jeudi 19 mars 2015

Temps

Temps du carême

Semaine

Jeudi de la quatrième semaine

Complément

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Lectures du jour


Job, Chap. 7, v. 1-11

1
Job a dit encore : " Vraiment, la vie des gens sur la terre est très dure. Leur situation est celle des manœuvres.
2
Ils sont comme l'esclave au soleil, qui cherche un peu d'ombre, ou comme un ouvrier qui attend son salaire.
3
Pour moi, c'est la même chose ! Depuis des mois, ma vie est inutile. Je connais seulement des nuits de souffrance.
4
Dès que je suis couché, je me dis : "Si seulement c'était le jour !" La nuit est longue, et je me retourne sans cesse dans mon lit jusqu'au matin.
5
J'ai le corps couvert de vers et de croûtes pareilles à la terre. Ma peau se fend, et mes plaies coulent.
6
Ma vie a passé plus vite que la navette du tisserand. Elle va bientôt s'arrêter quand le fil de l'espoir sera fini.
7
Souviens-toi, ô Dieu : ma vie n'est qu'un souffle. Mes yeux ne verront plus jamais le bonheur.
8
Toi qui me regardais, tu ne m'apercevras plus. Quand tes yeux me chercheront, je ne serai plus là.
9
Celui qui descend dans le monde des morts ressemble au nuage qui disparaît et s'en va.
10
Il ne remonte pas. Il ne revient plus dans sa maison, et ceux qui le connaissaient l'oublient.
11
C'est pourquoi je ne peux pas me taire, j'ai la gorge serrée, alors je dois parler. Je suis découragé et déçu, alors je vais me plaindre.

Commentaire

Ce n'est plus une vie ! ...

L'une des grandes difficultés de notre existence est de répondre à la question de l'origine de la souffrance. Dans la culture qui est la sienne, Job se révolte, il ne comprend pas ce qui lui arrive parce qu'il ne peut pas en comprendre la cause. Habituellement, on considérait que le malheur qui advenait à quelqu'un était dû, par exemple, à sa conduite. Pesant son malheur, Job remarque qu'il est plus lourd que le poids de la promesse de Dieu (voir l'allusion au sable du v. 3) ; son mal est sournois comme l'est un poison qui tue à petit feu.
Alors dans son désespoir, la seule chose qui lui reste, c'est la mort (v. 8-9); une mort dont Job espère qu'elle interviendra assez tôt, avant qu'il n'en vienne à dire quoi que ce soit contre Dieu. Mais la fin de notre passage nous présente un Job perché à nouveau sur sa vie passée. Il interpelle ses amis en leur demandant d'étayer précisément leurs reproches : ils ne trouveront rien!
Ce discours de Job passe d'une idée à l'autre, les ruptures de pensées y sont nombreuses : reflet du bouleversement de l'homme souffrant. Alors j'écoute sa plainte sans pouvoir faire autrement, comme Dieu est attentif à la plainte des hommes. La référence à la promesse rappelle bien que Dieu a entendu la plainte des Hébreux en Egypte. Au cœur de sa révolte, Job le sait.

Oraison

Seigneur Jésus Christ,
par ta patience dans la souffrance
tu as sanctifié la peine des hommes
et tu nous as donné un exemple d’obéissance
à la volonté du Père:
Sois proche de nous à l’heure de la faiblesse et de la douleur,
soutiens-nous par ta grâce,
que notre courage et notre force ne faiblissent pas;
aide-nous toujours à croire que ce qui nous arrive maintenant
n’a qu’une importance relative,
puisque tu nous tiens dans la vie éternelle,
toi notre Seigneur et notre Dieu.

Cantique 116 (du recueil Alléluia)

J'aime mon Dieu