Mardi 23 Mai 2017

Temps

Temps de Pâques

Semaine

Mardi de la sixième semaine

Complément

Psaume

Psaume 95 (94)

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?

 
1
Venez, crions de joie pour le Seigneur,
 
 
acclamons notre Rocher, notre salut !
 
2
Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
 
 
par nos hymnes de fête acclamons-le !

 
3
Oui, le grand Dieu, c’est le Seigneur,
 
 
le grand roi au-dessus de tous les dieux :
 
4
il tient en main les profondeurs de la terre,
 
 
et les sommets des montagnes sont à lui ;
 
5
à lui la mer, c’est lui qui l’a faite,
 
 
et les terres, car ses mains les ont pétries.

 
6
Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
 
 
adorons le Seigneur qui nous a faits.
 
7
Oui, il est notre Dieu ; †
 
 
nous sommes le peuple qu’il conduit,
 
 
le troupeau guidé par sa main.

 
 
Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? †
 
8
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
 
 
comme au jour de tentation et de défi,
 
9
où vos pères m’ont tenté et provoqué,
 
 
et pourtant ils avaient vu mon exploit.

 
10
« Quarante ans leur génération m’a déçu, †
 
 
et j’ai dit : Ce peuple a le cœur égaré,
 
 
il n’a pas connu mes chemins.
 
11
Dans ma colère, j’en ai fait le serment :
 
 
Jamais ils n’entreront dans mon repos. »

Lectures du jour

Commentaire

Le sang de l’alliance

Le mot « testament » correspond au grec « diathékè » : contrat, convention, testament, traduit en latin par testamentum : témoignage, testament. En grec toutefois, le mot a un sens plus large qu’en latin : celui d’alliance.

Pour la première alliance, la signature est celle du sang des sacrifices. Les paroles de Moïse le rappellent : « ceci est le sang de l'alliance que Dieu a ordonnée pour vous ». Ces mots sont repris par Jésus, modifiés en vue d’une nouvelle alliance : « Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, versé pour vous. » Le rite du sang se veut purificateur : à terre, le sang répandu, c’est la mort, mais le sang qui circule, c’est la vie. L’image du sang, fruit de la vigne, transforme le contenu du sacrifice en action de grâce, qui en grec se dit « eu-charistie ». La coupe de la cène est eucharistique. Le souvenir devient un « mémorial » : ce terme exprime une transposition du passé et de l’avenir qui, par la foi, se rencontrent dans le présent du rite ou de la prière.

On constate dans cette lettre l’influence de la culture grecque tardive : le monde des réalités célestes se superpose à celui, terrestre, que la main de l’homme travaille et modifie. Pour être compris de son public cible – des Israélites ayant intégré la culture grecque et en passe d’accueillir le message de l’Evangile – l’auteur de l’épître place le sanctuaire dans le ciel, à la manière des « idées » dans la philosophie de Platon.

Ces croyants qui hésitent, il s’agit de les convaincre de la supériorité de la Nouvelle alliance sur l’Ancienne. En usant de l’argument suivant : alors que les grands-prêtres israélites – des hommes avec leurs faiblesses – doivent reprendre sans cesse l’œuvre de purification, le Christ, grand-prêtre parfait venu d’en haut, à la fois prêtre et victime, enlève en une seule fois les péchés de tous « une fois pour toutes ».

Sujets de prière

Oraison

Tu nous recrées, Seigneur, pour la vie éternelle
dans le résurrection du Christ qui règne auprès de toi;
dirige nos cœurs vers son Royaume de gloire,
afin qu’au jour où il viendra de nouveau,
nous que tu as fait renaître par le baptême,
nous soyons revêtus de sa lumière incorruptible,
car il est vivant pour les siècles des siècles.

Cantique 34-30 (du recueil Alléluia)

Seigneur Jésus, qui es venu