vendredi 14 février 2020

Temps

Temps ordinaire

Semaine

Vendredi

Complément

Psaume

Psaume 38 (37)

Ne m’abandonne jamais

 
2
Seigneur, corrige-moi sans colère
 
 
et reprends-moi sans violence.

 
3
Tes flèches m’ont frappé,
 
 
ta main s’est abattue sur moi.
 
4
Rien n’est sain dans ma chair sous ta fureur,
 
 
rien d’intact en mes os depuis ma faute.

 
5
Oui, mes péchés me submergent,
 
 
leur poids trop pesant m’écrase.
 
6
Mes plaies sont puanteur et pourriture :
 
 
c’est là le prix de ma folie.

 
7
Accablé, prostré, à bout de forces,
 
 
tout le jour j’avance dans le noir.
 
8
La fièvre m’envahit jusqu’aux moelles,
 
 
plus rien n’est sain dans ma chair.

 
          ~

 
9
Brisé, écrasé, à bout de forces,
 
 
mon cœur gronde et rugit.
 
10
Seigneur, tout mon désir est devant toi,
 
 
et rien de ma plainte ne t’échappe.

 
11
Le cœur me bat, ma force m’abandonne,
 
 
et même la lumière de mes yeux.
 
12
Amis et compagnons se tiennent à distance,
 
 
et mes proches, à l’écart de mon mal.

 
13
Ceux qui veulent ma perte me talonnent,
 
 
ces gens qui cherchent mon malheur ;
 
 
ils prononcent des paroles maléfiques,
 
 
tout le jour ils ruminent leur traîtrise.

 
          ~

 
14
Moi, comme un sourd, je n’entends rien,
 
 
comme un muet, je n’ouvre pas la bouche,
 
15
pareil à celui qui n’entend pas,
 
 
qui n’a pas de réplique à la bouche.

 
16
C’est toi que j’espère, Seigneur :
 
 
Seigneur mon Dieu, toi, tu répondras.
 
17
J’ai dit : « Qu’ils ne triomphent pas,
 
 
ceux qui rient de moi quand je trébuche ! »

 
18
Et maintenant, je suis près de tomber,
 
 
ma douleur est toujours devant moi.
 
19
Oui, j’avoue mon péché,
 
 
je m’effraie de ma faute.

 
20
Mes ennemis sont forts et vigoureux,
 
 
ils sont nombreux à m’en vouloir injustement.
 
21
Ils me rendent le mal pour le bien ;
 
 
quand je cherche le bien, ils m’accusent.

 
22
Ne m’abandonne jamais, Seigneur,
 
 
mon Dieu, ne sois pas loin de moi.
 
23
Viens vite à mon aide,
 
 
Seigneur, mon salut !

Lectures du jour


Évangile selon Matthieu, Chap. 11, v. 1-17

1
 Quand Jésus a fini de donner ces ordres et ces conseils à ses douze disciples, il part de là. Et il va dans les villes de la région pour enseigner et annoncer la Bonne Nouvelle.
2
 Jean-Baptiste, dans sa prison, a entendu parler du Christ et de ce qu'il fait. Il envoie quelques-uns de ses disciples,
3
 pour demander à Jésus: "Est-ce que tu es le Messie qui doit venir? Ou bien devons-nous en attendre un autre?"
4
 Jésus leur répond: "Allez raconter à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez:
5
 les aveugles voient clair, les boiteux marchent bien, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts se réveillent, les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle.
6
 Il est heureux, celui qui ne refuse pas de croire en moi!"
7
 Les disciples de Jean repartent. Jésus se met à parler de Jean aux foules qui sont là. Il leur dit: "Qu'est-ce que vous êtes allés regarder dans le désert? Un roseau secoué par le vent?
8
 Non! Alors, qu'est-ce que vous êtes allés voir? Un homme habillé de vêtements élégants? Mais ceux qui ont de beaux vêtements habitent dans les palais des rois. 09 Qu'est-ce que vous êtes allés voir? Un prophète? Oui, je vous le dis, et même plus qu'un prophète!
10
 En effet, Jean est celui que les Livres Saints annoncent quand Dieu dit: Moi, je vais envoyer mon messager devant toi. Il préparera le chemin pour toi.""""
11
 Jésus ajoute: "Je vous le dis, c'est la vérité: il n'y a jamais eu un homme plus important que Jean-Baptiste. Pourtant, celui qui est le plus petit dans le Royaume des cieux est plus important que lui.
12
 Depuis le temps où Jean baptisait jusqu'à maintenant, on attaque le Royaume des cieux avec violence, et les gens violents cherchent à le prendre.
13
 Jusqu'à Jean, la loi et tous les prophètes ont annoncé ce qui allait arriver.
14
 Et si vous voulez me croire, Jean, c'est Élie qui devait revenir! 15 Celui qui a des oreilles, qu'il écoute!
16
 "À qui est-ce que je vais comparer les gens d'aujourd'hui? Ils ressemblent à des enfants assis sur la place du village. Les uns crient aux autres:
17
 "Pour vous, nous avons joué un air de flûte, mais vous n'avez pas dansé. Nous avons chanté un chant de funérailles, mais vous n'avez pas pleuré!"

Commentaire

Etre au diapason

S'accorder pour jouer une musique ou la vie : nous pouvons former un ensemble, être de corps et de cœur avec les autres, sans nous accorder, sans vibrer à l’unisson.
Jean-Baptiste est un homme sévère, un ascète, un précurseur. Il déblaie et annonce celui qui doit venir, il appelle à la repentance et au changement de vie. Lorsqu’il prêchait au désert, il aurait fallu se repentir, se couvrir la tête de cendres en signe de deuil… pour que tout Israël se tourne à nouveau vers Dieu et sa miséricorde.
Pour sa part, Jésus-Christ annonce le royaume joyeusement, dans une grande liberté. Il ouvre des portes verrouillées. Il aurait fallu se réjouir puisqu'il inaugure un règne de grâce et de gloire...
Mais personne n’a su ni voulu entrer dans le ton donné ! Encore une fois, la réalité d’aujourd’hui reste fondamentalement la même. Nous ne savons ni nous repentir ni nous réjouir.
Bien sûr, nous pouvons trouver chaque fois de bons motifs pour nous justifier de n’être pas entrés dans la danse, dans le jeu, de n’avoir pas vibré à ce qui était en train d’advenir.
Mais honnêtement, qu’est-ce qui nous a retenus ? Nos habitudes, notre confort, nos peurs ?
Ne restons pas à côté de la vie, en observateurs. Dieu nous invite à vivre pleinement, à entrer dans le cœur de la vie, qui est tout à la fois repentance et joie, pardon accueilli et partage de la vie nouvelle.

Sujets de prière

Oraison

O Dieu, source de charité,
donne à tes serviteurs cette paix
que le monde ne peut donner,
afin que nos cœurs s’appliquent à suive ta volonté,
et qu’étant délivrés par toi de l’Ennemi,
nous passions notre vie
dans la confiance et le repos en toi,
par Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur.

Cantique 46-03 (du recueil Alléluia)

Sauveur du monde