manière insidieuse, comme l'habitude de se rendre au culte ou de rendre grâce avant le repas.
C'est un glissement presque imperceptible au début, dont les effets peuvent se multiplier, nous entraîner sur une pente de plus en plus glissante, où nous risquons de nous perdre.
Il s'agira alors d'identifier ce qui nous détourne de la source d'eau vive, d'analyser nos peurs et nos espoirs, nos besoins et notre désir de revenir au Dieu vivant.
Il nous attend !

Oraison

O Dieu, qui ne veux pas la mort du pécheur
mais sa conversion et sa vie,
accueille avec bonté les prières de ton peuple
qui te cherche de tout son cœur.
Accorde-nous d’être zélés à ton service
et maintiens-nous toujours dans ta grâce,
afin que nous ayons accès aux dons parfaits
que tu nous réserves dans ton Royaume,
par Jésus-Christ, notre Seigneur.

Cantique 6 (du recueil Alléluia)

Seigneur qui vois ma peine