mardi 10 mars 2015

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Temps du carême

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Mardi de la troisième semaine

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Lectures du jour


Livre de Jérémie, Chap. 26, v. 11-19

11
Les prêtres et les prophètes ont dit aux ministres et à tout le peuple : " Cet homme mérite la mort ! En effet, il a parlé contre Jérusalem. Vous l'avez entendu de vos propres oreilles ! "
12
Mais Jérémie a dit aux ministres et à tout le peuple : " C'est le Seigneur qui m'a envoyé annoncer contre ce temple et contre Jérusalem tout ce que vous venez d'entendre.
13
Maintenant, améliorez vos façons d'agir. Écoutez l'appel du Seigneur votre Dieu. Alors il changera d'avis. Il ne vous enverra pas le malheur qu'il a annoncé.
14
Moi, je suis entre vos mains. Faites de moi ce qui vous semblera bon et juste.
15
Mais vous devez savoir une chose : si vous me faites mourir, vous, Jérusalem et tous ses habitants, vous serez responsables de la mort d'un innocent. En effet, le Seigneur m'a vraiment envoyé pour vous faire entendre toutes ces paroles. "
16
Alors les ministres et tout le peuple ont dit aux prêtres et aux prophètes : " Cet homme ne mérite pas la mort. Oui, c'est vraiment de la part du Seigneur notre Dieu qu'il nous a parlé. "
17
Ensuite, quelques hommes du conseil des Anciens se sont levés. Ils ont dit à toute l'assemblée du peuple :
18
Quand Ézékias était roi de Juda, il y avait un prophète, Michée de Morécheth. Il a dit à tout le peuple de Juda : Voici un message du Seigneur de l'univers : "Sion deviendra un champ labouré, oui, Jérusalem sera en ruine. Et la montagne du temple sera couverte de buissons d'épines."
19
Est-ce que le roi Ézékias et les gens de Juda ont fait mourir le prophète Michée pour cela ? – Non, mais ils ont montré un grand respect envers le Seigneur, et ils ont cherché à lui plaire. Alors le Seigneur a changé d'avis, et il n'a pas fait venir sur eux le malheur qu'il avait annoncé. Mais nous, si nous condamnons cet homme, nous nous ferons beaucoup de mal à nous-mêmes. "

Commentaire

Quand l'Esprit fait du timide un héraut ...

Le récit de Baruc ne nous dit rien de la façon dont Jérémie s'acquitte de la mission qu'il a reçue. Et il passe directement, du moment où Dieu parle à Jérémie, à celui où les réactions de la foule éclatent. Aussi longtemps que le prophète s'en est tenu aux généralités souvent entendues, le peuple n'a pas bronché. Mais, quand l'attaque est devenue plus concrète, quand Jérémie a déclaré que le temple sacro-saint pourrait bien subir le même sort que le sanctuaire de Silo, ça été un tollé général. Excitée par les prêtres et les prophètes « tout va bien», la foule a vu dans les paroles de l'homme de Dieu un blasphème, à la fois contre la patrie et contre Dieu lui-même. Elle a été secouée dans sa foi politico-religieuse. Et elle a hurlé son indignation, réclamant la mort de l'homme impie, se saisissant de lui pour le lyncher.
Alors Jérémie, l'accusé, prend la parole à nouveau. Avec calme, avec simplicité, il affirme qu'il n'est pas un blasphémateur, puisque, ce qu'il a dit, il l'a dit sur l'ordre de Dieu lui-même. Il est même assez maître de lui pour adresser à ceux qui l'écoutent une suprême exhortation à la repentance, seule capable de provoquer un changement dans la volonté de Dieu. Puis, sobrement et dignement, il déclare qu'il est prêt à subir tout ce qu'on lui fera, y compris la mort. Seulement, il faut bien qu'on sache que, si la mort est décidée, ce sera la mort d'un innocent, crime inexpiable. Car c'est bien vraiment Dieu qui l'a envoyé et inspiré. Comment ne pas évoquer, en présence d'un tel héroïsme, la crânerie des apôtres devant le sanhédrin. (Il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes!), l'intrépidité de Luther devant ses autorités à Worms (Je ne puis autrement!) et surtout l'attitude de Jésus lui-même devant Anne et Caïphe?
Quand on songe au caractère naturel de Jérémie, à sa timidité, qui le portait à refuser la vocation prophétique en disant: Je suis trop petit! On ne peut pas ne pas être saisi en voyant le miracle de transformation accompli par Dieu: le faible est devenu fort, celui qui tremblait est devenu « un mur d'airain».

Oraison

O Seigneur,
sois notre consolation et notre paix
quand nous crions à toi;
change en joie du pardon la tristesse de nos fautes
et hâte pour nous, dans ta bonté,
la venue de Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Cantique 13-05 (du recueil Alléluia)

Si mon peuple s'humilie