mercredi 12 avril 2017

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Semaine Sainte

Semaine

Mercredi saint

Complément

Psaume

Psaume 69 (68), 30-37

Dans l’abîme des eaux

 
30
Et moi, humilié, meurtri,
 
 
que ton salut, Dieu, me redresse.
 
31
Et je louerai le nom de Dieu par un cantique,
 
 
je vais le magnifier, lui rendre grâce.
 
32
Cela plaît au Seigneur plus qu’un taureau,
 
 
plus qu’une bête ayant cornes et sabots.

 
33
Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
 
 
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
 
34
Car le Seigneur écoute les humbles,
 
 
il n’oublie pas les siens emprisonnés.
 
35
Que le ciel et la terre le célèbrent,
 
 
les mers et tout leur peuplement !

 
36
Car Dieu viendra sauver Sion
 
 
et rebâtir les villes de Juda.
 
 
Il en fera une habitation, un héritage : *
 
37
patrimoine pour les descendants de ses serviteurs,
 
 
 demeure pour ceux qui aiment son nom.

Lectures du jour


Livre d’Ésaïe, Chap. 53, v. 2-9

2
Devant le Seigneur, le serviteur a grandi comme une petite plante, comme une racine qui sort d'une terre sèche. Il n'avait ni la beauté ni le prestige qui attirent les regards. Son apparence n'avait rien pour nous plaire.
2
 Devant le Seigneur, le serviteur a grandi comme une petite plante, comme une racine qui sort d'une terre sèche. Il n'avait ni la beauté ni le prestige qui attirent les regards. Son apparence n'avait rien pour nous plaire.
3
Tout le monde le méprisait et l'évitait. C'était un homme qui souffrait, habitué à la douleur. Il était comme quelqu'un que personne ne veut regarder. Nous le méprisions, nous le comptions pour rien.
3
 Tout le monde le méprisait et l'évitait. C'était un homme qui souffrait, habitué à la douleur. Il était comme quelqu'un que personne ne veut regarder. Nous le méprisions, nous le comptions pour rien.
4
Pourtant, ce sont nos maladies qu'il supportait, c'est de notre souffrance qu'il s'était chargé. Et nous, nous pensions : c'est Dieu qui le punit de cette façon, c'est Dieu qui le frappe et l'abaisse.
4
 Pourtant, ce sont nos maladies qu'il supportait, c'est de notre souffrance qu'il s'était chargé. Et nous, nous pensions: c'est Dieu qui le punit de cette façon, c'est Dieu qui le frappe et l'abaisse.
5
Mais il était blessé à cause de nos fautes, il était écrasé à cause de nos péchés. La punition qui nous donne la paix est tombée sur lui. Et c'est par ses blessures que nous sommes guéris.
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 Mais il était blessé à cause de nos fautes, il était écrasé à cause de nos péchés. La punition qui nous donne la paix est tombée sur lui. Et c'est par ses blessures que nous sommes guéris.
6
Nous étions tous comme des moutons perdus, chacun suivait son propre chemin. Et le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous.
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 Nous étions tous comme des moutons perdus, chacun suivait son propre chemin. Et le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous.
7
On l'a fait souffrir, mais lui, il a accepté cela, il a gardé le silence. Comme un agneau qu'on mène à l'abattoir, comme un mouton qui ne crie pas quand on lui coupe sa laine, il a gardé le silence.
7
 On l'a fait souffrir, mais lui, il a accepté cela, il a gardé le silence. Comme un agneau qu'on mène à l'abattoir, comme un mouton qui ne crie pas quand on lui coupe sa laine, il a gardé le silence.
8
On l'a arrêté, jugé, puis supprimé. Mais qui a fait attention à ce qui lui arrivait ? Oui, on l'a enlevé du monde des vivants. Il a été frappé à mort à cause des fautes de son peuple.
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 On l'a arrêté, jugé, puis supprimé. Mais qui a fait attention à ce qui lui arrivait? Oui, on l'a enlevé du monde des vivants. Il a été frappé à mort à cause des fautes de son peuple.
9
Il a été enterré avec les gens mauvais. Sa tombe est avec les riches. Pourtant, il n'avait rien fait de mal et il n'avait jamais trompé personne.
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 Il a été enterré avec les gens mauvais. Sa tombe est avec les riches. Pourtant, il n'avait rien fait de mal et il n'avait jamais trompé personne.

Commentaire

Silence et naissance d’un chant

« L’homme de douleurs » se tait.
Un silence presque insoutenable : le Serviteur ne se justifie pas, n’accuse pas ses bourreaux, mettant ainsi, peut-être, un terme au jeu de la violence, du mal : « pas de fraude dans sa bouche », dit le texte.

Ce silence ne ressemble pas seulement à l’impuissance : ne finira-t-il pas par couvrir la voix des rois, des puissants dont il est dit qu’ils seront à leur tour « bouche close » (52,15) ? Il y a dans ce spectacle sans parole une invitation à une contemplation douloureuse et, peut-être, un espace pour faire naître des mots nouveaux. Esaïe annonce que le Serviteur rejeté sera exalté. Il raconte encore un autre retournement: des hommes et des femmes sont arrachés à l’indifférence et au mépris.

Une communauté (« nous ») se découvre mystérieusement reliée au malade dont elle se détournait, au persécuté qu’elle méprisait, à celui qu’elle tenait pour responsable de son malheur ; elle perçoit alors dans cette souffrance le reflet de sa propre injustice et, étrangement, l’horizon de son salut. Dans le silence du Serviteur souffrant, comme dans le silence de Jésus, si vulnérable dans la crèche, si pitoyable sur la croix, mais si ferme devant ceux qui l’arrêtent, l’interrogent et le brutalisent s’élève le chant d’une communauté qui, même sans comprendre vraiment, a reconnu la justice du Serviteur.
Une justice différente de celle des hommes, promesse d’une humanité réconciliée avec elle-même, capable d’accepter sa fragilité, capable de fraternité.

Sujets de prière

Oraison

Dieu éternel et tout-puissant,
dans ta tendresse pour le genre humain,
tu as envoyé ton Fils prendre notre nature
et souffrir la mort de la croix.
De grâce, accorde-nous, à l’exemple de sa grande humilité,
de le suivre dans la voie de la souffrance
et de partager aussi sa résurrection.
Par Jésus Christ notre Seigneur,
qui vit et règne avec toi et le Saint-Esprit,
un seul Dieu dans les siècles des siècles.

Cantique 33-05 (du recueil Alléluia)

Agneau de Dieu...