vendredi 14 juillet 2017

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Vendredi

Complément

Psaume

Psaume 55 (54), 2-12

J’ai hâte d’avoir un abri

 
2
Mon Dieu, écoute ma prière,
 
 
   n’écarte pas ma demande. *
 
3
Exauce-moi, je t’en prie, réponds-moi ;
 
 
   inquiet, je me plains.

 
4
Je suis troublé par les cris de l’ennemi
 
 
   et les injures des méchants ; *
 
 
ils me chargent de crimes,
 
 
   pleins de rage, ils m’accusent.

 
5
Mon cœur se tord en moi,
 
 
   la peur de la mort tombe sur moi ; *
 
6
crainte et tremblement me pénètrent,
 
 
   un frisson me saisit.

 
7
Alors, j’ai dit : « Qui me donnera des ailes de colombe ? †
 
 
   Je volerais en lieu sûr ; *
 
8
loin, très loin, je m’enfuirais
 
 
   pour chercher asile au désert. »

 
9
J’ai hâte d’avoir un abri
 
 
   contre ce grand vent de tempête ! *
 
10
Divise-les, Seigneur,
 
 
   mets la confusion dans leur langage !

 
 
Car je vois dans la ville
 
 
   discorde et violence : *
 
11
de jour et de nuit, elles tournent
 
 
   en haut de ses remparts.

 
 
Au-dedans, crimes et malheurs ;
 
12
   au-dedans, c’est la ruine : *
 
 
fraude et brutalité
 
 
   ne quittent plus ses rues.

Lectures du jour


Genèse, Chap. 22, v. 9-18

9
 Quand ils arrivent à l'endroit que Dieu lui a montré, Abraham construit un autel pour le sacrifice. Il met le bois sur l'autel, il attache son fils Isaac et il le met sur l'autel, au-dessus du bois.
10
 Puis il prend le couteau pour égorger son fils.
11
 Mais l'ange du Seigneur l'appelle du ciel: "Abraham! Abraham!" Abraham répond: "Oui, je t'écoute."
12
 Le Seigneur continue: "Ne touche pas à l'enfant, ne lui fais pas de mal! Maintenant, je sais que tu me respectes. En effet, tu as accepté de me donner ton fils, ton seul fils."
13
 Alors Abraham aperçoit un bélier, accroché par les cornes dans un buisson. Il va le chercher et il l'offre en sacrifice à Dieu, à la place de son fils.
14
 Abraham appelle cet endroit: "Le Seigneur s'arrangera." C'est pourquoi on dit encore aujourd'hui: "Sur la montagne, le Seigneur s'arrangera."
15
 Du ciel, l'ange du Seigneur appelle Abraham une deuxième fois.
16
 Il lui dit: "Voici ce que le Seigneur déclare: Parce que tu as fait cela, parce que tu as accepté de me donner ton seul fils, aussi vrai que je suis Dieu, je fais ce serment:
17
 je te bénirai. Tes enfants et les enfants de leurs enfants, je les rendrai aussi nombreux que les étoiles du ciel et les grains de sable au bord de la mer. Ils prendront les villes de leurs ennemis.
18
 Par eux, je bénirai tous les peuples de la terre parce que tu m'as obéi."

Commentaire

Au-delà du mur…

A une époque où en Canaan les sacrifices d’enfants étaient encore pratiqués pour se concilier la divinité, Abraham croit sincèrement qu’il doit prouver son obéissance jusqu'à sacrifier ce qu’il a de plus cher.
Il en est là dans l’évolution de sa connaissance de Dieu.
Or en arrêtant sa main, le Dieu en qui il croit lui fait franchir une étape et découvrir un peu mieux qui il est… à savoir le Dieu de la vie. On ne peut donc pas parler d’épreuve imposée à Abraham pour éprouver sa fidélité.
Abraham, plus qu’une figure historique, est ici une figure emblématique de l’humanité, qui passe d’une foi mal informée à une foi plus informée, du stade où il croit en un Dieu arbitraire, qui peut tout exiger, à celui où il découvre que Dieu est le défenseur inconditionnel de la vie.
Abraham aboutit à une impasse, et au bout de cette impasse découvre un nouveau visage de Dieu.

Notre foi nous conduit parfois à des impasses, des incompréhensions. N’est-ce pas pour nous l’appel à découvrir une nouvelle dimension de Dieu ?
Recevons donc ce récit du « non-sacrifice » d’Abraham comme l’appel à un dépassement de notre connaissance, à la connaissance d’un Dieu qui fait vivre.

Sujets de prière

Oraison

Dieu saint, Père infiniment bon, tu as accompli les promesses faites à Abraham en donnant ton Fils unique et bien-aimé, afin qu’il soit l’agneau immolé pour le salut de tous les hommes. Fais-nous la grâce de trouver dans son sacrifice le gage de notre délivrance; qu’ainsi nous passions dès maintenant de la mort à la vie par celui qui est mort et ressuscité pour nous, Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur.

Cantique 47-01 (du recueil Alléluia)

Je n'ai plus rien à craindre