mercredi 15 novembre 2017

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Temps ordinaire

Semaine

Mercredi

Complément

Psaume

Psaume 139 (138), 1-12

Seigneur, tu sais

 
1
Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais ! †
 
2
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ;
 
 
de très loin, tu pénètres mes pensées.

 
3
Que je marche ou me repose, tu le vois,
 
 
tous mes chemins te sont familiers.
 
4
Avant qu’un mot ne parvienne à mes lèvres,
 
 
déjà, Seigneur, tu le sais.

 
5
Tu me devances et me poursuis, tu m’enserres,
 
 
tu as mis la main sur moi.
 
6
Savoir prodigieux qui me dépasse,
 
 
hauteur que je ne puis atteindre !

 
7
Où donc aller, loin de ton souffle ?
 
 
où m’enfuir, loin de ta face ?
 
8
Je gravis les cieux : tu es là ;
 
 
je descends chez les morts : te voici.

 
9
Je prends les ailes de l’aurore
 
 
et me pose au-delà des mers :
 
10
même là, ta main me conduit,
 
 
ta main droite me saisit.

 
          ~

 
11
J’avais dit : « Les ténèbres m’écrasent ! »
 
 
mais la nuit devient lumière autour de moi.
 
12
Même la ténèbre pour toi n’est pas ténèbre,
 
 
et la nuit comme le jour est lumière !

Lectures du jour


Évangile selon Luc, Chap. 16, v. 19-31

19
 Ensuite Jésus raconte cette histoire: "Il y a un homme riche qui s'habille avec des vêtements très beaux et très chers. Chaque jour, il fait une grande fête.
20
 Un pauvre, appelé Lazare, est couché devant la porte du riche. Il est couvert de plaies.
21
 Il a très envie de manger ce qui tombe de la table du riche. Mais ce sont plutôt les chiens qui viennent lécher ses plaies.
22
 Un jour, le pauvre meurt. Les anges l'emportent auprès d'Abraham. Le riche meurt aussi, et on l'enterre.
23
 Mais chez les morts, il souffre beaucoup. Alors il lève les yeux, et de loin, il voit Abraham et Lazare à côté de lui.
24
 Le riche se met à crier: "Abraham, mon père, aie pitié de moi! Envoie Lazare, pour qu'il mette le bout de son doigt dans l'eau, et il me rafraîchira la langue. En effet, je souffre beaucoup dans ce feu."
25
 Abraham lui répond: "Mon enfant, rappelle-toi: pendant ta vie, tu as reçu le bonheur, et Lazare, lui, a reçu le malheur. Maintenant, ici, il est consolé, et toi, tu souffres.
26
 De plus, entre vous et nous, il y a un très grand trou. Ainsi, ceux qui veulent aller d'ici chez vous ne peuvent pas le faire, et on ne peut pas non plus traverser le trou pour venir chez nous."
27
 Le riche lui dit: "Père, je t'en prie, envoie donc Lazare dans la maison de mon père.
28
 En effet, j'ai cinq frères, Lazare ira les prévenir pour qu'ils ne viennent pas, eux aussi, dans ce lieu de souffrance."
29
 Abraham lui répond: "Tes frères ont Moïse et les prophètes, ils doivent les écouter!"
30
 Le riche lui dit: "Abraham, mon père, cela ne suffit pas. Si quelqu'un de chez les morts vient les voir, ils changeront leur vie."
31
 Mais Abraham lui dit: "Ils n'écoutent pas Moïse ni les prophètes. Alors, même si quelqu'un se lève de la mort, ils ne seront pas convaincus.""

Commentaire

L'éternité, c'est maintenant !

Encore une histoire qui peut faire scandale ! Décidément, l'Evangile ne nous épargne rien. Pas même l'enfer. Bigre ! Du moins à première lecture et à cause des flammes.
Mais contrairement à des cohortes de prédicateurs après lui, Jésus ne prêche pas l'enfer : Il n'en parle même pas ; il parle d'urgence et de décision pour Dieu.
Le Christ ne cherche pas à faire peur, mais à susciter réflexion et réaction. Il ne prêche pas le ciel, mais le royaume. Il ne promeut pas l'évasion hors du monde, mais l'inscription de l'humain dans sa responsabilité, ici et maintenant !
Pour cela, rien de tel qu'une petite histoire, qui joue de proximité et de décalage. Le lecteur s'identifiera-t-il au riche ? Rarement : il est trop riche. Au pauvre alors ? Encore moins: trop pauvre, voire indigent. Alors à quoi bon ? Eh bien ! On ne manquera pas de remarquer que c'est la seule parabole où un personnage est nommé – Lazare, ‘Dieu est secours’.
« Vous vous souvenez de Lazare, ce pauvre qui est mort devant la maison du riche, là, mais oui, vous vous souvenez ? C'est comment son nom, déjà ? » On ne sait pas : il n'a pas de nom. Lui le nanti, le bien considéré, le noceur, toujours bien sapé, quel personnage ! Mais sans nom… Gênant, lorsqu'on sait que le nom dit la personne. Le cul-terreux laisse donc dans l'imaginaire une trace plus significative que le fastueux ! Celui-ci a perdu le sens de son histoire et de la relation humaine en même temps que son nom. Dommage pour l'éternité.
Or, l'éternité n'est pas un temps, c'est une valeur, et pour Jésus, elle s'écrit maintenant.
Dites… comment s'écrit la vôtre ?

Sujets de prière

Oraison

Dieu tout-puissant et miséricordieux, nous te recommandons les pauvres et les délaissés que nous oublions trop facilement, les indigents, et ceux qui sont sans logis, les vieillards et les malades et tous ceux qui n’ont personne pour prendre soin d’eux. Donne-nous ta grâce pour guérir ceux dont l’esprit ou le corps est brisé et transformer en joie leur tristesse. Nous te le demandons, pour l’amour de ton Fils, qui pour nous s’est fait pauvre, Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Cantique 46-10 (du recueil Alléluia)

Ouvre mes yeux, Seigneur