samedi 14 octobre 2017

Temps

Temps ordinaire

Semaine

samedi

Complément

Psaume 119, 137-144

137SEIGNEUR, tu es juste,


et tes décisions sont exactes.


138Les ordres que tu donnes


sont justes et vrais.



139Mes ennemis oublient tes paroles.


Alors l'amour ardent que j'ai pour toi me brûle comme un feu.


140Ta parole a fait ses preuves,


je l'aime beaucoup, moi ton serviteur.



141Je ne suis pas quelqu'un d'important, et on me compte pour rien,


mais je n'oublie pas tes exigences.


142Ta justice est une justice qui dure toujours,


et ta loi est vraie.



143Je suis malheureux et inquiet,


mais tes commandements font toute ma joie.


144Tes ordres sont toujours justes,


aide-moi à les comprendre, et je vivrai.

Lectures du jour


Évangile selon Luc, Chap. 9, v. 37-50

37
Le jour suivant, Jésus et les trois disciples descendent de la montagne. Une grande foule vient à la rencontre de Jésus.
38
Dans la foule, un homme crie: "Maître, s'il te plaît, occupe-toi de mon fils! C'est mon seul enfant!
39
Souvent, un esprit le saisit et, tout à coup, il le fait crier, il le secoue très fort, et de la salive sort de la bouche de l'enfant. L'esprit lui fait beaucoup de mal et il le quitte difficilement.
40
J'ai demandé à tes disciples de chasser cet esprit, mais ils n'ont pas été capables de le faire."
41
Jésus dit: "Vous, les gens d'aujourd'hui, vous n'avez pas la foi et vous faites le mal. Je vais rester avec vous et vous supporter combien de temps encore?" Ensuite, Jésus dit à l'homme: "Amène ton fils ici!"
42
Pendant que l'enfant arrive, l'esprit mauvais le jette par terre et le secoue très fort. Mais Jésus menace l'esprit mauvais, il guérit l'enfant et le rend à son père.
43
Tous les gens sont très étonnés. Ils disent: "Vraiment, Dieu est grand!" Tous admirent tout ce que Jésus fait. Alors il dit à ses disciples:
44
"Ouvrez vos oreilles pour retenir ce que je vais vous dire: le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes."
45
Mais les disciples ne comprennent pas cette parole, elle n'est pas claire pour eux, alors ils ne voient pas ce qu'elle veut dire. Et ils n'osent pas demander à Jésus: "Qu'est-ce que tu as voulu dire?"
46
Les disciples discutent entre eux. Ils se demandent: "Parmi nous, qui est le plus important?"
47
Jésus sait qu'ils discutent de cela. Alors il prend un enfant, il le met à côté de lui
48
et il dit à ses disciples: "Si quelqu'un reçoit cet enfant à cause de moi, c'est moi qu'il reçoit. Et la personne qui me reçoit, reçoit aussi celui qui m'a envoyé. Oui, celui qui est le moins important parmi vous tous, voilà le plus important!"
49
Alors Jean dit à Jésus: "Maître, nous avons vu quelqu'un qui chasse les esprits mauvais en ton nom. Nous avons voulu l'empêcher de faire cela, parce qu'il ne fait pas partie de notre groupe."
50
Jésus répond à Jean: "Ne l'empêchez pas. En effet, celui qui n'est pas contre vous est pour vous."

Commentaire

Retour à la réalité

Le récit de la transfiguration nous montrait le temps comme suspendu. Mais la foule est là qui attend ; au milieu d’elle, un père qui crie au secours. Jésus guérit l’enfant et annonce sa passion à venir aux disciples. Le mal n’a pas dit son dernier mot.
Mais c’est dans ce monde et pour lui que Dieu prononce sa parole de vie ; même défiguré par le mal, le monde reste l’objet de la promesse de Dieu.
Pris dans le quotidien, il nous arrive de laisser à l’arrière-plan cette promesse divine, notre espérance s’étiole. Nous pensons que le temps des miracles est révolu.

La vie dans la foi se joue entre lumière et ombre, entre élans d’enthousiasme et découragement. Seule l’écoute de la Parole de Dieu, la méditation du chemin de Jésus du Golgotha au tombeau vide, peuvent raviver en nous l’espérance et la confiance en la promesse de Dieu.

Pourtant, les disciples (ont-ils une idée derrière la tête ?…) demandent : « Qui est le plus grand ? », ou « Qui a le droit de…? »
Dès qu’un groupe se constitue, se pose tout normalement la question de l’organisation, de l’autorité. Assurément, l’Evangile n’est pas un traité de management, mais il attire notre attention sur un autre « vivre ensemble ».
Regardez l’enfant ! Ce n’est pas sa taille, son âge ou son innocence supposée qui en font un exemple, mais bien sa réceptivité. L’essentiel, c’est l’accueil fait à sa parole et le témoignage que les disciples, et nous après eux, lui rendons. Voilà qui pourrait mobiliser au moins autant d’énergie que les débats autour des questions de structures et d’ordre.

Sujets de prière

Oraison

Ton amour sans cesse renouvelé
confond notre orgueil, Seigneur.
Tu nous invites à te faire pleinement confiance.
A l’écoute de ta parole,
l’anxieux reprendra courage,
l’orgueilleux s’humiliera,
celui qui est dans l’erreur trouvera la voie.
Fortifie notre faible foi.
Nous t’en prions au nom de ton Fils,
le Christ, notre Seigneur.

Cantique 47-03 (du recueil Alléluia)

Dans toutes nos détresses