jeudi 12 avril 2018

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Complément

Psaume

Psaume 110 (109)

Siège à ma droite

 
1
Oracle du Seigneur à mon seigneur :
 
 
   « Siège à ma droite, *
 
 
et je ferai de tes ennemis
 
 
   le marchepied de ton trône. »

 
2
De Sion, le Seigneur te présente
 
 
   le sceptre de ta force : *
 
 
« Domine jusqu’au cœur de l’ennemi. »

 
3
Le jour où paraît ta puissance,
 
 
   tu es prince, éblouissant de sainteté : *
 
 
« Comme la rosée qui naît de l’aurore,
 
 
   je t’ai engendré. »

 
4
Le Seigneur l’a juré
 
 
   dans un serment irrévocable : *
 
 
« Tu es prêtre à jamais
 
 
   selon l’ordre du roi Melkisédek. »

 
5
À ta droite se tient le Seigneur : *
 
 
il brise les rois au jour de sa colère.

 
7
Au torrent il s’abreuve en chemin, *
 
 
c’est pourquoi il redresse la tête.

Lectures du jour


Épître aux Colossiens, Chap. 2, v. 16-23

16
Donc, personne ne doit vous condamner à cause de ce que vous mangez ou buvez, ou au sujet des fêtes, de la nouvelle lune et des sabbats.
17
Tout cela, c'est l'ombre de ce qui doit venir, mais ce qui existe réellement, c'est le Christ
18
Personne ne doit vous priver de la victoire. Je pense aux gens qui se font tout petits devant les anges pour leur rendre un culte. Et ils donnent aussi trop d'importance aux choses qu'ils voient en rêve. Ces gens-là ont des idées trop humaines, cela les gonfle d'orgueil.
19
Ils ne s'attachent pas au Christ, qui est la tête. Pourtant, c'est la tête qui donne au corps ce qui est nécessaire. Par elle, les articulations et les muscles tiennent bien ensemble, et c'est Dieu qui fait grandir ce corps.
20
Vous êtes morts avec le Christ, et les forces du monde ne comptent plus pour vous. Mais vous faites comme si votre vie était encore sous le pouvoir de ces choses-là. Pourquoi est-ce que vous obéissez à ces règles :
21
Ne prends pas ceci ! Ne goûte pas cela ! N'y touche pas ! "
22
Elles sont faites pour des choses qui disparaissent dès qu'on s'en sert. Ce sont des règles et des enseignements inventés par les êtres humains !
23
C'est vrai : rendre un culte, se faire tout petits devant les anges, faire souffrir son corps, tout cela paraît sage. Pourtant, ces règles ne valent rien, elles servent seulement à satisfaire des désirs humains.

Commentaire

Attention !

Les nouvelles ne sont pas bonnes si l’on en croit Epaphras, le fondateur de la communauté de Colosses. Il a rendu visite à l’apôtre Paul et lui a raconté ce qu’il a vu. Il n’en fallait pas plus à Paul, le combattant, pour se mettre à écrire. A part deux allusions, l’une à la vacuité des discours et l’autre à des pièges tendus par certains, on ne sait pas au juste ce qui se passe à Colosses, et l’apôtre ne veut pas en savoir plus.

Avant toute chose, il faut rappeler l’essentiel de la foi nouvelle, l’homme Jésus devenu le Christ, clé de voûte du projet de Dieu.
Une action de grâce, encore un hymne – il y en a déjà un au début de la lettre – une prière expriment cette plénitude et, quel que soit le problème, c’est par là qu’il faut commencer !
« Dès lors… » (16), on peut supposer, lisant entre les lignes, que les Colossiens se sentent jugés pour des peccadilles ; qu’ils se croient inférieurs à ces privilégiés qui peuvent se targuer de visions, de pratiques ascétiques et de liturgies angéliques.

Les Colossiens se jugeraient-ils « mal-croyants », estimant fade, bancale et incomplète leur foi ? Attention, il devient urgent de leur rappeler le sens de leur baptême, de leur dire que les puissances « du monde » ne sont que passagères ; il est urgent de leur redire qu’ils ne dépendent que de Dieu seul et que cette dépendance est leur véritable liberté.

Oraison

Toi le Christ, tu donnes tout,
tu donnes ta vie et aussi ton pardon,
il ne s’en ira jamais.
Et si, comme dans l’Evangile,
tu nous demandes: « M’aimes-tu? »,
nous balbutions notre réponse:
« Tu le sais, toi le Christ, je t’aime,
peut-être pas comme je le voudrais, mais je t’aime. »
Sois béni, ô Christ, pour ton amour.

Cantique 52-17 (du recueil Alléluia)

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