mardi 19 mai 2015

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Temps de Pâques

Semaine

Mardi de la septième semaine

Complément

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Lectures du jour


Évangile selon Jean, Chap. 15, v. 9-17

9
Je vous ai aimés comme le Père m'a aimé. Restez dans mon amour.
10
J'ai obéi aux commandements de mon Père et je reste dans son amour. De la même façon, si vous obéissez à mes commandements, vous resterez dans mon amour.
11
Je vous ai dit cela pour que vous ayez ma joie et pour que votre joie soit complète.
12
Voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés.
13
Si quelqu'un donne sa vie pour ses amis, c'est la plus grande preuve d'amour.
14
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
15
Je ne vous appelle plus serviteurs. En effet, le serviteur ne sait pas ce que son maître fait. Je vous appelle mes amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai entendu chez mon Père.
16
Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, mais c'est moi qui vous ai choisis. Je vous ai envoyés produire des fruits, et des fruits qui durent. Ainsi, mon Père vous donnera tout ce que vous lui demanderez en mon nom.
17
Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres. "

Commentaire

Ordre d'aimer

S'aimer comme Jésus l'a commandé ? Mais l'amour, cela ne se commande pas ! C'est le domaine des sentiments, des affinités. L'amour dont il est question ici ne s'arrête pas au coup de foudre, à l'amour du partenaire ou à l'amour maternel. « Aimez-vous les uns les autres » m'invite à aimer tous ceux que je rencontre. Même ceux qui m'indiffèrent ou me font tort. Aimer avec le regard de Dieu. La tâche est énorme. Si elle est réalisable, c'est que, quand Dieu commande, il donne aussi les moyens de mettre son commandement en actes. C'est parce que le Christ nous aime comme le Père l'aime, parce que sa joie est en nous que, en Dieu, tout être est aimable.
Il ne s'agit pas d'affinités ou de sentiments, ni d'hypocrisie qui nous fasse sauter au cou de ceux qui nous sont désagréables. Aimer, c'est dire ce qui est injuste, insupportable, invivable. C'est mettre le doigt sur ce qui ne va pas entre moi et l'autre. Et c'est écouter, respecter, s'ouvrir à l'autre, aussi différent et distant de moi soit-il. Je dois être prête à me « dessaisir » de ma vie pour l'amour de l'autre, à l'image du Christ. Donner sa vie, ce n'est pas forcément faire acte d'héroïsme. Donner sa vie, c'est aussi donner la main, donner du temps, se donner par petits bouts, au jour le jour; c'est parfois plus difficile qu'une action d'éclat. Se « dessaisir », c'est lâcher prise, laisser Dieu agir à travers nous. Demeurer dans l'amour de Dieu.

Oraison

Seigneur Dieu, Maître tout-puissant,
du haut des cieux regarde ton Eglise
et fais-lui don de ta paix
pour que nous nous aimions les uns les autres.
Maintiens-nous dans un même esprit
pour que nous formions un seul corps,
animé d’une même foi et d’une même espérance,
et que nous parvenions ensemble à l’amour parfait,
par le Christ, notre Seigneur,
qui vit et règne avec toi, dans l’unité du Saitn-Esprit,
un seul Dieu, aux siècles des siècles.

Cantique 45-10 (du recueil Alléluia)

J'ai soif de ta présence