mercredi 11 novembre 2020

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Mercredi

Complément

Psaume

Psaume 139 (138), 1-12

Seigneur, tu sais

 
1
Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais ! †
 
2
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ;
 
 
de très loin, tu pénètres mes pensées.

 
3
Que je marche ou me repose, tu le vois,
 
 
tous mes chemins te sont familiers.
 
4
Avant qu’un mot ne parvienne à mes lèvres,
 
 
déjà, Seigneur, tu le sais.

 
5
Tu me devances et me poursuis, tu m’enserres,
 
 
tu as mis la main sur moi.
 
6
Savoir prodigieux qui me dépasse,
 
 
hauteur que je ne puis atteindre !

 
7
Où donc aller, loin de ton souffle ?
 
 
où m’enfuir, loin de ta face ?
 
8
Je gravis les cieux : tu es là ;
 
 
je descends chez les morts : te voici.

 
9
Je prends les ailes de l’aurore
 
 
et me pose au-delà des mers :
 
10
même là, ta main me conduit,
 
 
ta main droite me saisit.

 
          ~

 
11
J’avais dit : « Les ténèbres m’écrasent ! »
 
 
mais la nuit devient lumière autour de moi.
 
12
Même la ténèbre pour toi n’est pas ténèbre,
 
 
et la nuit comme le jour est lumière !

Lectures du jour


Nombres, Chap. 22, v. 15-21

15
 Mais Balac envoie encore d'autres chefs, plus nombreux et plus importants que les premiers.
16
 Ils vont rapporter à Balaam cette demande de Balac: "Moi, Balac, fils de Sippor, je t'en prie, ne refuse pas de venir chez moi.
17
 Je te couvrirai d'honneur et je ferai tout ce que tu me diras. Viens donc et jette une malédiction sur ce peuple."
18
 Mais Balaam répond aux envoyés de Balac: "Même si Balac me donne tout l'argent et tout l'or qui remplissent sa maison, je ne peux pas faire une chose, petite ou grande, contre l'ordre du Seigneur mon Dieu.
19
 Pourtant, restez ici cette nuit, vous aussi! Alors je connaîtrai ce que le Seigneur veut encore me faire savoir."
20
 Pendant la nuit, Dieu vient dire à Balaam: "Si ces hommes sont venus t'appeler, pars avec eux. Mais tu feras seulement ce que je te montrerai."
21
 Le matin suivant, Balaam se lève, il prépare son ânesse et il part avec les chefs de Moab.

Commentaire

Dieu vaut bien tous les magiciens …

L’histoire de Balaam, sans lien précis avec la marche vers Canaan, fait l’objet d’au moins deux récits, entremêlés tout au long des chapitres 22 à 24 – ce qui explique qu’il peut y avoir des contradictions et répétitions. Ces deux récits dérivent d’une tradition très ancienne qui faisait de Balaam un magicien d’une puissance redoutable.
Dans ce premier récit, on découvre qu’Israël, par ses victoires, inquiète fortement son voisin Moab; les deux états vivent une inimitié héréditaire.
Aussi Balaq, roi de Moab, décide-t-il un «coup bas»: un magicien des plus habiles sera mandaté pour lancer contre Israël un sortilège, une malédiction qui devrait coller à ses pas durant les prochaines campagnes qu’il se proposerait d’entreprendre. Sa parole est efficace et irréversible: qu’il bénisse ou maudisse, son vœu se réalise.
Mais Dieu n’autorise pas Balaam à maudire Israël! A la fin, il lui permet cependant d’aller chez Balaq roi de Moab, mais uniquement pour faire ce que Dieu lui dira.
Nous voyons ici que, dès que Dieu a béni une personne ou un peuple, il refuse de lui faire du mal et ne l’abandonne pas.
La Parole que Dieu donne est, elle aussi, irréversible!

Sujets de prière

Oraison

Seigneur Dieu,
tout ce qui est bon nous vient de toi;
veuille diriger nos pensées
pour qu’elles discernent
ce qui est conforme à ta volonté,
et fortifie-nous
afin que nous t’obéissions sans détour,
par Jésus-Christ, notre Seigneur.

Cantique 62 (du recueil Alléluia)

En toi, mon Dieu…