mercredi 18 mars 2015

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Temps du carême

Semaine

Mercredi de la quatrième semaine

Complément

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Lectures du jour


Job, Chap. 2, v. 1-13

1
Un autre jour, les habitants du ciel sont venus en présence du Seigneur. L'Accusateur est venu avec eux, lui aussi.
2
Le Seigneur lui a demandé : " D'où viens-tu ? " L'Accusateur a répondu : " Je viens de me promener partout sur la terre. "
3
Le Seigneur lui a dit : " Tu as sûrement remarqué mon serviteur Job. Personne ne lui ressemble sur la terre. C'est un homme droit, on n'a rien à lui reprocher. Il me respecte et il évite le mal. Il continue à se conduire parfaitement, et c'est sans raison que tu m'as poussé à le détruire. "
4
Mais l'Accusateur a répondu au Seigneur : " C'est normal : chacun donne pour recevoir. Tout ce qu'un homme possède, il le donne pour sauver sa vie.
5
Mais touche un peu à sa personne, et il te maudira en face, j'en suis sûr ! "
6
Le Seigneur a dit à l'Accusateur : " D'accord ! Il est en ton pouvoir, mais ne le fais pas mourir. "
7
Alors l'Accusateur s'est éloigné de la présence du Seigneur. Il a frappé Job d'une grave maladie de peau, depuis les pieds jusqu'à la tête.
8
Job s'est installé au milieu des ordures et il a pris un morceau de poterie cassée pour se gratter.
9
Sa femme lui a dit : " Tu continues à te conduire parfaitement ? Tu ferais mieux de maudire Dieu et de mourir ensuite ! "
10
Mais Job lui a répondu : " Tu parles comme une folle ! Nous acceptons le bonheur comme un don de Dieu. Alors pourquoi refuser le malheur ? " Dans ce nouveau malheur, Job n'a dit aucune parole qui offense Dieu.
11
Trois amis de Job ont appris tous les malheurs qui sont tombés sur lui. Ce sont Élifaz de Téman, Bildad de Chouha et Sofar de Naama. Chacun est arrivé de son pays. Ils se sont mis d'accord pour partager sa peine et le consoler.
12
Ils l'ont vu de loin, mais ils ne l'ont pas reconnu. Alors ils se sont mis à pleurer à grands cris. En signe de tristesse, chacun a déchiré son vêtement et ils ont jeté en l'air de la poussière qui est retombée sur leur tête.
13
Puis ils se sont assis par terre avec lui pendant sept jours et sept nuits. Aucun ne lui a parlé. En effet, ils voyaient que sa souffrance était très grande.

Commentaire

La sérénité, fruit d'un long cheminement intérieur.

Peau pour peau (v. 4) : selon la TOB , on pourrait rendre ce proverbe par "donnant donnant" . Lèpre maligne (v. 7): il s'agit d'une grave maladie de la peau , mais le texte original ne permet pas de l'assimiler à ce que l'on appelle lèpre aujourd 'hui.
Un nouveau pari est pris dans le ciel. La conséquence en est la terrible maladie de Job. A la persévérance dans la foi, du côté de Job, répond la persévérance dans les insinuations, du côté de l'Adversaire. Mais, encore ici, les paroles de celui-ci ne sont pas totalement infondées. Dans le passé comme aujourd'hui, on devait exprimer cette conviction que "quand on a la santé, c'est le principal" . Que ne ferait pas un humain pour rester en bonne santé? Toutefois, Job ne tombe pas dans le piège qui lui est tendu . Il résiste à la tentation du désespoir absolu, de la solution extrême suggérée ici par sa femme.
Dans la réalité , on ne rencontre que rarement un héroïsme comparable à celui de Job. D'ailleurs, la suite du livre va montrer qu'une sérénité comme la sienne (v. 10) ne s'acquiert pas sans un déchirant débat intérieur. Au moment où toutes les sécurités humaines sont enlevées à un être, il lui faut un long cheminement pour accéder de nouveau à la paix et à la confiance .

Oraison

Dieu tout-puissant,
qui veux que tous les hommes soient sauvés
et parviennent à la connaissance de la vérité,
délivre-nous de toutes les ruses du Malin
et donne-nous de te connaître, toi le seul vrai Dieu,
et Celui que tu as envoyé, Jésus-Christ, notre Seigneur.

Cantique 130 (du recueil Alléluia)

Du fond de ma détresse