samedi 21 mars 2015

Temps

Temps du carême

Semaine

Samedi de la quatrième semaine

Complément

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Lectures du jour


Job, Chap. 19, v. 13-29

13
Mes parents, Dieu les a éloignés de moi. Ceux qui me connaissent font tout pour m'éviter.
14
Ceux qui sont proches de moi ont disparu, et mes amis m'ont oublié.
15
Mes invités et mes servantes me traitent comme un étranger. Pour eux, je suis quelqu'un de gênant.
16
J'appelle mon serviteur, il ne répond pas, même quand je le supplie.
17
Ma femme ne supporte plus mon odeur, et je dégoûte mes propres frères.
18
Même les petits enfants me méprisent. Quand je me mets à parler, ils se moquent de moi.
19
Tous mes meilleurs amis me détestent, tous ceux que j'aimais se tournent contre moi.
20
Je n'ai plus que la peau et les os et je suis presque mort.
21
Ayez pitié de moi, ayez pitié de moi, vous, mes amis. Oui, la main de Dieu m'a frappé !
22
Vous me faites souffrir comme Dieu. Pourquoi donc ? Est-ce que vous n'êtes pas fatigués de me démolir ?
23
Je voudrais qu'on mette mes paroles par écrit, qu'on les inscrive dans un livre.
24
Si seulement on pouvait les graver dans la pierre pour toujours, avec un ciseau en fer et une pointe de plomb !
25
Moi, je le sais : mon défenseur est vivant, et à la fin, il se dressera sur la terre.
26
Après que ma peau sera détruite, moi-même en personne, je verrai Dieu.
27
Oui, je le verrai moi-même de mes yeux, c'est moi qui le verrai et non un autre. Que ce moment arrive vite ! Je brûle d'impatience.
28
Vous vous demandez peut-être : "Comment poursuivre Job ? Qu'est-ce que nous allons bien trouver pour lui faire un procès ?"
29
Eh bien, tremblez de peur, vous mourrez par l'épée. En effet, vous méritez la mort en me poursuivant de cette manière. Vous devez le savoir : c'est Dieu qui vous jugera. "

Commentaire

Dites ce que vous voulez... Moi, je le sais: Il vit!

« OUI, MOI-MÊME EN PERSONNE, JE VERRAI DIEU.!» (v. 26). V. 24: comme les inscriptions triomphales des conquérants. V 25 : Mon défenseur = le parent qui devait venger, défendre ou racheter le lésé (Lv 25,25). V.26 : Ma chair = moi-même, en tant que personnalité s'exprimant dans un corps.
Les pierres crieront! Job n'a reçu aucun secours de ses amis : que la pierre gravée se fasse le mémorial de son combat titanesque contre Dieu, la vie, les hommes (v. 23-24)!
Mais, pour lui, le salut ne peut être posthume : il vient dans cette vie, ou jamais! Repoussé de tous, il ne lui reste que Dieu pour tout parent ayant droit de rachat. Le Dieu qui l'a broyé viendra le défendre, celui qui l'a dépouillé sera son avocat ; il confesse devant ses amis que Dieu est son parent! Il en appelle du Dieu mal informé au Dieu mieux informé (J. Hempel) ... Quelle foi l'encourage à tenir bon jusqu'à ce moment, à rester lui-même en dépit de toutes les déchéances physiques parce que, sur sa vie, Dieu prononcera le dernier mot, le mot capital ? Il ne pense pas à une résurrection! Il ignore la vie éternelle. Il sait pourtant que toute plénitude se trouve dans l'aujourd'hui de la communion avec Dieu : dans l'attente ardente de ceux qui l'aiment, Dieu se lève (v. 25). Comme le dit Jésus dans le présent du 4e Evangile : « Si quelqu'un mange mon corps et boit mon sang, il vit en moi, et moi je vis en lui.» (Jn 6, 56 -58).

Oraison

A travers le combat de la foi, Seigneur,
ta grâce déjà nous guérit et nous prépare à ton Royaume;
nous te confions les jours et les heures de notre vie
pour que tu les orientes vers leur plénitude éternelle,
par la Christ, notre Seigneur.

Cantique 35-15 (du recueil Alléluia)

Viens, Esprit de sainteté