vendredi 19 octobre 2018

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Vendredi

Complément

Psaume

Psaume 141 (140)

L’offrande du soir

 
1
Seigneur, je t’appelle : accours vers moi !
 
 
Écoute mon appel quand je crie vers toi !
 
2
Que ma prière devant toi s’élève comme un encens,
 
 
et mes mains, comme l’offrande du soir.

 
3
Mets une garde à mes lèvres, Seigneur,
 
 
veille au seuil de ma bouche.
 
4
Ne laisse pas mon cœur pencher vers le mal
 
 
ni devenir complice des hommes malfaisants.

 
 
Jamais je ne goûterai leurs plaisirs :
 
5
que le juste me reprenne et me corrige avec bonté.
 
 
Que leurs parfums, ni leurs poisons, ne touchent ma tête !
 
 
Ils font du mal : je me tiens en prière.

 
6
Voici leurs juges précipités contre le roc,
 
 
eux qui prenaient plaisir à m’entendre dire :
 
7
« Comme un sol qu’on retourne et défonce,
 
 
nos os sont dispersés à la gueule des enfers ! »

 
8
Je regarde vers toi, Seigneur, mon Maître ;
 
 
tu es mon refuge : épargne ma vie !
 
9
Garde-moi du filet qui m’est tendu,
 
 
des embûches qu’ont dressées les malfaisants.

Lectures du jour


Deuxième livre de Samuel, Chap. 12, v. 15-23

15
 Ensuite Natan rentre chez lui. L'enfant de David et de Batchéba meurt. Le Seigneur envoie une maladie à l'enfant que la femme d'Urie a donné à David.
16
 David supplie Dieu pour l'enfant. Il se met à jeûner, et quand il rentre chez lui pour la nuit, il couche par terre.
17
 Ses serviteurs les plus respectés viennent auprès de lui et ils l'invitent à se relever. Mais le roi refuse et ne veut rien manger avec eux.
18
 Au bout d'une semaine, l'enfant meurt. Les serviteurs ont peur de le dire à David. Ils pensent: "Quand l'enfant vivait encore, nous avons parlé au roi. Il ne voulait pas nous écouter. Comment lui annoncer maintenant que l'enfant est mort? Il risque de réagir très mal."
19
 David les voit parler tout bas entre eux. Il comprend que l'enfant est mort. Il demande à ses serviteurs: "Est-ce que mon fils est mort?" Ils répondent: "Oui, il est mort."
20
 Alors David se relève de terre. Il se lave, se parfume et change de vêtements. Puis il va dans la maison du Seigneur pour l'adorer. Ensuite il rentre chez lui, il demande qu'on lui serve un repas et se met à manger.
21
 Ses serviteurs lui demandent: "Qu'est-ce que tu fais là? Quand ton fils vivait encore, tu jeûnais et tu pleurais. Maintenant qu'il est mort, tu te relèves de terre et tu manges!"
22
 Le roi répond: "Oui, quand l'enfant vivait encore, je jeûnais et je pleurais. Je me disais: "Qui sait? Le Seigneur aura peut-être pitié de moi, et l'enfant vivra."
23
 Maintenant qu'il est mort, à quoi sert de jeûner? Je ne pourrai pas le faire revenir à la vie! Moi, j'irai vers lui, mais lui ne reviendra pas vers moi."

Commentaire

Une personne de confiance qui interpelle.

Nathan est une personne de confiance à la cour du roi. De plus, il est prophète.
Une double confiance et double loyauté qui l’obligent à parler. L’espérance, la promesse contenue dans le demi-verset d’hier a besoin de porte-parole en chair et en os, de leur compétence à analyser la situation.

Comme dans l’épisode de la femme de Tekoa (2 Sam 14), Nathan choisit le mode du récit pour interpeller David. Ce mode lève la méfiance d’un David qui doit être pris de mauvaise conscience et lui donne de voir ses actes sous un autre angle. La colère du roi révèle l’enjeu de sa faute : ce qui a été mis en danger, c’est le respect de chacun, la sécurité, le respect des liens, une loi qui ne soit pas celle du plus riche ou du plus puissant. Alors tombe cette conclusion choc : « Cet homme, c’est toi ! »
Le récit de Nathan a permis à David de prendre conscience de ce que, tout au fond de lui, il savait déjà. Et de désarmer le secret en le mettant sur la table, en pleine lumière.
Outré de la conduite du riche dans le récit de Nathan, David s’écrie littéralement au v. 5 : « c’est un fils de la mort » – en effet, son action n’est pas au service de la vie.
Nathan ne s’élève pas en garant d’une morale ou en défenseur d’une victime.
Pour lui, c’est Dieu lui-même que David a offensé. Ce qu’il a fait est un acte d’ingratitude envers Dieu et ses bienfaits.
La bonté et la confiance reçues de Dieu, plutôt qu’en générer d’autres, ont été dévoyées aux fins de ses propres désirs et de son pouvoir.

Dans ta bonté, Seigneur, mets sur notre route des amis loyaux pour nous interpeller quand c’est nécessaire. Et quand c’est nous qui interpellons, apprends-nous à le faire avec tact.

Sujets de prière

Oraison

Seigneur de nos vies,
éloigne de nous l’esprit de paresse, de tristesse,
de domination et les vaines paroles;
accorde à tes serviteurs un esprit de chasteté,
d’humilité, de persévérance
et un amour qui ne vienne jamais à manquer.
Notre Seigneur et notre Roi,
accorde-nous de considérer nos péchés
et de ne pas juger nos frères et sœurs.
Sois béni maintenant et toujours et à jamais.

Cantique 72 (du recueil Alléluia)

Revêts, Seigneur, de ta justice