samedi 11 novembre 2017

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Complément

Ps 119, 169-176

169 Que mon cri parvienne devant toi,

éclaire-moi selon ta parole, Seigneur.

170 Que ma prière arrive jusqu’à toi ;

délivre-moi selon ta promesse.

171 Que chante sur mes lèvres ta louange,

car tu m’apprends tes commandements.

172 Que ma langue redise tes promesses,

car tout est justice en tes volontés.

173 Que ta main vienne à mon aide,

car j’ai choisi tes préceptes.

174 J’ai le désir de ton salut, Seigneur :

ta loi fait mon plaisir.

175 Que je vive et que mon âme te loue !

Tes décisions me soient en aide !

176 Je m’égare, brebis perdue : *

viens chercher ton serviteur.

Je n’oublie pas tes volontés.

Lectures du jour


Évangile selon Luc, Chap. 15, v. 11-32

11
Jésus dit encore: "Un homme a deux fils.
12
Le plus jeune dit à son père:"Père, donne-moi ma part d'héritage."Alors le père partage ses richesses entre ses deux fils.
13
Quelques jours après, le plus jeune fils vend tout ce qu'il a reçu et il part avec l'argent dans un pays éloigné. Là, il se conduit très mal et il dépense tout son argent.
14
Quand il a tout dépensé, une grande famine arrive dans le pays, et le fils commence à manquer de tout.
15
Il va travailler pour un habitant de ce pays. Cet homme l'envoie dans les champs garder les cochons.
16
Le fils a envie de manger la nourriture des cochons, mais personne ne lui en donne. 17 Alors il se met à réfléchir. Il se dit:"Chez mon père, tous les ouvriers ont assez à manger, et même ils en ont trop! Et moi, ici, je meurs de faim!
18
Je vais partir pour retourner chez mon père et je vais lui dire: Père, j'ai péché contre Dieu et contre toi.
19
Je ne mérite plus d'être appelé ton fils. Fais comme si j'étais l'un de tes ouvriers."
20
Il part pour retourner chez son père. "Le fils est encore loin. Mais son père le voit et il est plein de pitié pour lui. Il court à sa rencontre, il le serre contre lui et l'embrasse.
21
Alors le fils dit à son père:"Père, j'ai péché contre Dieu et contre toi, je ne mérite plus d'être appelé ton fils."
22
Mais le père dit à ses serviteurs:"Vite! Apportez le plus beau vêtement et habillez mon fils. Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds.
23
Amenez le veau qu'on a fait grossir et tuez-le. Mangeons et faisons la fête.
24
Oui, mon fils qui est là était mort et il est revenu à la vie. Il était perdu et il est retrouvé!"Ils commencent à faire la fête.
25
"Pendant ce temps, le fils aîné travaillait dans les champs. Quand il revient et s'approche de la maison, il entend de la musique et des danses.
26
Il appelle un des serviteurs et il lui demande ce qui se passe.
27
Le serviteur lui répond:"C'est ton frère qui est arrivé. Et ton père a fait tuer le gros veau, parce qu'il a retrouvé son fils en bonne santé."
28
Alors le fils aîné se met en colère et il ne veut pas entrer dans la maison. Le père sort pour lui demander d'entrer,
29
mais le fils aîné répond à son père:"Écoute! Depuis de nombreuses années, je travaille pour toi. Je n'ai jamais refusé d'obéir à tes ordres. Pourtant, tu ne m'as jamais donné une petite chèvre pour faire la fête avec mes amis.
30
Ton fils qui est là a mangé tout ton argent avec des filles, mais quand il arrive, tu fais tuer le gros veau pour lui!"
31
Le père lui répond:"Mon enfant, toi, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
32
Mais il fallait faire la fête et nous réjouir. En effet, ton frère qui est là était mort et il est revenu à la vie. Il était perdu et il est retrouvé.">>

Commentaire

Il ne connaît que l'amour.

Dieu est au-delà de la notion de faute et de pardon. Il ne connaît que l'amour et la compassion. Tel est le message de cette parabole, la plus belle des évangiles.
Le fils qui découvre qu'il a raté sa vie, s'apprête à aller confesser sa faute à son père, qu'il imagine fâché contre lui et dont il espère obtenir un pardon – peut-être assorti de conditions qu’il est prêt à respecter.
Or, quand il essaie de confesser son indignité, non seulement le père ne l'écoute pas, mais encore c'est lui qui se précipite à sa rencontre et l’accueille comme son fils bien-aimé.
Ce Père, figure de Dieu, n'agit nullement en offensé qui attend des excuses pour ensuite daigner accorder son pardon. Son premier sentiment est celui de la pitié, mais une pitié qui se manifeste par un accueil inconditionnel. Ainsi, quand nous disons « Seigneur, aie pitié ! », c'est moins en coupable qui implore la clémence d'un juge, qu'en être victime de ses erreurs qui confesse sa misère.
A l'évidence, cela pose un gros point d'interrogation sur la plupart des « confessions des péchés » et de nos liturgies, qui font de nous des coupables implorant la levée d'une sentence, sans parler des paroles de certains de nos cantiques !
C'est en tant que victime de ma condition humaine que Dieu m’accueille et me dit : « Je n'ai jamais cessé de t'aimer et de te faire confiance », et me rend du même coup ma valeur.

Sujets de prière

Oraison

Dieu notre Père, tu ne cesses de chercher qui s’est éloigné de toi. Et, par le pardon, tu viens passer à notre doigt l’anneau du fils prodigue, l’anneau de fête. Sois béni pour les siècles.

Cantique 23-13 (du recueil Alléluia)

O Jésus, mon roi...