Samedi 14 Mai 2016

Temps

Temps de Pâques

Semaine

Samedi de la septième semaine

Complément

Psaume

Psaume 104 (103), 1-23

Quelle profusion dans tes œuvres !

 
1
Bénis le Seigneur, ô mon âme ;
 
 
Seigneur mon Dieu, tu es si grand !
 
 
Revêtu de magnificence,
 
2
tu as pour manteau la lumière !

 
 
Comme une tenture, tu déploies les cieux,
 
3
tu élèves dans leurs eaux tes demeures ;
 
 
des nuées, tu te fais un char,
 
 
tu t’avances sur les ailes du vent ;
 
4
tu prends les vents pour messagers,
 
 
pour serviteurs, les flammes des éclairs.

 
5
Tu as donné son assise à la terre :
 
 
qu’elle reste inébranlable au cours des temps.
 
6
Tu l’as vêtue de l’abîme des mers :
 
 
les eaux couvraient même les montagnes ;
 
7
à ta menace, elles prennent la fuite,
 
 
effrayées par le tonnerre de ta voix.

 
8
Elles passent les montagnes, se ruent dans les vallées
 
 
vers le lieu que tu leur as préparé.
 
9
Tu leur imposes la limite à ne pas franchir :
 
 
qu’elles ne reviennent jamais couvrir la terre.

 
10
Dans les ravins tu fais jaillir des sources
 
 
et l’eau chemine aux creux des montagnes ;
 
11
elle abreuve les bêtes des champs :
 
 
l’âne sauvage y calme sa soif ;
 
12
les oiseaux séjournent près d’elle :
 
 
dans le feuillage on entend leurs cris.

 
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13
De tes demeures tu abreuves les montagnes,
 
 
et la terre se rassasie du fruit de tes œuvres ;
 
14
tu fais pousser les prairies pour les troupeaux,
 
 
et les champs pour l’homme qui travaille.

 
 
De la terre il tire son pain :
 
15
le vin qui réjouit le cœur de l’homme,
 
 
l’huile qui adoucit son visage,
 
 
et le pain qui fortifie le cœur de l’homme.

 
16
Les arbres du Seigneur se rassasient,
 
 
les cèdres qu’il a plantés au Liban ;
 
17
c’est là que vient nicher le passereau,
 
 
et la cigogne a sa maison dans les cyprès ;
 
18
aux chamois, les hautes montagnes,
 
 
aux marmottes, l’abri des rochers.

 
19
Tu fis la lune qui marque les temps
 
 
et le soleil qui connaît l’heure de son coucher.
 
20
Tu fais descendre les ténèbres, la nuit vient :
 
 
les animaux dans la forêt s’éveillent ;
 
21
le lionceau rugit vers sa proie,
 
 
il réclame à Dieu sa nourriture.

 
22
Quand paraît le soleil, ils se retirent :
 
 
chacun gagne son repaire.
 
23
L’homme sort pour son ouvrage,
 
 
pour son travail, jusqu’au soir.

 
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Lectures du jour

Commentaire

Paroxysme

Dans ce dernier chapitre, nous plongeons dans le langage apocalyptique, qui deviendra de plus en plus courant dans la littérature juive, celle des livres inclus dans le canon de la Bible et de ceux qui ont été tenus en dehors (deutéro-canoniques). Nous trouvons les expressions à propos des étoiles qui tombent du ciel, que Marc reprendra ensuite dans son évangile.
Nous avons aussi quitté le domaine de la terre pour parler de celui du ciel : l’intervention de l’archange Michel nous rappelle que le paroxysme même de la crise annonce l’imminence de la fin du monde. La fin de ce monde et de ses pouvoirs arrogants pour faire place au jugement final de Dieu.
L’angoisse est empreinte d’espérance, de confiance, de certitude. Nous ne sommes pas livrés à jamais entre les mains du Mal. Ce sera la fin de toute tyrannie, le mal n’a plus qu’une demi-plénitude devant lui pour tenter de séduire encore… Après cela, ce sera la fin et les morts ressusciteront. Les étoiles sont tombées, mais les gens «avisés» resplendissent comme des lumières au firmament.

Les textes apocalyptiques se confrontent à la détresse d’aujourd’hui. Celle que traversait le peuple juif est impressionnante. Notre détresse, bien que de nature différente, lui est comparable, et nous pressentons qu’elle peut encore se péjorer. Des limites cependant sont fixées ! C’est Dieu qui a et aura le dernier mot. Le sort du Malin est déjà scellé quoiqu’il nuise encore, oh combien !... Par la foi nous savons que le Seigneur a déjà vaincu et qu’il nous donne chaque jour et en toute détresse les forces nécessaires pour tenir jusqu’au bout.

Sujets de prière

Oraison

Dieu qui es la vie de tes fidèles,
la gloire des humbles et le bonheur des justes,
entends notre supplication:
tes promesses ont éveillé notre soif,
que ta grâce vienne l’apaiser.
Au terme de ces fêtes pascales,
accorde-nous, Dieu tout-puissant,
de garder Pâques présente dans toute notre vie,
par le Christ, notre Seigneur.

 

Pour la mémoire de l’apôtre Matthias:

Dieu tout-puissant,
à la place de Judas, tu as choisi Matthias, ton fidèle serviteur,
pour être du nombre des douze.
Préserve ton Eglise des faux apôtres
et donne-lui toujours pour la gouverner
des pasteurs fidèles et véridiques.
Par Jésus-Christ, notre Seigneur,
qui vit et règne avec toi, dans l’unité du Saint-Esprit,
un seul Dieu, maintenant et toujours.

Cantique 31-18 (du recueil Alléluia)

Viens donc, ô jour de Dieu