jeudi 16 avril 2015

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Temps de Pâques

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Jeudi de la deuxième semaine

Complément

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Lectures du jour


Épître aux Colossiens, Chap. 2, v. 16-23

16
Donc, personne ne doit vous condamner à cause de ce que vous mangez ou buvez, ou au sujet des fêtes, de la nouvelle lune et des sabbats.
17
Tout cela, c'est l'ombre de ce qui doit venir, mais ce qui existe réellement, c'est le Christ
18
Personne ne doit vous priver de la victoire. Je pense aux gens qui se font tout petits devant les anges pour leur rendre un culte. Et ils donnent aussi trop d'importance aux choses qu'ils voient en rêve. Ces gens-là ont des idées trop humaines, cela les gonfle d'orgueil.
19
Ils ne s'attachent pas au Christ, qui est la tête. Pourtant, c'est la tête qui donne au corps ce qui est nécessaire. Par elle, les articulations et les muscles tiennent bien ensemble, et c'est Dieu qui fait grandir ce corps.
20
Vous êtes morts avec le Christ, et les forces du monde ne comptent plus pour vous. Mais vous faites comme si votre vie était encore sous le pouvoir de ces choses-là. Pourquoi est-ce que vous obéissez à ces règles :
21
Ne prends pas ceci ! Ne goûte pas cela ! N'y touche pas ! "
22
Elles sont faites pour des choses qui disparaissent dès qu'on s'en sert. Ce sont des règles et des enseignements inventés par les êtres humains !
23
C'est vrai : rendre un culte, se faire tout petits devant les anges, faire souffrir son corps, tout cela paraît sage. Pourtant, ces règles ne valent rien, elles servent seulement à satisfaire des désirs humains.

Commentaire

Rien à ajouter !

Libérés par le Christ, il s'agit de vivre en restant dans cette liberté. Certains Colossiens, pour être agréables à Dieu et se libérer du mal, ont rajouté à l'Evangile des règles rituelles, mais alors ils ne font qu'abandonner le Christ et le salut. Vouloir ajouter à l'Evangile des exigences, même religieuses, c'est perdre le Christ.
Leurs pratiques religieuses nous sont devenues étrangères ; cependant, le fait d'imposer des règles religieuses pour garantir le salut ou atteindre un état spirituel ou moral supérieur n'a pas disparu. Ainsi nous entendons ou disons que le bon chrétien va au culte tous les dimanches. Par une exigence rajoutée à l'Evangile, nous opérons un tri entre les bons et les autres. Face à cette exigence, soit nous nous satisfaisons : «Je vais au culte, donc je suis un bon chrétien», soit nous nous dévalorisons : «Je n'y vais pas, donc je ne puis être un bon chrétien». Dans les deux cas, nous lâchons le Christ. Les exigences de la philosophie de Colosses fonctionnaient probablement ainsi.
Vivre libres, c'est ne pas nous laisser prendre dans les jugements des autres sur ce que nous devrions faire. Tenir au Christ plus qu'à l'opinion des autres, à sa Parole plus qu'aux mots d'ordre des hommes. Libérée de ces exigences morales ou religieuses, notre vie chrétienne peut être disponibilité aux autres. La qualité de ma vie ne dépend plus d'un devoir à accomplir, mais de l'amour du Christ qui valide ma vie et l'ouvre à tous.

Oraison

Dieu, notre Père, tu nous as rachetés
et tu nous adoptes comme tes enfants.
Toi qui nous as fait naître de nouveau dans le Christ ressuscité,
donne-nous la vraie liberté dans le monde présent
et la vie éternelle dans ton Royaume,
Exauce-nous, toi qui es béni pour les siècles des siècles.

Cantique 36-04 (du recueil Alléluia)

Dieu fait de nous