mardi 10 avril 2018

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Temps de Pâques

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Mardi

Complément

Psaume

Psaume 103 (102), 1-10

La tendresse du père pour ses fils

 
1
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
 
 
bénis son nom très saint, tout mon être !
 
2
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
 
 
n’oublie aucun de ses bienfaits !

 
3
Car il pardonne toutes tes offenses
 
 
et te guérit de toute maladie ;
 
4
il réclame ta vie à la tombe
 
 
et te couronne d’amour et de tendresse ;
 
5
il comble de biens tes vieux jours :
 
 
tu renouvelles, comme l’aigle, ta jeunesse.

 
6
Le Seigneur fait œuvre de justice,
 
 
il défend le droit des opprimés.
 
7
Il révèle ses desseins à Moïse,
 
 
aux enfants d’Israël ses hauts faits.

 
          ~

 
8
Le Seigneur est tendresse et pitié,
 
 
lent à la colère et plein d’amour ;
 
9
il n’est pas pour toujours en procès,
 
 
ne maintient pas sans fin ses reproches ;
 
10
il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
 
 
ne nous rend pas selon nos offenses.

Lectures du jour


Épître aux Colossiens, Chap. 2, v. 1-7

1
Oui, je veux vous faire savoir ceci : je dois lutter durement pour vous, pour les chrétiens de Laodicée et pour tous ceux qui ne m'ont jamais vu de leurs yeux.
2
Je veux qu'ainsi leur cœur soit plein de courage, qu'ils soient unis dans l'amour et totalement remplis d'intelligence. Alors, ils connaîtront le projet caché de Dieu. C'est le Christ qui le réalise,
3
et tous les trésors de la sagesse et de la connaissance sont cachés en lui.
4
Je dis cela pour que personne ne vous trompe avec de beaux discours.
5
Bien sûr, je suis loin de vous, mais mon cœur est avec vous. Je suis content de voir que, chez vous, tout se passe dans l'ordre, et que votre foi au Christ reste solide.
6
Vous avez reçu le Christ Jésus comme Seigneur. Eh bien, vivez unis à lui.
7
Plongez vos racines en lui, construisez votre vie sur lui. Restez solidement dans la foi qu'on vous a apprise et remerciez Dieu avec beaucoup d'ardeur.

Commentaire

Garder le cap…

Ni angélisme ni mièvrerie dans l’évocation du combat que Paul mène pour garder en ligne ses lecteurs. C’est rude, c’est redoutable parfois.
C’est aussi à la hauteur de l’enjeu : « richesse, plénitude, intelligence, connaissance, trésors de sagesse ». Des mots forts qui commencent à identifier les « beaux discours » susceptibles de dévoyer la communauté naissante de Colosses.

En même temps, ces mots tentent de dire la merveille, la force d’une vraie communion chrétienne, seule capable d’entourer, d’accompagner les croyants dans les aléas de leurs vies.
Seule à même de fortifier leur cœur – pas tant celui qui bat physiquement dans leur poitrine que celui qui anime le centre de leur être. Ambivalence, insuffisance des mots pour évoquer l’ineffable ! D’où le risque d’errance ! D’où aussi la vigueur que Paul met à sa lettre. Il est absent pour ses lecteurs, mais si puissamment présent et proche par son esprit, sa prière, ses encouragements.

Le Christ vivant, souffrant, resurgissant, le Crucifié-Ressuscité, antidote aux beaux parleurs, critère solide de discernement pour tenir le cap dans les tempêtes de l’existence.

Savons-nous encore cela aujourd’hui, pouvons-nous le faire nôtre et en partager la conviction au milieu de tant de discours lénifiants qui, à force de « spiritualiser » ou de « vulgariser », déresponsabilisent ?

Oraison

Dieu vivant, Père très bon,
tu nous as réconciliés avec toi
par la mort et la résurrection de ton Fils.
Accorde-nous de saisir avec foi un si grand mystère;
remplis nos cœurs de joie et d’espérance,
et soutiens-nous tous les jours par ce gage du salut
que nous a acquis Jésus-Christ, notre Seigneur.

Cantique 42-01(du recueil Alléluia)

O mon âme, magnifie