Lundi 12 Octobre 2020

Temps

Temps ordinaire

Semaine

Lundi

Complément

Psaume

Psaume 104 (103), 1-12

Quelle profusion dans tes œuvres !

 
1
Bénis le Seigneur, ô mon âme ;
 
 
Seigneur mon Dieu, tu es si grand !
 
 
Revêtu de magnificence,
 
2
tu as pour manteau la lumière !

 
 
Comme une tenture, tu déploies les cieux,
 
3
tu élèves dans leurs eaux tes demeures ;
 
 
des nuées, tu te fais un char,
 
 
tu t’avances sur les ailes du vent ;
 
4
tu prends les vents pour messagers,
 
 
pour serviteurs, les flammes des éclairs.

 
5
Tu as donné son assise à la terre :
 
 
qu’elle reste inébranlable au cours des temps.
 
6
Tu l’as vêtue de l’abîme des mers :
 
 
les eaux couvraient même les montagnes ;
 
7
à ta menace, elles prennent la fuite,
 
 
effrayées par le tonnerre de ta voix.

 
8
Elles passent les montagnes, se ruent dans les vallées
 
 
vers le lieu que tu leur as préparé.
 
9
Tu leur imposes la limite à ne pas franchir :
 
 
qu’elles ne reviennent jamais couvrir la terre.

 
10
Dans les ravins tu fais jaillir des sources
 
 
et l’eau chemine aux creux des montagnes ;
 
11
elle abreuve les bêtes des champs :
 
 
l’âne sauvage y calme sa soif ;
 
12
les oiseaux séjournent près d’elle :
 
 
dans le feuillage on entend leurs cris.

 
          ~

Lectures du jour

Commentaire

Mystère inépuisable

On est sur place. Ce fut «aujourd’hui, ici face à la montagne». C’est donc ici et maintenant que Dieu parle, comme jadis.
Ici, il m’appelle à rétablir mon observance de l’alliance éternelle. Bien sûr, la perception du sacré n’est de loin pas la même entre lui et moi. Il y a une grande distance entre Dieu et le peuple. Vraiment, il demeure inaccessible.
Sa manifestation est accompagnée de voix, le son d’un cor, fumée, fournaise, tremblement. Et il ne faut surtout pas que le peuple se montre hardi dans sa recherche de Dieu. Celui qui s’approcherait de lui mourrait … C’est la manière dont le livre de l’Exode perçoit le rapport au divin.
Mais on n’en est plus là, de nos jours!
On parle beaucoup plus du Dieu qui est proche, qui se montre en Christ, se tient à mes côtés et m’accompagne. Ou du Dieu qui est en nous par son Esprit. On est passé du Dieu tout autre au Dieu qui se donne à moi ici et maintenant.
Alors, n’y a-t-il plus de séparation entre Dieu et l’homme? Plus de sacré? C’est vrai que le sentiment d’être face au mysterium tremendum, le sacré qui fait trembler, n’est plus d’aujourd’hui. Dieu banalisé? Objet de tant de discours qui ronronnent?
Oui, il faut pourtant garder à l’esprit, conserver comme attitude cette ouverture vers le mystère. Mais pas dans le sens de l’éloignement. Le sacré, l’altérité de Dieu, ce sentiment œuvre pour que Dieu devienne en moi une source inépuisable. Ma démarche n’aura pas de fin.
Si je prétends le toucher, la source s’épuise et je meurs. Si je reste en recherche, toujours vers lui, alors, dans la foi, il deviendra celui qui reste avec moi, mon compagnon de route.

Sujets de prière

Oraison

Seigneur,
Roi du ciel et de la terre,
dirige et sanctifie,
ordonne et gouverne aujourd’hui
nos cœurs et nos corps,
nos pensées, nos paroles et nos actions:
fais-nous suivre ta volonté et tes ordres
afin qu’ici bas et pour toujours
nous vivions, par ta grâce, libres et sauvés.
Nous t’en prions au nom de Jésus,
le Christ, notre Sauveur.

Cantique 111 (du recueil Alléluia)

De tout mon coeur, je louerai Dieu