mercredi 25 avril 2018

Temps

Temps de Pâques

Semaine

Mercredi de la quatrième semaine

Complément

Psaume

Psaume 46 (45)

Il est avec nous

 
2
Dieu est pour nous refuge et force,
 
 
secours dans la détresse, toujours offert.
 
3
Nous serons sans crainte si la terre est secouée,
 
 
si les montagnes s’effondrent au creux de la mer ;
 
4
ses flots peuvent mugir et s’enfler,
 
 
les montagnes, trembler dans la tempête :

(℟)
 
(Il est avec nous,
 
 
 le Seigneur de l’univers ;
 
 
citadelle pour nous,
 
 
 le Dieu de Jacob !)

 
5
Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu,
 
 
la plus sainte des demeures du Très-Haut.
 
6
Dieu s’y tient : elle est inébranlable ;
 
 
quand renaît le matin, Dieu la secourt.
 
7
Des peuples mugissent, des règnes s’effondrent ;
 
 
quand sa voix retentit, la terre se défait.

8
Il est avec nous,
 
 
 le Seigneur de l’univers ;
 
 
citadelle pour nous,
 
 
 le Dieu de Jacob !

 
9
Venez et voyez les actes du Seigneur,
 
 
comme il couvre de ruines la terre.
 
10
Il détruit la guerre jusqu’au bout du monde,
 
 
il casse les arcs, brise les lances, incendie les chars :
 
11
« Arrêtez ! Sachez que je suis Dieu.
 
 
Je domine les nations, je domine la terre. »

12
Il est avec nous,
 
 
 le Seigneur de l’univers ;
 
 
citadelle pour nous,
 
 
 le Dieu de Jacob !

Lectures du jour


Évangile selon Jean, Chap. 5, v. 1-18

1
 Ensuite il y a une fête juive, et Jésus va à Jérusalem.
2
 À Jérusalem, près de la porte des Moutons, se trouve une piscine avec cinq rangées de colonnes. En hébreu, on l'appelle Bethzata.
3
 Sous ces colonnes, beaucoup de malades sont couchés: des aveugles, des boiteux, des paralysés.
4
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5
 Parmi eux, il y a un homme malade depuis 38 ans.
6
 Jésus voit qu'il est couché et il apprend que cet homme est malade depuis déjà longtemps. Il lui demande: "Est-ce que tu veux guérir?"
7
 Le malade lui répond: "Seigneur, je n'ai personne pour me descendre dans la piscine quand l'eau se met en mouvement. Et pendant que j'essaie d'y aller, un autre descend avant moi."
8
 Jésus lui dit: "Lève-toi, prends ta natte et marche!"
9
 Aussitôt, l'homme est guéri. Il prend sa natte et il se met à marcher. Cela se passe le jour du sabbat.
10
 Alors des chefs juifs disent à l'homme guéri: "C'est le jour du sabbat, et tu n'as pas le droit de porter ta natte."
11
 Il leur répond: "Celui qui m'a guéri m'a dit: "Prends ta natte et marche!""
12
 Ces gens lui demandent: "Qui est cet homme qui t'a dit: "Prends ta natte et marche"?"
13
 Mais celui qui a été guéri n'en sait rien. En effet, Jésus est parti, parce qu'il y avait beaucoup de monde à cet endroit.
14
 Plus tard, Jésus le rencontre dans le temple et il lui dit: "Maintenant tu es guéri. Ne commets plus de péché, sinon il t'arrivera quelque chose de plus grave."
15
 L'homme va dire aux chefs juifs: "C'est Jésus qui m'a guéri."
16
 Alors ils cherchent à faire du mal à Jésus, parce qu'il a guéri quelqu'un le jour du sabbat.
17
 Mais Jésus leur dit: "Mon Père travaille depuis toujours, et moi aussi, je travaille."
18
 À cause de cette parole, les chefs juifs cherchent encore plus à faire mourir Jésus. En effet, Jésus ne respecte pas le sabbat. Mais surtout il dit que Dieu est son Père, et ainsi, il se fait égal à Dieu.

Commentaire

Veux-tu guérir ? Sois prêt à bouger !

La question paraît incongrue. Et pourtant, si Jésus la pose, c’est bien qu’il y a une raison : il existe des malades qui ne souhaitent pas vraiment guérir. Ils se sont installés dans leur identité de malade et, somme toute, y trouvent leur compte. Non pas qu’ils soient malades de gaîté de cœur ou simulateurs, mais dans la maladie, ils ont trouvé une forme d’équilibre personnel qui leur permet de gérer au mieux cette situation. « Veux-tu guérir ? » – Es-tu prêt à prendre le risque de te voir bousculé dans ton identité ? À ne plus être celui que tu étais depuis 38 ans ? La question n’est pas anodine …
Ce risque est aussi celui de la foi. La question s’adresse à toute personne qui veut suivre le Christ. Malade ou non, es-tu prêt au changement ?

Manifestement, il y a deux types de personnages dans la suite de ce récit (9-18) : ceux qui bougent et ceux qui sont immobiles. Parmi les premiers, il y a Jésus, qui se retire tout d’abord de la scène, sans doute parce qu’il se méfie de la foule ; puis il revient à la rencontre de l’homme guéri. Non seulement il bouge mais transmet cette capacité de bouger : « Prends ta natte et marche ! » Ecouter la parole de Jésus me met en mouvement, me fait me déplacer, m’arrache à mes immobilismes et me pousse vers les autres. Moi aussi, je bouge – avec Jésus.
Et puis, il y ceux qui ne bougent pas, ici les chefs juifs, qui restent confits dans leurs pratiques habituelles, dans la citadelle de leurs certitudes. Ils voient d’un très mauvais œil tous ceux qui circulent. Peut-être ont-ils oublié que parmi leurs ancêtres se trouve aussi Abraham, étranger et voyageur sur la terre ? Entre eux et Jésus, c’est le conflit, et chaque nouvel épisode vient l’aggraver jusqu’à son paroxysme à Golgotha.
Cela n’entrave pourtant pas la marche de Jésus. Certes, il a transgressé le commandement du sabbat, augmentant l’opposition de ses adversaires et peut-être l’incompréhension de ses disciples. Mais il a mis un homme en route, il a restauré son humanité. Et cela ne pouvait attendre demain. L’œuvre de Dieu presse et ne se laisse pas arrêter !

Sujets de prière

Oraison

Dieu tout-puissant, nous t’en prions,
fais briller sur nous la splendeur de ta gloire;
par l’illumination de l’Esprit Saint,
que ton incomparable lumière confirme
les fidèles régénérés dans ta grâce,
par le Christ, notre Seigneur.

Cantique 47-12 (du recueil Alléluia)

Il faut qu'en Dieu l'on se confie