Mercredi 22 Septembre 2021

Temps

Temps ordinaire

Semaine

Mercredi

Complément

Psaume

Psaume 77 (76), 2-23

Dieu oublierait-il d’avoir pitié ?

 
2
Vers Dieu, je crie mon appel !
 
 
Je crie vers Dieu : qu’il m’entende !

 
3
Au jour de la détresse, je cherche le Seigneur ; †
 
 
la nuit, je tends les mains sans relâche,
 
 
mon âme refuse le réconfort.

 
4
Je me souviens de Dieu, je me plains ;
 
 
je médite et mon esprit défaille.
 
5
Tu refuses à mes yeux le sommeil ;
 
 
je me trouble, incapable de parler.

 
6
Je pense aux jours d’autrefois,
 
 
aux années de jadis ;
 
7
la nuit, je me souviens de mon chant,
 
 
je médite en mon cœur, et mon esprit s’interroge.

 
8
Le Seigneur ne fera-t-il que rejeter,
 
 
ne sera-t-il jamais plus favorable ?
 
9
Son amour a-t-il donc disparu ?
 
 
S’est-elle éteinte, d’âge en âge, la parole ?

 
10
Dieu oublierait-il d’avoir pitié,
 
 
dans sa colère a-t-il fermé ses entrailles ?
 
11
J’ai dit : « Une chose me fait mal,
 
 
la droite du Très-Haut a changé. »

 
12
Je me souviens des exploits du Seigneur,
 
 
je rappelle ta merveille de jadis ;
 
13
je me redis tous tes hauts faits,
 
 
sur tes exploits je médite.

 
          ~

 
14
Dieu, la sainteté est ton chemin !
 
 
Quel Dieu est grand comme Dieu ?

 
15
Tu es le Dieu qui accomplis la merveille,
 
 
qui fais connaître chez les peuples ta force :
 
16
tu rachetas ton peuple avec puissance,
 
 
les descendants de Jacob et de Joseph.

 
17
Les eaux, en te voyant, Seigneur, †
 
 
les eaux, en te voyant, tremblèrent,
 
 
l’abîme lui-même a frémi.

 
18
Les nuages déversèrent leurs eaux, †
 
 
les nuées donnèrent de la voix,
 
 
la foudre frappait de toute part.

 
19
Au roulement de ta voix qui tonnait, †
 
 
tes éclairs illuminèrent le monde,
 
 
la terre s’agita et frémit.

 
20
Par la mer passait ton chemin, †
 
 
tes sentiers, par les eaux profondes ;
 
 
et nul n’en connaît la trace.

 
21
Tu as conduit comme un troupeau ton peuple
 
 
par la main de Moïse et d’Aaron.

Lectures du jour


Deuxième épître aux Corinthiens, Chap. 12, v. 1-10

1
Est-ce que je dois me vanter? Cela ne sert à rien! Pourtant je vais parler de ce que le Seigneur m'a fait voir et m'a fait connaître.
2
Je connais un disciple du Christ. Il y a 14 ans, Dieu a enlevé cet homme jusqu'au plus haut des cieux. Est-ce que c'était avec son corps? Je n'en sais rien. Est-ce que c'était sans son corps? Je n'en sais rien, mais Dieu le sait.
3
Je le sais, Dieu a enlevé cet homme jusqu'au paradis. Est-ce que c'était avec son corps ou sans son corps? Je n'en sais rien, mais Dieu le sait.
4
Là, il a entendu des paroles qu'on ne peut pas dire avec des mots. Ces paroles, personne n'a le droit de les répéter.
5
Pour celui-là, je me vanterai. Mais pour moi, je me vanterai seulement parce que je suis faible.
6
Si je voulais me vanter, je ne serais pas fou, je dirais seulement la vérité, mais je ne le fais pas. Ainsi, on me jugera, seulement en voyant ce que je fais, et seulement en entendant ce que je dis, sans rien de plus.
7
Ce que le Seigneur m'a fait connaître est extraordinaire. Alors, pour éviter que je me vante de cela, j'ai reçu dans mon corps comme une blessure: un envoyé de Satan est chargé de me frapper pour m'empêcher de me vanter.
8
Trois fois, j'ai prié le Seigneur de me délivrer de cette souffrance.
9
Mais le Seigneur m'a dit: "Mon amour te suffit. Ma puissance se montre vraiment quand tu es faible."Donc je me vanterai surtout parce que je suis faible. Alors la puissance du Christ habitera en moi.
10
C'est pourquoi les faiblesses, les insultes, les difficultés, les souffrances et les soucis que je connais pour le Christ, je les accepte avec joie. Oui, quand je suis faible, c'est à ce moment-là que je suis fort.

Commentaire

«Ma grâce te suffit»

Paul continue à se défendre. Il raconte un moment d’intense communion avec Dieu... où il a même eu l’impression de ne plus être présent à son propre corps! Évidemment, il pourrait revendiquer cette expérience à la manière de ceux qui le vilipendent. Mais lui choisit de parler... d’une «écharde dans sa chair». On ne sait toujours pas vraiment de quoi il s’agit : un handicap, une maladie physique, une dépression ?
Paul est confronté à une faiblesse qui le fait souffrir... et dont il se serait très volontiers passé ! Ni masochisme ni valorisation de la souffrance. Il a prié trois fois pour être délivré. Mais sa prière n’a pas été exaucée comme il l’espérait. Il doit se «contenter» d’une parole inspirée par le Christ : «Ma grâce te suffit ; ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse.»
Qu’est-ce à dire ? Tant que nous en sommes à faire valoir une qualité, un résultat, une force, une compétence, se nourrit alors au fond de nous, et malgré nous, cette conviction que c’est bien là la preuve que nous sommes aimables et respectables.
Mais face à une faiblesse impossible à dépasser, comment se regarder dans la glace ? Comment s’accorder de la valeur ? Et si Dieu était en train de nous lâcher ?
Pourtant, c’est bien dans cette impuissance que Paul a fait l’expérience de ce Dieu qui reconnaît, accueille, accompagne, console... sans raison, juste par amour. Quelle force !

Sujets de prière

Oraison

Seigneur, tu es la vie de tes fidèles,
la gloire des humbles
et le bonheur des justes;
nous avons soif des biens que tu promets:
ouvre-nous les trésors de ta grâce,
par le Christ, notre Seigneur.

Cantique 45-01 (du recueil Alléluia)

Ta volonté, Seigneur mon Dieu