samedi 01 octobre 2016

Temps

Temps ordinaire

Semaine

Samedi

Complément

Psaume

Psaume 119 (118), 145-152

De quel amour j’aime ta loi !

Lectures du jour


Épître aux Romains, Chap. 3, v. 21-31

21
 Mais maintenant, Dieu a montré de quelle façon il nous rend justes sans la loi. La loi de Moïse elle-même et les prophètes prouvent cela.
22
 Dieu rend justes les êtres humains par leur foi en Jésus-Christ. Il le fait pour tous ceux qui croient au Christ, parce qu'il n'y a pas de différence entre eux:
23
 tous ont péché et tous sont privés de la gloire de Dieu.
24
 Mais dans sa bonté, Dieu les rend justes gratuitement par Jésus-Christ, qui les libère du péché.
25
 Dieu l'a offert en sacrifice. Alors par sa mort, le Christ obtient le pardon des péchés pour ceux qui croient en lui. Ainsi Dieu a voulu montrer qu'il est toujours juste: il l'était autrefois, quand il a été patient et n'a pas puni les péchés des êtres humains.
26
 Mais il est juste aujourd'hui, puisqu'il veut à la fois être juste et rendre justes ceux qui croient en Jésus.
27
 Alors, est-ce qu'il y a encore des raisons de se vanter? Non, pas du tout! Pourquoi donc? Parce que, ce qui compte, ce n'est pas d'obéir à la loi, c'est de croire.
28
 Oui, nous pensons ceci: les êtres humains sont rendus justes parce qu'ils croient, et non parce qu'ils font ce que la loi demande.
29
 Ou alors, est-ce que Dieu est seulement le Dieu des Juifs? Est-ce qu'il n'est pas aussi le Dieu des autres? Si, bien sûr, il est aussi le Dieu des autres peuples,
30
 parce qu'il n'y a qu'un seul Dieu. C'est lui qui va rendre justes les Juifs à cause de leur foi, c'est lui aussi qui va rendre justes les autres peuples à cause de leur foi.
31
 Donc, quand nous croyons, est-ce que nous rendons la loi inutile? Sûrement pas! Au contraire, nous donnons à la loi toute sa valeur.

Commentaire

Texte miné, texte minant

« ...à servir d'expiation... »
Depuis mon adolescence, j'ai toujours eu de la peine avec la lecture sacrificielle de la croix: quand Jésus devrait satisfaire par sa mort ignominieuse la colère d'un Dieu vindicatif et mourir ainsi pour calmer le courroux du Père éternel devant la gravité du péché humain. Or, cette dramatique du salut, déduite d'une lecture (trop) immédiate de l'Ecriture, disqualifie tellement l'Evangile que les tentatives de sauver l'apparente objectivité des textes restent désespérées, jusqu'à gâcher des extraits comme celui du jour, pourtant tellement central dans le fil de l'épître.
On a parlé précédemment de fidélité, alors je m'interroge: quelle fidélité ? Sur ce sujet, c'est comme si elle rimait avec suivisme: c'est écrit, c'est comme cela. Etonnant littéralisme, étonnante crispation sur des mots peu pauliniens.
Et si ce n'étaient que des mots ? Des mots choisis pour rendre Dieu compréhensible à ceux à qui l'on écrit ? Des mots pour exprimer l'indicible, le Dieu obscur ou seulement différent, le Dieu impensé parce que impensable alors dans les catégories mentales et religieuses du temps ? Or n'a-t-on pas fait de Dieu le boucher qu'il n'est pas ?
Voilà ce que dévoile Dieu: en Christ, il couvre la faute (c'est le sens littéral de ces mots-là).
Et si du coup la justification, c'était aussi cela: pouvoir enfin recevoir Dieu, le Même, mais autrement, à la faveur d'une lecture un peu rebelle ?

Sujets de prière

Oraison

O Seigneur,
toi notre seul refuge et notre unique espérance,
donne-nous la force
de nous consacrer infatigablement à ton service,
dans un grand amour pour toi et pour nos frères et sœurs,
jusqu’au jour où nous parviendrons
à la vision bienheureuse de ta face,
et où tu essuieras toutes larmes de nos yeux,
dans ton Royaume éternel du Christ, notre Seigneur.

Cantique 45-24 (du recueil Alléluia)

La grâce est joie