mardi 02 avril 2019

Temps

Temps du carême

Semaine

Mardi

Complément

Psaume

Psaume 102 (101), 19-29

Ils passent. Tu demeures

 
19
Que cela soit écrit pour l’âge à venir,
 
 
et le peuple à nouveau créé chantera son Dieu :
 
20
« Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s’est penché ;
 
 
du ciel, il regarde la terre
 
21
pour entendre la plainte des captifs
 
 
et libérer ceux qui devaient mourir. »

 
22
On publiera dans Sion le nom du Seigneur
 
 
et sa louange dans tout Jérusalem,
 
23
au rassemblement des royaumes et des peuples
 
 
qui viendront servir le Seigneur.

 
          ~

 
24
Il a brisé ma force en chemin,
 
 
réduit le nombre de mes jours.
 
25
Et j’ai dit : « Mon Dieu,
 
 
ne me prends pas au milieu de mes jours ! »

 
 
Tes années recouvrent tous les temps : †
 
26
autrefois tu as fondé la terre ;
 
 
le ciel est l’ouvrage de tes mains.

 
27
Ils passent, mais toi, tu demeures : †
 
 
ils s’usent comme un habit, l’un et l’autre ;
 
 
tu les remplaces comme un vêtement.

 
28
Toi, tu es le même ;
 
 
tes années ne finissent pas.
 
29
Les fils de tes serviteurs trouveront un séjour,
 
 
et devant toi se maintiendra leur descendance.

Lectures du jour


Job, Chap. 1, v. 13-22

13
Un jour, les fils et les filles de Job étaient en train de manger et de boire du vin chez leur grand frère.
14
Un messager est arrivé chez Job et lui a dit : " Les bœufs étaient en train de labourer, les ânesses se trouvaient dans un champ, tout près.
15
Une bande de nomades d'Arabie les ont attaqués, puis ils les ont volés. Et ils ont tué tes serviteurs. Moi seul, j'ai pu me sauver pour te prévenir. "
16
L'homme parlait encore, un autre messager est arrivé. Il a dit : " La foudre est tombée du ciel sur les moutons et sur tes serviteurs. Elle les a tous brûlés. Moi seul, j'ai pu me sauver pour te prévenir. "
17
L'homme parlait encore, un autre messager est arrivé. Il a dit : " Trois bandes de Chaldéens ont attaqué les chameaux, puis ils les ont volés. Et ils ont tué tes serviteurs. Moi seul, j'ai pu me sauver pour te prévenir. "
18
L'homme parlait encore, un autre messager est arrivé. Il a dit : " Tes fils et tes filles étaient en train de manger et de boire du vin chez leur grand frère.
19
Un vent violent venu du désert a renversé toute la maison. Elle est tombée sur eux tous, et ils ont été tués. Moi seul, j'ai pu me sauver pour te prévenir. "
20
Alors Job s'est levé. En signe de deuil, il a déchiré son vêtement et s'est rasé la tête. Puis il s'est mis à genoux, le front contre le sol.
21
Il a dit : " Je suis sorti tout nu du ventre de ma mère. Je retournerai tout nu dans le ventre de la terre. Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris. Il faut remercier le Seigneur ! "
22
Dans tous ces malheurs, Job n'a commis aucune faute. Il n'a fait aucun reproche à Dieu.

Commentaire

Première salve : perte de la famille et des biens

Job est considéré par ses contemporains comme un homme irréprochable, droit et fidèle à Dieu… mais aussi infiniment riche et baignant dans le bonheur.
Enjeu de ce pari « stupide » proposé à Dieu par Satan, il perd tout ce qui faisait sa richesse : animaux, serviteurs, enfants.
Deux phrases en leitmotiv ponctuent le récit : « J’ai été le seul à pouvoir m’échapper pour t’en avertir », ainsi que : « Il n’avait pas fini de parler que… ». Dans le conte, elles accentuent ainsi l’acharnement dans la succession des pertes.
Digne, Job montre tous les signes de la tristesse et du deuil, et sa réponse se résume ainsi : je n’avais rien en venant au monde, Dieu a donné, Dieu a repris, je lui dis merci.
En tout cela, Job ne commet pas de fautes, n’est pas inconvenant contre Dieu.
Pourquoi ? Quelle est sa foi, et en quel Dieu ?
Une foi enfantine qui n’ose pas douter de Dieu ?
Une foi qui accepte de ne pas comprendre, une foi aveugle ? Se contente-t-il d’être « juste » ?
Au début du conte, Job offrait des sacrifices à Dieu pour ses enfants « à tout hasard », au cas où ils auraient commis une faute. Serait-ce un peu de superstition ?
Doit-il vraiment se réduire à être juste ou injuste ?

Sujets de prière

Oraison

O Christ, Fils unique et Parole éternelle du Père,
qui es notre seul vrai sacrifice,
accepte notre louange et notre intercession,
comme l’offrande que nous te présentons
en communion avec tous nos frères en la foi,
à toi qui règnes, avec le Père et le Saint-Esprit,
maintenant et pour les siècles des siècles.

Cantique 16 (du recueil Alléluia)

Sois, ô mon Dieu, ma garde…