jeudi 17 octobre 2019

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Psaume

Psaume 95 (94)

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?

 
1
Venez, crions de joie pour le Seigneur,
 
 
acclamons notre Rocher, notre salut !
 
2
Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
 
 
par nos hymnes de fête acclamons-le !

 
3
Oui, le grand Dieu, c’est le Seigneur,
 
 
le grand roi au-dessus de tous les dieux :
 
4
il tient en main les profondeurs de la terre,
 
 
et les sommets des montagnes sont à lui ;
 
5
à lui la mer, c’est lui qui l’a faite,
 
 
et les terres, car ses mains les ont pétries.

 
6
Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
 
 
adorons le Seigneur qui nous a faits.
 
7
Oui, il est notre Dieu ; †
 
 
nous sommes le peuple qu’il conduit,
 
 
le troupeau guidé par sa main.

 
 
Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? †
 
8
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
 
 
comme au jour de tentation et de défi,
 
9
où vos pères m’ont tenté et provoqué,
 
 
et pourtant ils avaient vu mon exploit.

 
10
« Quarante ans leur génération m’a déçu, †
 
 
et j’ai dit : Ce peuple a le cœur égaré,
 
 
il n’a pas connu mes chemins.
 
11
Dans ma colère, j’en ai fait le serment :
 
 
Jamais ils n’entreront dans mon repos. »

Lectures du jour


Épître aux Romains, Chap. 9, v. 1-12

1
 Je suis uni au Christ, donc, je vais dire la vérité, je ne vais pas mentir. Ma conscience guidée par l'Esprit Saint me dit aussi que c'est vrai.
2
 Mon cœur est plein d'une grande tristesse et je souffre sans cesse.
3
 Oui, je souhaiterais moi-même être rejeté par Dieu et séparé du Christ pour mes frères et sœurs juifs. Ils sont du même peuple que moi,
4
 ce sont des Israélites. Dieu a fait d'eux ses enfants, il leur a montré sa gloire, il a fait alliance avec eux, il leur a donné la loi, le culte, les promesses
5
 et les ancêtres célèbres. C'est dans leur peuple que le Christ est né comme être humain, lui qui est Dieu au-dessus de tout. Louange à lui pour toujours! Amen!
6
 Pourtant la promesse de Dieu n'a pas été sans résultat. En effet, ceux qui sont nés d'Israël n'appartiennent pas tous au vrai peuple d'Israël.
7
 Et ceux qui sont nés dans la famille d'Abraham ne sont pas tous ses vrais enfants. Oui, Dieu a dit à Abraham: "Les enfants que je t'ai promis, tu les auras par Isaac."
8
 Voici le sens de ces paroles: ce ne sont pas les enfants nés de la volonté d'un homme et d'une femme qui sont les enfants de Dieu. Les vrais enfants, ce sont les enfants nés de la promesse de Dieu.
9
 Voici les paroles de la promesse: "Je reviendrai dans un an, et Sara aura un fils."
10
 Ce n'est pas tout: il y a aussi Rébecca. Elle a eu deux enfants du même père, notre ancêtre Isaac.
11
Ses enfants n'étaient pas encore nés, ils n'avaient encore fait ni bien ni mal.
12
  Pourtant Dieu a dit à Isaac: le frère aîné servira le plus jeune. Les Livres Saints le disent: "J'ai préféré Jacob à Ésaü."

Commentaire

Qu’adviendra-t-t-il des autres?

Puisque rien ne peut nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ, que se passe-t-il pour celles et ceux qui ne le (re)connaissent pas?
En raison de sa propre histoire, Paul ne peut éviter la question. De plus, Dieu renierait-il la promesse faite à son peuple?
On comprend la tristesse de l'apôtre, qui va jusqu'à souhaiter d’être séparé du Christ pour rester solidaire de ses coreligionnaires, ses frères. Tristesse incommensurable, qui ne sera dépassée que par la confiance de Paul dans l’accomplissement du plan de Dieu.
Une autre question trouble Paul : au nom de quoi affirmer qu'Israël s'est fourvoyé et que les croyants au Dieu de Jésus-Christ sont dans le vrai? Il cherche donc un critère et, dans la droite ligne de ce qu'il a écrit jusqu'ici, souligne l'absolue liberté des choix de Dieu.
C'est ainsi qu'il comprend que Dieu a choisi Isaac plutôt qu’Ismaël.
Ce dernier est le fruit d’une manière humaine de forcer le destin : Sarah voulait être sûre que la promesse faite à Abraham aurait une suite. Isaac, par contre, est vraiment fruit d'une promesse divine qui transforme l'impossibilité humaine en possible de Dieu.
Ainsi pour Jacob et Esaü, Caïn et Abel. Ne butons pas sur l'hébraïsme un peu choquant, le binôme antagoniste «aimer-haïr» : c’est simplement une manière de dire «préférer»).
La liberté de Dieu qui appelle diffère donc fondamentalement des compréhensions et contingences humaines.
La réflexion de Paul ne parle pas du salut individuel de l'un ou de l'autre, mais bien de la conception de la promesse, d'une promesse qui s'accomplit librement, soit – et il l'a déjà dit – hors de tout mérite ou action humaine.

Sujets de prière

Oraison

Dieu très saint, Père de tous les croyants,
par la grâce du mystère pascal,
multiplie le nombre de tes enfants,
pour la gloire de ton nom;
que ton Eglise ait la joie
de voir accomplie ta promesse
à notre père Abraham.
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Cantique 47-17 (du recueil Alléluia)

A Jésus je m'abandonne