vendredi 12 août 2016

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Complément

Psaume

Psaume 137 (136), 1-6

Si je t’oublie, Jérusalem...

 
1
Au bord des fleuves de Babylone
 
 
 nous étions assis et nous pleurions, †
 
 
nous souvenant de Sion ; *
 
2
aux saules des alentours
 
 
 nous avions pendu nos harpes.

 
3
C’est là que nos vainqueurs
 
 
 nous demandèrent des chansons, †
 
 
et nos bourreaux, des airs joyeux : *
 
 
« Chantez-nous, disaient-ils,
 
 
 quelque chant de Sion. »

 
4
Comment chanterions-nous
 
 
 un chant du Seigneur †
 
 
sur une terre étrangère ? *
 
5
Si je t’oublie, Jérusalem,
 
 
 que ma main droite m’oublie !

 
6
Je veux que ma langue
 
 
 s’attache à mon palais †
 
 
si je perds ton souvenir, *
 
 
si je n’élève Jérusalem,
 
 
 au sommet de ma joie.

Lectures du jour


Évangile selon Marc, Chap. 9, v. 14-29

14
Quand ils arrivent auprès des autres disciples, ils voient une grande foule autour d'eux. Des maîtres de la loi sont en train de discuter avec eux.
15
En voyant Jésus, la foule est très étonnée. Tout de suite, les gens courent vers lui pour le saluer.
16
Jésus demande à ses disciples : << De quoi est-ce que vous discutez avec eux ? >>
17
Quelqu'un dans la foule lui répond : << Maître, je t'ai amené mon fils. Il a en lui un esprit mauvais qui l'empêche de parler.
18
Cet esprit peut le prendre n'importe où. Alors il le jette par terre, l'enfant a de la salive qui sort de sa bouche, il grince des dents, et son corps devient raide. J'ai demandé à tes disciples de chasser cet esprit mauvais, mais ils n'ont pas eu la force de le faire. >>
19
Jésus leur dit : << Vous, les gens d'aujourd'hui, vous n'avez pas la foi ! Je vais rester avec vous combien de temps encore ? Je vais vous supporter combien de temps encore ? Amenez-moi l'enfant ! >>
20
On lui amène l'enfant. Quand l'esprit mauvais voit Jésus, aussitôt il secoue l'enfant avec force. Celui-ci tombe, il se roule par terre, et de la salive sort de sa bouche.
21
Jésus demande au père : << Cela lui arrive depuis quand ? >> Le père répond : << Depuis qu'il est petit.
22
L'esprit l'a souvent poussé dans le feu et dans l'eau, pour le faire mourir. Mais si tu peux faire quelque chose, aie pitié de nous et aide-nous ! >>
23
Jésus lui répond : << Pourquoi est-ce que tu dis : "Si tu peux faire quelque chose..." ? Tout est possible pour celui qui croit ! >>
24
Aussitôt le père de l'enfant se met à crier : << Je crois ! Mais aide-moi, parce que je n'ai pas assez de foi ! >>
25
Jésus voit qu'une foule nombreuse se rassemble. Alors il menace l'esprit mauvais en lui disant : << Esprit qui empêches de parler et d'entendre, sors de cet enfant et ne rentre plus jamais en lui ! C'est un ordre ! >>
26
L'esprit pousse des cris, il secoue l'enfant avec force et il sort. L'enfant a l'air d'être mort, et beaucoup de gens disent : << Il est mort. >>
27
Mais Jésus le prend par la main, il l'aide à se lever, et l'enfant se met debout.
28
Ensuite Jésus rentre à la maison. Quand ses disciples sont seuls avec lui, ils lui demandent : << Et nous, nous n'avons pas pu chasser cet esprit. Pourquoi donc ? >>
29
Jésus leur répond : << C'est seulement par la prière qu'on peut faire sortir ce genre d'esprit. >>

Commentaire

Encore raté !

Le temps de l’illumination, de l’expérience spirituelle gratifiante s’est envolé : il faut passer à autre chose… La descente de la montagne est rude. Le retour à la réalité historique humaine est brutal : les disciples restés en bas ne sont pas parvenus à apporter au père d'un enfant malade l'aide qu’il attendait ; c’est une défaite pour eux aux yeux de la foule présente, curieuse et critique. La lumière éclatante de la transfiguration se heurte à la difficulté humaine de croire, même chez les proches du Christ, même dans l'Eglise. Il y a pourtant une lueur, au cœur même de cette impossibilité humaine : le père de l'enfant confesse une confiance chancelante certes, mais bien présente. Cette foi paternelle se présente comme une humble supplication bien plus que comme l'affirmation d'une solidité triomphante. Alors l'enfant est relevé, c'est-à-dire rendu à une vie nouvelle.
Depuis le chapitre 8, l'évangile de Marc est particulièrement attentif à la situation des disciples, donc de l'Eglise. Entre joie du royaume qui s'approche et réalité à vivre au quotidien, il y a toujours un espace difficile à habiter. L'attitude du père de l'enfant guéri devrait nous aider à comprendre comment vivre ce temps de l'entre deux, dans une confiance fondée, mais humble, qui fait de l'Eglise du Christ la servante de l'humanité, non sa dominatrice, et de nous des serviteurs et servantes qui font simplement ce à quoi ils sont appelés.

Sujets de prière

Oraison

Dieu tout-puissant,
dans ta bonté, tu fais pour nous
bien au-delà de ce que nous osons imaginer
et demander.
Cependant, nous t’en prions,
fais grandir notre foi à la mesure de ton amour.
Par Jésus-Christ, notre Seigneur,
qui vit et qui règne avec toi, Père, et le Saint-Esprit,
un seul Dieu pour les siècles des siècles.

Cantique 34-29 (du recueil Alléluia)

Victoire au Seigneur de la vie