mercredi 23 mars 2016

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Semaine Sainte

Semaine

Mercredi saint

Complément

Psaume

Psaume 69 (68), 30-37

Dans l’abîme des eaux

 
30
Et moi, humilié, meurtri,
 
 
que ton salut, Dieu, me redresse.
 
31
Et je louerai le nom de Dieu par un cantique,
 
 
je vais le magnifier, lui rendre grâce.
 
32
Cela plaît au Seigneur plus qu’un taureau,
 
 
plus qu’une bête ayant cornes et sabots.

 
33
Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
 
 
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
 
34
Car le Seigneur écoute les humbles,
 
 
il n’oublie pas les siens emprisonnés.
 
35
Que le ciel et la terre le célèbrent,
 
 
les mers et tout leur peuplement !

 
36
Car Dieu viendra sauver Sion
 
 
et rebâtir les villes de Juda.
 
 
Il en fera une habitation, un héritage : *
 
37
patrimoine pour les descendants de ses serviteurs,
 
 
 demeure pour ceux qui aiment son nom.

Lectures du jour


Évangile selon Marc, Chap. 15, v. 1-32

24
Ensuite, les soldats le clouent sur une croix. Ils tirent au sort pour savoir qui aura ses vêtements, puis ils les partagent entre eux.
25
Il est neuf heures du matin quand ils le clouent sur la croix.
26
Il y a une pancarte qui indique pourquoi Jésus est condamné. Dessus, on a écrit : « Le roi des Juifs ».
27
Les soldats clouent aussi deux bandits sur des croix, à côté de Jésus : l’un à sa droite et l’autre à sa gauche.
29
Les gens qui passent par-là secouent la tête et ils insultent Jésus en disant : « Eh ! Tu voulais détruire le temple et le reconstruire en trois jours !
30
Eh bien, sauve-toi toi-même en descendant de la croix ! »
31
De même, les chefs des prêtres et les maîtres de la loi se moquent de Jésus. Et ils se disent entre eux : « Il a sauvé les autres, mais il ne peut pas se sauver lui-même !
32
Maintenant, le Messie, le roi d’Israël, n’a qu’à descendre de la croix ! Si nous voyons cela, alors nous croirons en lui ! » Et ceux qu’on a cloués sur des croix à côté de Jésus l’insultent aussi.

Commentaire

Les yeux ouverts !

Les grands-prêtres accusent, excitent. Pilate se démène. La foule vocifère. Lui se tait. Il a rendu témoignage à la Vérité. Plus rien à ajouter. La croix s’avance, Jésus la regarde et y consent, souverainement, en toute liberté. Quelle force ! Quel amour !

Rien n’est épargné à Jésus. Flagellé, ridiculisé, frappé, insulté, avant d’être amené pour être crucifié. Là, sursaut d’humanité au milieu de ce monde de brutes (?), on lui propose du vin mêlé de myrrhe, boisson assoupissante offerte aux condamnés selon une coutume juive. Mais, nous dit le texte, «Jésus n’en prit pas.»

Il refuse ce qui pourrait tant soit peu adoucir son agonie. Jusqu’au bout, il garde les yeux ouverts et regarde en face ce qui advient. Masochisme ? Goût pour le martyre? Non, simplement une Présence, jusqu’au bout, qui lui permettra de confier Marie à Jean, de répondre à l’un des brigands crucifiés à ses côtés. Présence à son Père à qui il remettra son esprit. Présence qui le laisse libre et «capitaine de son âme», comme dirait Nelson Mandela !
Ne suis-je pas tenté de me précipiter sur tout ce qui anesthésie ce qui me fait mal, neutralise ce qui me fait peur?

Que de moqueries dans ce texte. D’abord, il y a l’écriteau INRI. Ensuite, les passants qui rient : « Sauve-toi toi-même ! ». Les autres condamnés qui l’insultent. Mais en face d’eux, un homme et quelques femmes – c’est-à-dire « presque rien ». De même, Jésus n’était « presque rien », juste un homme de Galilée et pourtant, il est le Fils de Dieu.
On a souvent l’impression que la foi, ce n’est « presque rien ». Et pourtant, avec l’Eglise, je crois que ce « presque rien » a tout changé.

Sujets de prière

Oraison

Seigneur Jésus-Christ,
tu n’as pas refusé d’être exposé à la honte
et tu n’as pas reculé devant la mort;
tu as été élevé pour attirer tous les hommes à toi.
Que la vision de ton amour illumine nos coeurs,
et que tous ceux qui viennent à ta lumière
deviennent des enfants de lumière.
Nous te le demandons au nom de tes promesses.

Cantique 33-21 (du recueil Alléluia)

O Jésus, ta croix domine