vendredi 18 mai 2018

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Temps ordinaire

Semaine

Vendredi de la septième semaine

Complément

Psaume

Psaume 131 (130)

Comme un petit enfant

 
1
Seigneur, je n’ai pas le cœur fier
 
 
   ni le regard ambitieux ; *
 
 
je ne poursuis ni grands desseins,
 
 
   ni merveilles qui me dépassent.

 
2
Non, mais je tiens mon âme
 
 
   égale et silencieuse ; *
 
 
mon âme est en moi comme un enfant,
 
 
   comme un petit enfant contre sa mère.

 
3
Attends le Seigneur, Israël, *
 
 
   maintenant et à jamais.

Lectures du jour


Évangile selon Jean, Chap. 17, v. 11-19

11
Maintenant, je ne suis plus dans le monde, mais eux, ils sont dans le monde. Et moi, je vais auprès de toi. Père saint, garde-les par la force de ton nom, le nom que tu m'as donné. Ainsi, ils seront un, comme toi et moi, nous sommes un.
12
Quand j'étais avec eux, je les ai gardés par la force de ton nom, le nom que tu m'as donné. Je les ai protégés, et aucun d'eux ne s'est perdu, sauf celui qui devait se perdre. Ainsi ce qui est écrit dans les Livres Saints s'est réalisé.
13
Maintenant, Père, je vais auprès de toi. Mais, je dis ces paroles dans le monde, pour qu'ils aient en eux-mêmes ma joie, une joie totale.
14
Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a détestés. En effet, ils n'appartiennent pas au monde, comme moi, je n'appartiens pas au monde.
15
Je ne te demande pas de les retirer du monde mais je te demande de les protéger du Mauvais.
16
Ils n'appartiennent pas au monde, comme moi, je n'appartiens pas au monde.
17
Fais qu'ils soient entièrement à toi par la vérité. Ta parole est la vérité.
18
Tu m'as envoyé dans le monde, de la même façon, je les envoie dans le monde.
19
Pour eux, je m'offre moi-même entièrement à toi. Alors, ils seront, eux aussi, entièrement à toi par la vérité.

Commentaire

Saints

Pour l’évangéliste, le monde (avec ou sans guillemets) est obscur, peuplé de forces multiples et néfastes ; c’est le lieu du mal : dans le grec du Nouveau Testament, il n’y a pas de majuscules. C’est l’Eglise qui a personnalisé le mal en Mal, Malin, Mauvais, Diable ou Satan. C’est plus facile : ainsi a-t-on un adversaire – pardon ! un Adversaire – net et précis. L’évangile de Jean, en parlant du monde et du mal sans majuscule, nous laisse entendre qu’il n’y a pas un M. Shaïtan cornu et barbichu sur les épaules de qui on peut coller tout ce qui ne va pas. Ce sont le « monde », la vie, l’humanité qui portent en eux le mal. Ce sont les humains qui sont traversés à la fois de bien et de mal.

Certes, les chrétiens ne sont « pas du monde », parce que Jésus les a faits siens par leur foi même. Mais, bataillant contre les tentations, culpabilisés du mal auquel ils collaborent, victimes de celui qu’on leur fait, peinés du mal qu’on inflige à autrui, ils sont encore fichtrement dans le monde ! – et j’en suis …

Car le mal, pour vaincu qu’il soit, nous soumet et nous terrasse encore, plus souvent qu’à son tour ! C’est pourquoi Jésus nous parle de « consécration » et de « sanctification », comme disent encore les plus anciennes traductions.
Le Christ est consacré, il est présence sacrée de Dieu dans le monde ; il est saint, pur et neuf, hors le monde, lors même qu’il est encore dans le monde au moment où il prononce devant les disciples ce discours d’adieu.
Et c’est par lui que nous les croyants sommes consacrés à Dieu, nous sommes ses saints, ceux qu’il a sanctifiés par sa vérité, ceux qu’il a fait avancer en pleine lumière, ceux qu’il purifie. Ils sont encore dans l’ombre et y combattent mais leur avenir est déjà passé, avec leur Seigneur, sur le versant soleil.

C’est ainsi que nous sommes présence de Dieu dans le monde par l’union que son Fils nous offre.

Sujets de prière

Oraison

Dieu
à qui nous devons le salut et la liberté,
écoute le cri de notre prière ;
puisque tu nous as rachetés par le sang de ton Fils,
fais que nous puissions vivre de toi
et trouver en toi le bonheur éternel,
par le Christ, notre Seigneur.

Cantique 47-16 (du recueil Alléluia)

Dieu nous aime comme un Père