mardi 17 mars 2015

Temps

Temps du carême

Semaine

Mardi de la quatrième semaine

Complément

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Lectures du jour


Job, Chap. 1, v. 13-22

13
Un jour, les fils et les filles de Job étaient en train de manger et de boire du vin chez leur grand frère.
14
Un messager est arrivé chez Job et lui a dit : " Les bœufs étaient en train de labourer, les ânesses se trouvaient dans un champ, tout près.
15
Une bande de nomades d'Arabie les ont attaqués, puis ils les ont volés. Et ils ont tué tes serviteurs. Moi seul, j'ai pu me sauver pour te prévenir. "
16
L'homme parlait encore, un autre messager est arrivé. Il a dit : " La foudre est tombée du ciel sur les moutons et sur tes serviteurs. Elle les a tous brûlés. Moi seul, j'ai pu me sauver pour te prévenir. "
17
L'homme parlait encore, un autre messager est arrivé. Il a dit : " Trois bandes de Chaldéens ont attaqué les chameaux, puis ils les ont volés. Et ils ont tué tes serviteurs. Moi seul, j'ai pu me sauver pour te prévenir. "
18
L'homme parlait encore, un autre messager est arrivé. Il a dit : " Tes fils et tes filles étaient en train de manger et de boire du vin chez leur grand frère.
19
Un vent violent venu du désert a renversé toute la maison. Elle est tombée sur eux tous, et ils ont été tués. Moi seul, j'ai pu me sauver pour te prévenir. "
20
Alors Job s'est levé. En signe de deuil, il a déchiré son vêtement et s'est rasé la tête. Puis il s'est mis à genoux, le front contre le sol.
21
Il a dit : " Je suis sorti tout nu du ventre de ma mère. Je retournerai tout nu dans le ventre de la terre. Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris. Il faut remercier le Seigneur ! "
22
Dans tous ces malheurs, Job n'a commis aucune faute. Il n'a fait aucun reproche à Dieu.

Commentaire

Le choix de l'adoration

Les Sabéens (v 15) et les Chaldéens (v. 17) sont des nomades pillards du désert d'Arabie. - Déchirer son manteau, se raser la tête (v. 20) : un signe de tristesse et de deuil.
L’Accusateur ne perd pas son temps. La ruine de Job est aussi soudaine que brutale. L'art avec lequel le narrateur conduit son récit est saisissant. Ecoutons à ce sujet un spécialiste: « Les propos des différents messagers chargés d'annoncer à Job les catastrophes qui le frappent sont stylisés avec ce refrain: « Il lui parlait encore quand un autre vint lui dire», pour donner l'impression de la hâte avec laquelle le malheur s'acharne sur le pauvre homme. Il n'a pas le temps de souffler...» (J. Steinmann).
Cependant, Job fait perdre son pari à l’Accusateur. Il ne se révolte pas contre Dieu, sa foi reste entière. Il sait que ses biens ne lui appartenaient pas définitivement (v. 21). Sa fermeté dans l'épreuve est le signe de l'authenticité de son respect du Seigneur. Sa réaction est d'autant plus exemplaire que, habituellement, l'abondance de biens est un grand danger pour l'homme, dont le regard a tendance à ne plus s'élever au-dessus du confort matériel.

Oraison

Dieu d’amour,
dans le désert de l’épreuve,
dans la nuit de la souffrance,
dans la solitude et dans le doute,
les hommes te cherchent,
peut-être même quand ils blasphèment.
Nous t’en prions: toi qui, par ton Fils aimé,
as voulu vivre notre vie et affronter notre mort,
accorde-nous à tous ta consolation
et donne-nous de sentir ta présence.
Par le Christ notre Seigneur.

Cantique 61 (du recueil Alléluia)

Ecoute-moi quand je crie