lundi 10 juillet 2017

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Semaine

Lundi

Complément

Psaume

Psaume 18 , 2-18

Il m’a libéré, car il m’aime

 
2
Je t’aime, Seigneur, ma force :
 
 
Seigneur, mon roc, ma forteresse,
 
3
Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite,
 
 
mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !

 
4
Louange à Dieu ! †
 
 
Quand je fais appel au Seigneur, *
 
 
je suis sauvé de tous mes ennemis.

 
          ~

 
5
Les liens de la mort m’entouraient,
 
 
le torrent fatal m’épouvantait ;
 
6
des liens infernaux m’étreignaient :
 
 
j’étais pris aux pièges de la mort.

 
7
Dans mon angoisse, j’appelai le Seigneur ;
 
 
vers mon Dieu, je lançai un cri ;
 
 
de son temple il entend ma voix :
 
 
mon cri parvient à ses oreilles.

 
8
La terre titube et tremble, †
 
 
les assises des montagnes frémissent,
 
 
secouées par l’explosion de sa colère.

 
9
Une fumée sort de ses narines, †
 
 
de sa bouche, un feu qui dévore,
 
 
une gerbe de charbons embrasés.

 
10
Il incline les cieux et descend,
 
 
une sombre nuée sous ses pieds :
 
11
d’un kéroub, il fait sa monture,
 
 
il vole sur les ailes du vent.

 
          ~

 
12
Il se cache au sein des ténèbres †
 
 
et dans leurs replis se dérobe :
 
 
nuées sur nuées, ténèbres diluviennes.

 
13
Une lueur le précède, †
 
 
ses nuages déferlent :
 
 
grêle et gerbes de feu.

 
14
Tonnerre du Seigneur dans le ciel, *
 
 
le Très-Haut fait entendre sa voix :
 
 
 grêle et gerbes de feu.
 
15
De tous côtés, il tire des flèches,
 
 
il décoche des éclairs, il répand la terreur.

 
16
Alors le fond des mers se découvrit,
 
 
les assises du monde apparurent,
 
 
sous ta voix menaçante, Seigneur,
 
 
au souffle qu’exhalait ta colère.

 
17
Des hauteurs il tend la main pour me saisir,
 
 
il me retire du gouffre des eaux ;
 
18
il me délivre d’un puissant ennemi,
 
 
d’adversaires plus forts que moi.

Lectures du jour


Genèse, Chap. 21, v. 1-13

1
 Le Seigneur fait du bien à Sara comme il l'a dit. Il fait pour elle ce qu'il a promis.
2
 Elle devient enceinte et elle donne un fils à Abraham au moment que Dieu a annoncé. Pourtant Abraham est déjà vieux.
3
 Le fils que Sara lui donne, Abraham l'appelle Isaac.
4
 Il le circoncit à l'âge de huit jours, comme Dieu l'a commandé.
5
 Quand Isaac naît, Abraham a 100 ans.
6
 Sara dit: "Dieu m'a fait rire de joie. Tous ceux qui apprendront la naissance d'Isaac riront avec moi."
7
 Puis elle ajoute: "Qui pouvait dire à Abraham: Un jour, Sara allaitera des enfants?" Pourtant, je lui ai donné un fils dans sa vieillesse!"""
8
 Isaac grandit, et Sara arrête de l'allaiter. Le jour où Sara sèvre l'enfant, Abraham donne un grand repas.
9
 Agar, l'Égyptienne, a donné un fils à Abraham. L'enfant est en train de s'amuser, et Sara le voit.
10
 Elle dit à Abraham: "Chasse cette esclave et son fils. Le fils de cette esclave ne doit pas hériter avec mon fils Isaac."
11
 Abraham est vraiment triste d'entendre cela. En effet, Ismaël, l'enfant d'Agar est aussi son fils.
12
 Mais Dieu dit à Abraham: "Ne sois pas triste à cause du garçon et de ton esclave. Fais tout ce que Sara te dit. Les enfants et les enfants de leurs enfants que je t'ai promis, tu les auras par Isaac.
13
 Je ferai aussi naître un peuple du fils d'Agar, ton esclave. En effet, Ismaël aussi est ton fils."

Commentaire

La fin justifie...

Ce n'est pas sans un certain malaise qu'on lit le double récit de la naissance d’Isaac, le fils de la promesse, et l'expulsion d'Agar la servante et de son fils Ismaël.
Ces faits sont fort peu dignes du père des croyants choisi par Dieu ! A savoir : la jalousie de Sarah, la démission d’Abraham et son irresponsabilité en abandonnant Agar et son fils dans le désert.
A décharge, il faut se souvenir que pour l'auteur de ce récit, qui écrivait au temps de l'exil à Babylone, le moment de la naissance d'Isaac était capital, puisqu’il marquait le « coup d’envoi » de la naissance du « peuple de Dieu » issu de la descendance d'Isaac, peuple qui lui-même deviendra la « tête de pont » du monothéisme dans le monde. Monothéisme dont héritera le Christianisme.
Ce monothéisme, le christianisme va hélas le remettre en question à partir des conciles du 4e siècle, en faisant de Jésus de Nazareth un Dieu qu’on prie à l’égal du Père.
Sur ce plan, l'Islam, autre religion abrahamique, a été plus fidèle à la volonté fondatrice d'Abraham, dans sa préservation d'un culte à un Dieu unique.

Sujets de prière

Oraison

Nous vivons dans une contradiction perpétuelle qui nous mine, Seigneur. Nous savons qu’il est bon de pouvoir compter sur toi mais nos actes, nos expériences et nos attentes contredisent notre certitude. Donne-nous donc, nous t’en prions, des forces nouvelles. Aide-nous à vivre véritablement en chrétiens dans ce monde où l’injustice et le mensonge dominent. Contre la suffisance et l’orgueil de notre monde, r ranime notre espérence en ta venue. Nous t’en prions au nom de Jésus, ton Christ, notre Sauveur.

Cantique 41-19 (du recueil Alléluia)

A Dieu seul…